Alors, et ce Marathon de Paris ? #LaFoule

Si vous vivez dans une grotte, vous avez sûrement loupé le Marathon de Paris dimanche dernier. Et encore votre grotte doit être au fin fond de je ne sais quel trou perdu. Sinon je ne vois pas comment vous auriez pû passer à côté. Mais commençons par le commencement …

Avril 2016, quelques jours après le Marathon, les dossards de la session 2017 sont mis en vente. J’ai eu le mien aux alentours de 9h, parmi les premiers. Et puis après j’ai l’ai oublié dans un coin de ma tête. Il faut dire que chaque année, j’entends parler de la magie du marathon de Paris, à quel point il est grandiose. Je revois même mon petit frère le courir en 3h13 il y a quelques années, un an après celui de New York et j’avoue que j’ai cru tous les gens qui ont parlé de cette magie. Après tout, c’est Paris !
Comme je ne voulais pas courir Paris en guise de tout premier marathon de peur de ne pas être à la hauteur, j’ai couru celui de La Rochelle en novembre dernier et je me suis éclatée (je vous ai d’ailleurs parlé ici, ou encore là). Je me suis donc soigneusement préparée pour Paris dès le mois de janvier comme je l’avais fait pour La Rochelle avec les fractionnés, les sorties longues, etc. Jusque là tout allait bien …

Début mars je commence à avoir une petit douleur dans un genou mais comme elle n’est pas toujours là, je n’y fais pas attention. Début mars encore, je prends le départ du semi-marathon de Paris que je boucle péniblement en 1h45 après que le genou ait rendu l’âme au 19è km. Un mois avant le fameux marathon, je me dis que c’est compromis mais je fais quand même le tour des médecins avec radio, eco, IRM pour être fixée. Inflammation d’un ligament ou blessure communément appelé « TFL » ou syndrome de l’essuie-glace. Bref, rien d’original, la blessure la plus commune chez les coureurs. En bonne maso que je suis, je continue quand même à courir tout en soignant cette blessure. Je ne suis pas sure de prendre le départ mais finalement un rendez-vous chez l’ostéopathe, mon podo et une séance de cryo font que ça va mieux. J’irais finalement voir de quoi il en retourne sur ce fameux marathon.

Après avoir récupéré mon dossard, être passée me faire poser du k-tape sur le genou par mon podo pour aider un peu, le dimanche matin arrive vite et je me retrouve dans le RER A avec Sophie qui court son 1er marathon.

Là encore, le temps passe super vite et je me retrouve rapidement dans mon SAS (3h45) au milieu d’un FOULE impressionnante. Et c’est ce qui va marquer ce marathon : la FOULE. Le départ est rapidement donné et on s’élance au milieu de cette FOULE incroyable. Rapidement, ça se bouscule pour rattraper un meneur d’allure qui était devant, rapidement ça joue des coudes, je manque de tomber à force de me prendre des pieds et des jambes qui essaient de se faufiler au milieu de la FOULE. D’ailleurs, je ne vois rien du parcours au milieu de cette FOULE et je me contente de suivre la fameuse ligne verte quand je la vois, les mouvements de FOULE le reste du temps.
D’ailleurs le 1er ravito au 6è km arrive, il était temps car ça faisait bien 5 minutes que la FOULE répétait sans cesse « P***** il est où le ravito du 5è ? ». Comment décrire ce ravito ? … La FOULE s’est jeté sur les tables pour attraper des bouteilles d’eau, j’ai essayé d’éviter tout le monde le mieux possible pour en attraper une sur la dernière table et j’ai continué ç courir au même rythme.
Le premier semi sera à l’image de ces premiers 5 km : la FOULE partout, les coups de coude, les gens qui essaient de traverser au milieu de coureurs histoire de rajouter encore quelques personnes à cette FOULE (mention spéciale à cette fille qui a traversé en Vélib et qui a chuté juste sur mes tibias …). J’ai donc slalomé plus que je n’ai couru mais j’étais dans mes temps pour mon 3h45. Et puis peu de temps après le ravito du semi, un type essaie de jeter sa bouteille d’eau dans une poubelle sur le bord de la route, se prenant pour Mickael Jordan au sommet de sa gloire. Mais c’était une pâle copie car la bouteille a atterri sur … ma tête. Et c’est là que j’ai été saoulée. Saoulée par cette FOULE, saoulée par ces gens qui ont joué des coudes en permanence, saoulée par les gens qui te poussent pour passer devant toi quand toi tu as passé ton temps à faire des détours pour éviter tout le monde et ne gêner personne, saoulée par ceux qui jettent leur bouteille d’eau sous tes pieds quand ce n’est pas sur ta tête. Alors que j’étais parfaitement dans les temps pour mon 3h45, j’ai eu envie d’en rester là. Et puis je me suis ressaisis et j’ai changé d’objectif : finir tranquillement ce p***** de marathon qui n’avait absolument rien de magique pour ne pas avoir à revenir le terminer une autre fois.

