La pause running, contrainte et forcée ou la découverte de la périostite

A la fin de la semaine, cela fera 4 semaine que je n’ai pas couru. Les copines me demandent comment je tiens, certaines me demandent combien de personnes j’ai mangé depuis, d’autres trouvent que je dors quand même moins bien (oui je leur envoie des messages à 4h du matin) et à la maison ils trouvent que je cuisine encore plus qu’avant. Bref, il me tarde de retourner courir.

periostite requia faites comme moi ou pas 2

Pourquoi je n’ai pas couru depuis quasiment 4 semaines ? A cause d’une blessure que tous les gens qui font dela course à pieds connaissent : la périostite. Il faut croire que la seule personne à n’en avoir jamais entendu parler est … mon médecin ! Si, si, je vous le jure.
J’ai commencé à avoir des douleurs dans les tibias pendant et après mes courses cet été. Au début, je n’y ai pas prêté attention, en me disant que c’était probablement musculaire, que j’étais nulle en anatomie et que j’avais probablement des douleurs dans les muscles mais que mon ignorance les situe pile poil au niveau des tibias. Oui parce qu’il faut préciser une chose : j’avais mal dans les 2 tibias. D’où ma persistance à penser que c’était musculaire …

Et puis j’ai commencé à en parler autour de moi, j’ai commencé à faire quelques petites recherches mais c’est mon frère, le premier, qui m’a dit « ne cherche pas, tu as une périostite. J’en ai chopé une aux 2 tibias l’an dernier car je courais avec des chaussures « gel » qui ne me convenait pas ». J’y avais pensé aussi donc je suis allée voir le médecin, je lui explique et là … stupeur et stupéfaction (c’est vous dire à quel point j’étais stupéfaite de sa réponse) … elle me répond « c’est impossible, je suis catégorique, la périostite n’est possible que chez les enfants qui font une trop forte poussée de croissance, quand le périoste ne suit pas assez vite la croissance du tibia et je ne crois pas que vous fassiez encore des poussées de croissance à votre âge !« . J’ai dû avoir une tête ahurie car elle a enfoncé le clou avec un « je suis catégorique, ça doit être musculaire, mettez du voltarène et ça va passer« . Okeyyyyy.

periostite requia faites comme moi ou pas

Evidemment je ne l’ai pas écouté et sitôt sortie, j’ai pris rendez-vous avec un osthéopathe et avec un podologue (spécialiste de la course à pieds en plus) qui eux ont « confirmé » mes suspicions de périostite (la périostite se diagnostique difficilement de manière ferme et définitive à moins de passer par une scintigraphie, qu’aucun médecin ne vous enverra passer à moins d’avoir fait un petit saut à Tchernobyl). Une radio plus tard pour écarter une éventuelle fracture de fatigue, on a décidé de croire à la périostite et on a mis en place le traitement nécessaire :

  • On fait une pause dans la course à pieds mais le podologue a conseillé de remplacer cette activité par autre chose (natation, vélo, yoga ou un peu de marche tranquille) pour éviter que le corps ne se repose sur ses lauriers. Le podologue a expliqué qu’il fallait quand même continuer à « envoyer un peu de stress » dans la zone concernée pour que les cellules comprennent que cette inflamation n’est pas normale et s’activent pour la soigner.
  • On pose régulièrement des poches de glaces sur la zone douloureuse pour calmer l’inflamation et la résorber petit à petit. J’ai posé mes poches de glace pendant 15 minutes en fin de journée en semaine et au moins 2 par jour pendant le week-end.
  • On masse la zone avec un anti-inflamatoire et on fait des étirements régulièrement.

Pendant ce temps, on se penche sérieusement sur la cause de cette périostite. Dans mon cas, le podologue a confirmé mon idée que les chaussures ne convenaient pas parfaitement à ma foulée. L’amorti trop important qu’elles ont a fait que j’ai adapté/modifié ma foulée pour avoir une position confortable, qui me convienne et du coup la rotation que j’ai imposé à mes pieds a créé cette inflamation. De même cet amorti a fait que j’ai beaucoup couru sur les talons au lieu d’utiliser la partie médiane du pied comme je le fais habituellement.
Je retourne donc voir mon podologue pour « travailler » sur ça : changer de chaussures pour des « foulée universelle/neutre », avoir des semelles adaptées à glisser dans mes chaussures.

Bref, il me tarde de retourner courir … (et je me demande quelles chaussures je vais bien pouvoir prendre cette fois-ci. Si vous avez des conseils en attendant ceux du podologue, je prends !).

(retrouvez les commentaires sur cet article ici, sur l’ancien blog).

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