J’ai donc levé le pied et j’ai continué à 9 km/h, j’ai pris le temps d’encourager les gens en difficulté dans la FOULE, j’ai pris le temps de regarder cette FOULE se comporter de manière hyper individualiste, j’ai écouté la FOULE des coachs ou des lièvres engueuler leurs poulains en difficulté (depuis quand on motive les gens en les traitant de « faible » ou « d’incapable » ? j’ai loupé un épisode), j’ai regardé la FOULE des spectateurs qui encourageaient sur le bord de la route, j’ai posé pour Sow Style qui attendait au 23è km tout en courant, j’ai posé pour tous les photographes que j’ai croisé en attendant le 30è km pour voir mon frère, ma belle-sœur et mon neveu.

marathon de paris 2017 requia the sporty family

Je finis d’ailleurs par les croiser, ils m’encouragent, mon frère court un peu à mes côtés, il trouve que je suis super fraîche et en pleine forme (normal, cette FOULE m’a saoulé au point de me faire lever le pied), me demande si je veux de l’eau mais tout va bien. J’avais continué à éviter la FOULE du mieux possible à chaque ravito pour attraper une bouteille d’eau donc j’avais tout ce qu’il me fallait.

Les kilomètres continuent à défiler, la FOULE de gens qui marchent ou qui s’arrêtent en plein milieu de la route s’intensifie. C’est vrai ça, pourquoi la FOULE irait-elle marcher sur les bords alors qu’elle a les routes parisiennes rien que pour elle ?
A chaque passage sous les lances des pompiers, la FOULE joue encore des coudes pour passer juste en dessous tellement il fait chaud tandis que j’évite toute cette eau en contournant la lance à incendie et la FOULE. Cette eau trop froide ne me tente pas du tout, je préfère m’asperger un peu avec la bouteille que j’ai à la main et continuer ma route.

J’ai de plus en plus l’impression d’être en dehors du truc : comme si j’observais toute cette FOULE de coureurs de loin, sans me sentir concernée. Je regarde rapidement autour de moi pour constater qu’on est dans le bois de Boulogne. La fin est bientôt proche. La FOULE est un peu moins dense même si elle est encore importante dans certains virages. Je regarde les marquages au sol pour ne pas voir ces gens mal en point, je m’écarte pour laisser passer les secours quand les sirènes se font entendre, le soleil continue à taper, la FOULE continue à souffrir.

Finalement je passe devant le marquage du 41è kilomètre, la fin est proche. Je me rapproche du bord de la route et je jette ma bouteille dans une poubelle avant d’accélérer sur le dernier km. Je remonte plein de gens, je pique le petit sprint qui me permet de finir quand même ce marathon en 3h58, je me sens hyper fraîche au milieu de cette FOULE, je fais mon habituel V de la victoire aux photographes et c’est fini. Me revoilà encore une fois dans la FOULE qui s’avance pour récupérer un tee-shirt de finisher et une médaille, je jette un coup d’oeil aux ravitos pour y prendre une bouteille d’eau mais là encore ça joue des coudes et je n’ai pas envie de lutter, c’est d’ailleurs un autre finisher qui constate ça et qui me tend la bouteille qu’il venait d’attraper (merci, monsieur !). j’aurais été saoulée par cette FOULE du début à la fin.

marathon de paris finisher requia the sporty family

Si vous me demandez par où est passé ce marathon, je vous répondrais : dans des endroits avec une FOULE de monde. J’ai bien reconnu la rue de Rivoli au milieu de la FOULE, puis Bastille perdue dans cette FOULE, ensuite Vincennes au milieu de la FOULE qui peinait à monter les fameux faux plats, etc.
Le marathon de Paris est censé être magique, mes copines qui disent que je suis une « blasée de la life » doivent avoir raison : je suis passée à côté de cette magie, j’ai juste trouvé cette course chiante à mourir et cette FOULE indisciplinée soûlante sous une chaleur écrasante.

J’ai terminé ce marathon sur une note mi figue-mi raisin à l’image du SMS que j’ai envoyé à mon frère « 3h58. Contente et déçue. Trop de monde. trop chaud ». Mais sa réponse était au top, lui qui m’a vu souffrir le martyr au semi et qui m’a aidé à finir.

marathon de paris the sporty family

Je ne sais pas encore ce que j’ai loupé dans ce marathon mais je suis contente d’avoir cette médaille. Paris c’est fait. Je laisse volontiers ma place l’année prochaine à celles et ceux qui y trouvent leur dose de magie.

Bravo à tous les finishers, quel que soit le chrono. Ce n’était pas facile avec cette FOULE et cette chaleur. 

Maintenant place à la récup et aux séances de natation pour préparer le triathlon comme il se doit.

Celle qui n’a pas réfléchi avant de s’engager dans un triathlon …

Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que je cours (beaucoup), que je pédale (pas trop mal), que je fais beaucoup de sport en salle mais … je ne nage presque jamais. Et si vous me suivez depuis quelques mois, vous avez peut-être lu mon récit du Garmin Triathlon en mai dernier, triathlon réalisé en relais avec Jérôme à la natation et Fred au vélo parce que … je déteste nager. C’est d’ailleurs suite à cet article que Julia m’avait contacté pour me dire (je vous la fais brève) « Requia, chiche ou pas chiche de faire le triathlon en entier l’an prochain ? ». Comme je suis un peu maso et que je me lance toujours dans des trucs improbables, j’ai évité de réfléchir trop longtemps et j’ai répondu « Chiche ! ». J’avoue que 2 jours plus tard, j’ai failli envoyer un autre email disant « Heu Julia, visiblement ma boite mail et mon cerveau ont été piratés, je ne peux pas voir répondu oui, personnellement je ne me serais jamais engagée dans un défi pareil étant une grosse quiche en natation! ». Mais c’était trop tard. (#TooLate)

Et puis les mois ont passé, j’avais un peu oublié cette histoire ou j’avais espéré que finalement ce soit tombé aux oubliettes mais non … Nouvel email de Julia expliquant un peu le dispositif : 5 filles (#TeamMaso) qui n’ont jamais fait de triathlon vont participer au prochain Garmin Triathlon de Paris, participer à quelques sessions d’entrainement avec les coachs de la F.F.Tri avant de se jeter à l’eau le 2 juillet et tout cela en étant suivies par Triathlète Magazine. OK. Je sens que je vais me ridiculiser dans le monde du triathlon, vraiment. Je réponds à ce nouvel email en prévenant quand même de mes capacités limitées inexistantes en natation, de manière à être tout à fait honnête mais Julia a toutes les qualités pour être un super coach en motivation donc … me voilà embarquée dans un nouveau et énorme challenge ! Triathlon de Paris, me voilà … (#Peur).

garmin triathloln de paris 2017 the sporty family

C’est donc lundi soir que la fine équipe s’est retrouvée réunie et avec moi dans la fameuse #TeamMaso il y a Dorothée, Gladys, Marie et Marine, sous la houlette de la super Mareva qui va nous motiver pendant toute la préparation.

Après une soirée passée à revoir tout le déroulé de cette aventure avec Julia et les gens de la Fédération de Triathlon, poser pour quelques photos, vidéos et répondre à quelques questions pour Triathlète Magazine, nous sommes rentrées chez nous les bras chargés de cadeaux (merci Garmin, Le Pape et Stimium), convaincues que les femmes ont aussi leur place dans le triathlon et c’est ce que nous allons essayer de prouver. Après tout, rien ne peut expliquer qu’elles ne représentent que 15% des participants dans cette discipline.

garmin triathlon de paris 2017 the sporty family

Maintenant le plus difficile va commencer : se préparer correctement, s’équiper le mieux possible pour être à la hauteur le jour J (si vous avez des conseils, je prends).

J’ai la chance d’être bien entourée dans ma préparation : mon club PLM Conflans pour la course à pieds, Fred pour la natation (il connait le défi dans lequel je me suis lancée) , Seb et Aubin dans ma salle de sport Amazonia pour la prépa physique et le vélo et tous les copains/toutes les copines pour me booster au quotidien. #TeamTriathlonRequia

A moi de faire mon max pour apprivoiser la natation et le vélo de route et enchaîner les 3 disciplines le jour J … #PrayForRequia

J’ai testé le Gatosport Cookies Overstim.s

Je fais partie de ces gens qui sont incapables de manger le matin, de s’asseoir à table pour prendre un petit déjeuner. Bizarrement les seules fois où je me mets à table avec appétit à ce moment là, c’est quand je suis en déplacement et que le buffet de l’hôtel propose de copieux petits déjeuners salés. Sinon, il ne faut pas me parler de manger avant au moins 10h du matin.
Evidemment, je pourrais me préparer des petits déjeuners salés chez moi mais ça ne me dit rien quand je me lève pour aller travailler ou emmener les enfants à l’école.

Du coup, me lever 3h avant une course pour prendre un petit déjeuner consistant, ce n’est clairement pas pour moi et c’est pour cette raison que j’avais testé le fameux Gatosport Overstim.s et je vous en avais d’ailleurs parlé ici (click). Ce gâteau peut se manger jusqu’à 1h avant la course, il est très digeste et la variété de parfums fait qu’on en trouve toujours un qui nous plait et on ne se lasse pas.

Ces derniers temps, Overstim.s a sorti 2 nouveaux produits ou 2 nouvelles versions de ce Gatosport : Cookies ou Muffins. J’ai donc testé les cookies chocolat-noisettes.

gatosport cookies overstims the sporty family

La préparation est toujours aussi simple : on mélange le contenu du sachet avec de l’eau et c’est prêt ! On voit que le produits est vraiment composé de noisettes entières et de pépites de chocolat et les quantités sont généreuses.

test gatosport cookies overstims the sporty family

On dispose ensuite des petits tas de pâtes sur une feuille de cuisson (j’ai utilisé une cuillère à glace pour avoir toujours la même quantité) sans chercher à les étaler.

gatosport cookies overtims the sporty family

Puis j’ai enfourné ma plaque en suivant les indications du paquet et j’ai obtenu de jolis cookies tous dorés.

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J’en ai gardé 3 pour mon petit déjeuner pour le semi-marathon de Chartres le dimanche matin et j’ai glissé les autres (3 par 3) dans des sachets avant de les mettre au congélateur. Ca fonctionne très bien avec ces produits et c’est déjà ce que je faisais avec le Gatosport classique.

gatosport cookies overstims the sporty family test

Le jour de mon semi-marathon, j’ai glissé mes 3 cookies dans mon sac et je les ai mangé petit à petit en les accompagnant d’un thé vert dans mon Thermos jusqu’à 1h avant la course.

Après avoir été fan des Gatosport classiques, je pense que je vais désormais switcher sur ces cookies. J’aime davantage leur texture et pour moi qui ne peut pas manger le matin cette texture et ce format cookie sont plus « appétissants » et se mangent plus facilement. Bref, je suis toujours aussi fan des produits Overstim.s et je ne peux que vous recommander de les tester. D’ailleurs leur « Pack Marathon » m’avait accompagné sur le marathon de La Rochelle (je vous en avais parlé ici) et il sera encore de la partie pour le marathon de Paris.

Et vous, quelles sont vos habitudes alimentaires pour le petit-déjeuner avant une course ?

Le semi-marathon de Paris ou comment prouver sa motivation !

Le semi-marathon de Paris est maintenant derrière nous et avec du recul, tant mieux ! Si j’ai bien aimé la préparation et l’avant course, elle restera à coup sur une des courses les plus difficiles que j’ai faite à ce jour. Mais commençons par le commencement …

Cette année, je n’avais pas prévu de participer à ce semi-marathon. Il y a de plus en plus de courses et si on a souvent envie de se tester sur certaines d’une année sur l’autre (pour voir les progrès, etc) j’avais plutôt prévu de me concentrer sur la prépa du Marathon de Paris. Mais c’était sans compter sur les bonnes fées de l’agence communication de Fitbit qui m’ont gentiment proposé de prendre le départ. Evidemment, je ne pouvais pas dire non !
Une fois mon dossard pris, je me suis gentiment préparé avec mon club. J’en ai parlé aux coachs, les plus prudents m’ont dit d’y aller tranquillement et de viser moins de 1h50 et le plus taquin m’a dit que je pouvais tourner autour de 1h45. J’ai gardé ce chrono en tête. Il faut dire que cette année, j’avais la chance d’avoir un meneur d’allure de luxe : mon petit frère qui boucle ses semi-marathons en moins de 1h15. Un peu comme pour Yohann Diniz qui donnait le rythme du SAS 1h35 en marchant, m’accompagner avec un objectif de 1h45 était une promenade de santé ou un footing allure lente pour mon petit frère !

semi-marathon de Paris blog the sporty family

La veille, je suis allée récupérer nos dossards au Parc Floral. J’en ai évidemment profité pour aller papoter avec Yohann Diniz sur le stand Fitbit, où j’avais donné rendez-vous aux copains et copines. Ils ont d’ailleurs été nombreux à passer me voir. C’était sympa de revoir Thando et Laurent rencontrés au marathon de La Rochelle, les copines Perrine, Katarina, Christelle et Oela ou encore Mariame, Fatouma, Sophie, Athaa, Dan, Sofia, etc. On a passé un bon moment puis je suis rentrée à la maison pour une soirée tranquille avant le jour J : préparation des affaires pour le lendemain, dîner et dodo.

Le jour J, après un lever aux aurores, je me suis gentiment préparé et j’ai mis quelques affaires de rechange dans mon sac. La pluie était annoncée et j’avais envie de pouvoir me changer après la course.
Une fois au Parc Floral, nous avions la chance d’avoir un accès à l’espace Fitbit sur le village pour nous préparer, déposer nos affaires avant de rejoindre notre SAS. Mon frère est arrivé peu après moi. Le temps de boire un peu d’eau, d’enfiler un tee-shirt manches longues pour lui et nous voila partis nous échauffer avant de rejoindre ls SAS 1h45 dans lequel nous partions. Il sera mon coach, mon meneur d’allure et mon ravito pour cette course puisque c’est lui qui portera ma petite bouteille d’eau sur les 21km.
En pro de la course, il me dit de le suivre et nous voilà rapidement en tête du SAS (c’est bien la 1ère fois que je suis tout devant), le décompte du départ commence, en même temps que la pluie. Cette dernière ne va plus nous quitter, elle va même s’intensifier par moment.

Mon frère donne le rythme sur le 1er km, on vérifie nos chronos respectifs sur nos montres pour s’assurer qu’elles sont en phase et c’est parti ! u bout de quelques kilomètres, j’entends mon nom, je me retourne mais j’ai du mal à reconnaître la personne, je me contente de faire un signe de la main. Je saurais plus tard que c’est Constance ! De son côté mon frère salue plusieurs personnes de son club et prend le temps de papoter. Une vraie balade pour lui, s’il n’y avait pas cette pluie.
Les kilomètres défilent, il m’encourage en permanence, me tend la bouteille d’eau régulièrement. Il m’engueule gentiment quand je regarde ma montre avec un « concentre toi sur la course et sur ton allure, oublie ta montre ». Il faut dire qu’avec cette pluie, je ne vois pas grand chose. Le nouveau parcours est plutôt sympa et roulant même si j’ai détesté les tunnels sur les quais comme dans toutes les courses parisiennes. Les flaques d’eau sont de plus en plus importantes sur le parcours, le vent se met à souffler vraiment fort et la pluie nous fouette le visage au point que je suis persuadée qu’il grêle.
A ce moment là, je ne sens plus mes mains qui sont ankylosées avec le froid et la pluie malgré mes gants, mes chaussures doivent bien peser 5 km chacune.

semi de paris the sporty family tunnel

A partir du 15è km, je comprends que la petite douleur que j’avais eu la semaine passée dans le genou est en train de se réveiller. J’avais été vigilante toute la semaine, les entraînements s’étaient bien passés mais le fait de patauger dans mes chaussures ne devait pas plaire à ma rotule capricieuse. Mot d’ordre de mon frère quand je lui en parle « Le mental, Req, le mental ! C’est maintenant que tout se joue ». Il enchaîne avec un « tu n’as pas l’air vraiment à fond, allez on ne lâche rien ». Oui chef ! Je lui demande si on est dans les temps prévu et il me répond de ne pas m’en occuper. Bien chef !  C’est reparti pour 4 kilomètres à peu près corrects mais au 19è, après avoir mis le pied droit dans une énième flaque d’eau, je plie de plus en plus difficilement mon genou. Sans mon petit frère, je me mettais sur le côté pour ne pas finir ou je finissais en marchant tant bien que mal. Heureusement qu’il est là, il place sa main dans mon dos et me pousse gentiment mais fermement à continuer « c’est la dernière ligne droite, Req, au rond point là bas on prend à gauche et on est arrivés ». On est au 20è kilomètre, je suis quasiment pliée en 2 pour continuer à courir en gardant ma jambe tendue, je n’arrive pas à croire que c’est mon genou qui provoque ça. Les gens autour de moi m’encouragent et cette satanée ligne d’arrivée finit par arriver. J’arrive enfin à me redresser pour regarder ma montre : un peu plus de 1h45. On était parti pour un chrono de 1h43 mais on aura mis plus 6 minutes pour faire ce dernier kilomètre …

A partir de là, dès qu’on se met à marcher, le froid nous tombe dessus d’un coup. On récupère un poncho comme on peut avec nos doigts engourdis, on attrape la médaille, un morceau de banane à un des ravitos et on avance en mode zombie … enfin, moi surtout ! J’ai froid, je grelotte et je ne peux même pas trottiner jusqu’à l’espace Fitbit dans le Parc Floral qui me parait d’un coup au bout du monde. Je dis à mon frère de trottiner et de partir se mettre au chaud, je le rejoindrai à mon rythme. Quand j’arrive, il est en train de se restaurer après avoir demandé à Arthur de l’aider à zipper sa veste car ses doigts ne répondaient plus. Quand je vous dis qu’on a eu froid, je ne plaisante pas.
De mon côté, j’ai demandé à quelqu’un de m’aider à enlever mes gants avant de les jeter à la poubelle ; mes mains n’étaient pas belles à voir : rouges, doigts gonflés. Un quart d’heure de plus sous cette pluie et j’avais des doigts palmés !

A partir de là et jusqu’à chez moi, je grelotte. Les gobelets de café (que j’ai pris juste pour me réchauffer les mains !) ou les pâtes au pesto n’ont pas réussi à me réchauffer. Je me change tant bien que mal, je me maudis de ne pas avoir pris de chaussettes et chaussures de rechange. Une fois mon frère parti, je papote un peu avec Yohann Diniz (1h33 les doigts dans le nez pour lui) et l’équipe Fitbit puis je me dirige vers le métro en grelottant.

Là j’ai vraiment réalisé les conditions météo incroyables de cette course : la moitié des gens dans la bouche de métro grelottait autant que moi, beaucoup se changeaient comme ils pouvaient sur le quai sans parvenir à enlever leurs vêtements trempés ou ouvrir leur vestes avec des doigts aussi engourdis que les miens. Les passants en ont aidé beaucoup !

Je me suis posée sur le siège d’un RER A direction Conflans après avoir envoyé un SMS à ma copine Anne pour lui demander de me récupérer à l’arrivée, en rêvant d’une douche bien chaude.

chrono fitbit semi de paris the sporty family

Avec du recul, je suis contente de ce chrono de 1h45’14″(même si je suis déçue de cette « défaillance » au 19è et des 14 secondes de trop #EternelleInsatisfaite). J’ai quand même gagné 11 minutes par rapport à l’an dernier et c’est énorme (merci à mes coachs, les entrainements portent leurs fruits !). Je n’y serais jamais arrivée sans mon super meneur d’allure (thanks, bro’) et je crois que celles et ceux qui sont allés au bout dans ces conditions ont vraiment prouvé leur MOTIVATION, celles et ceux qui ont joué les meneurs d’allure dans ces conditions pour les copains ou la famille encore plus. Il fallait vraiment en vouloir pour attendre dans les SAS et ensuite courir dans ces conditions, sous cette pluie, ce vent, ce froid et il le fallait encore plus pour nous accompagner dans ces conditions. Bravo et merci !

Je ne sais pas si je vous dis à l’année prochaine sur cette course, je verrais dans quelques jours mais j’ai quand même une revanche à prendre sur le 19è kilomètre et sur Michel G. qui a osé me doubler dans la dernière ligne droite !

Ils gagnent les dossards pour le Fitbit Semi-marathon de Pa …

Vous avez été nombreux à participer (merci infiniment) et j’aurais adoré faire gagner tout le monde tellement vous avez tous l’air ULTRA motivés. Malheureusement il n’y a que 4 dossards alors voici les 4 gagnants :

  • Camille M. (commentaire n°13)
  • Yous’ (commentaire n° 2)
  • Zoubida (commentaire n° 57)
  • Athaa (commentaire n° 8)

Merci à tous les participants. Les gagnants vont recevoir un code pour s’inscrire dès maintenant.

A très vite pour d’autres cadeaux.

Le semi-marathon de Paris approche … (4 dossards à gagner)

Oulala cela fait plus d’un mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles et pourtant j’ai plein de choses à vous raconter et à partager avec vous : nouveaux projets sportifs, nouveaux produits, etc. Mais bref, dans un environnement professionnel stressant, une vie de famille speed et les préparatifs du marathon de Paris, j’ai manqué de temps.

En tout cas, j’avais quelques engagements sportifs pour les prochains mois que je compte bien honorer et parmi eux il y a bien évidemment le Fitbit semi marathon de Paris. Cela fait maintenant quelques mois que l’adorable équipe de comm’ Fitbit m’a offert un dossard donc j’avais bien inscrit cette date dans mon calendrier : le 5 mars prochain, si tout va bien, je prendrais le départ du semi-marathon avec plein de monde (48000 selon les organisateurs). A J-17, il y a bien une petite douleur au genou mais on croise les doigts pour que tout aille mieux d’ici là.

fitbit-semi-marathon-2017

Bref, comme je n’ai pas envie de me retrouver toute seule sur la ligne de départ (oui je sais, je vais bien retrouver des têtes connues parmi les 48 000 coureurs), je vous propose de vous faire gagner 4 dossards pour vous joindre à moi au départ de cette course (après, libre à vous de prendre le SAS que vous souhaitez mais je compte sur les gagnants pour me faire un petit coucou au retrait des dossards le samedi, avant ou après la course le dimanche).

Pour gagner l’un de ces 4 dossards, c’est très simple : laissez moi un commentaire ici et dites moi pourquoi vous auriez envie de courir ce semi-marathon.

Vous avez jusqu’à lundi 20 février à midi. Les 4 gagnants recevront un code pour s’inscrire dès lundi à 14h.

A vous de jouer !!

Le bilan 2016 …

L’année 2016 est maintenant derrière nous et si je ne fais jamais de bilan en général, je me dis que ça peut être sympa pour l’activité running ou le sport en général. Ça permet de mettre noir sur blanc ce qu’on a accompli, ce qui nous a marqué, ce qu’on a raté pour repartir sur une nouvelle année pleine de challenges.

Et pendant cette année 2016, je me rends compte que j’ai fait plein de choses avec plein de 1ère fois :

  • j’ai fait mon 1er trail : l’EcoTrail 19km. Et du coup ça m’a tellement plu que j’ai enchaîné avec Trail de 2 Buttes : l’Ecotrail avait manqué de boue, là j’ai été servie.
  • Je suis passée pour la 1ère fois sous la barre des 50 minutes sur un 10km et j’ai récidivé  : 49 minutes en mai au Triathlon de Paris en relais, 48 minutes en juin aux « 10km pour elles » et enfin 47 minutes à la Fin D’Oisienne en septembre dernier. Ça fait plaisir de voir qu’on progresse.
  • J’ai couru mon 1er semi-marathon : celui de Paris, dans un temps honorable malgré une périostite.
  • J’ai fait mon 1er Triathlon en relais : celui de Paris avec Jérôme pour la nage et Fred pour le vélo. Merci à eux, on a vraiment passé un super moment !
  • Et enfin, le gros challenge de l’année a été atteint en novembre : j’ai fait mon 1er marathon à la Rochelle avec un chrono dont je suis plutôt contente (3h52).

Evidemment il y a eu plein d’autres courses moins marquantes ou pour lesquelles j’ai essuyé des échecs : le Urban Trail de Cergy terminé au bout du rouleau sous des trombes d’eau suite à différents problèmes de balisage sur le parcours, les 10km du Triathlon de Chantilly avec un chrono pourri (courir dans le sable et la poussière sous 32°c ne m’a pas réussi), etc mais dans l’ensemble je suis contente et fière de chacune de mes courses.

L’année 2016, c’est aussi une année complète avec mon club de running, le PLM Conflans. Si j’avais été moins assidue en 2015 pour différentes raison (blessures, travail etc), j’ai loupé peu de séances de fractionné en 2016 et j’ai couru presque tous les dimanches matins avec le club depuis septembre. Je fais encore de la résistance pour la séance du samedi matin mais c’est une pure question d’organisation : personne pour garder les enfants le matin et je tue le temps en courant l’après-midi quand Adam est à son entrainement de football américain.

L’année 2016 c’est aussi le retour dans mon ancienne salle de sport Amazonia. Après avoir été inscrite pendant des années, j’avais décroché, lassée de devoir faire mes séances seule. Amazonia Conflans propose des cours avec des coachs depuis fin 2015 et j’y suis donc retournée avec plaisir début 2016. Donc 2016, c’est le cours de body gainer du lundi avec Sébastien, le biking/rpm du mardi avec Aubin, les conseils personnalisés des coach quand on en a besoin (l’équipe est géniale) et surtout une amitié avec plein de membres de cette salle avec qui on court ou on s’entraîne régulièrement tous ensemble.

L’année 2016, c’était aussi une certaine discipline et une hygiène de vie pour préparer mes différentes courses. Je suis cette fille incapable de suivre un régime ou de faire attention à ce qu’elle mange (merci à mon métabolisme qui a fait que je n’en ai jamais eu besoin) mais avec le rythme des entraînements j’ai fini par constater pas mal de carences. Donc j’ai dû me discipliner et faire davantage attention à mon alimentation, à mon sommeil (moi l’insomniaque) et j’ai appris à lever (légèrement) le pied quand il le fallait. Ça n’a l’air de rien, mais c’est un énorme enseignement pour moi : être et rester à l’écoute de son corps.

L’année 2016, ce sont aussi ces rencontres avec d’autres runners avec qui on échange sur les réseaux, qu’on salue/encourage quand on les croise sur les courses, avec qui on devient quasiment pote au point de se programmer des courses ensemble. Ce sont ces copines runneuses qui sont toujours là pour nous encourager, booster, conseiller et qui font rapidement oublier ces autres envieuses ou aigries toujours dans la compétition quand nous on n’est absolument pas dans cet état d’esprit.

D’ailleurs l’année 2016, c’est celle qui vient confirmer un point important : je ne cours après rien de particulier et je ne suis en compétition avec personne, pas même avec moi même. Je me fixe mes propres objectifs et j’essaie de me donner les moyens de les atteindre en étant la plus sérieuse dans mes différentes préparations. J’ai su renoncer quand j’ai atteint mes limites (le marathon a été repoussé à plusieurs reprises), j’ai su me mettre ce coup de pieds aux fesses quand il le fallait. Et j’ai compris ce qu’une amie m’a dit régulièrement : ce n’est pas à mon âge que je vais commencer à me soucier de ce que les gens pensent de moi. J’en suis arrivée là : celles et ceux qui me connaissent vraiment savent qui je suis, savent que je ne cherche pas à prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. La compétition ne m’intéresse pas, aller au bout du bout de mes capacités et finir une course en étant vraiment mal et toute cassée non plus. 

Bref, l’année 2016 a été riche en accomplissements et en enseignements, j’ai hâte de voir ce que 2017 me réserve.