Mon semi-marathon de Paris …

Quand je me suis inscrite à ce semi, on était encore en 2015, ça me paraissait loiiiiiin et d’un coup, le temps est passé à la vitesse de l’éclair. Nous étions plusieurs copines à nous être inscrites en même temps, en nous challengeant mutuellement avec des « c’est dans plus de 5 mois, tu seras prête » etc mais c’était sans compter sur le travail (prenant), les enfants (prenants), les aléas de la vie et les blessures (prenants aussi) et du coup je me suis vue à la veille de ce semi marathon avec peu de préparation. Je n’avais pas d’autre objectif le jour J que de finir (et si possible en 2h max).

parcours semi

Une semaine avant, nous faisions des points météo réguliers avec les copines … Il faut dire qu’une semaine avant, Météo France annonçait de la neige pour ce fameux dimanche 6 mars et les jours avançant, les prévisions météo devenaient « drôles » : neige, puis pluie et neige mêlées, puis pluie, puis quelques averses avec une température ressentie de -3°C … Bref, si j’avais déjà des doutes sur mes capacités à bien gérer ce semi, Météo France m’a achevé. Et puis finalement le Jour J, surprise du chef : il a fait (presque) beau, j’ai eu (presque) chaud pendant la course même si j’ai greloté longtemps une fois la température du corps retombée à l’arrivée.

Une semaine avant, nous faisions aussi des points réguliers sur nos tenues, ce que nous allions emmener avec nous ou pas et c’est la veille (après avoir constaté qu’il n’allait pas être possible de porter le débardeur officiel à cause du temps) que je me suis décidée : un corsaire et un tee shirt tous les 2 de la marque New Balance, mes chaussures New Balance aussi (je n’avais pas suffisamment porté mes nouvelles Saucony pour « prendre le risque » de courir cette distance avec et pourtant elles courent bien … oui comme chez les enfants, chez moi ce sont les chaussures qui courent bien et vite), mes manchons Compressportmon casque Plantronics, une veste, un peu d’eau (j’avais envie d’éviter les premiers ravitos et la foule qu’ils engendrent) et une barre aux amandes Aptonia.

Les jours précédents, j’avoue ne pas avoir fait spécialement attention à mon alimentation même si j’ai essayé de manger un peu plus de glucides. Le matin de la course, je n’ai rien changé à mes habitudes (je suis incapable de manger le matin) et je suis partie prendre mon train après avoir avalé un thé et mis un « gâteau sport » dans mon sac, gâteau que j’ai mangé environ 1h avant le départ.

Le Jour J, comme pour la plupart des grandes courses parisiennes, j’ai été impressionnée par le monde. Pas étonnant quand on sait qu’il y a eu 47 000 dossards vendus … 47 000 !

Une fois sur place, on se rend vite compte de cette foule quand on fait la queue pour déposer ses affaires à la consigne. Mais l’organisation étant vraiment top, finalement cette longue file d’attente devant chaque box est vite absorbée et on se retrouve dépouillé de ses affaires et (surtout) de son manteau assez rapidement. Le temps de faire un petit saut aux toilettes (là aussi, il y en avait beaucoup mais on attend plus), j’ai rapidement retrouvé les copines de la team « Sammi B Foundation », la fondation pour le don d’organes dont nous avions décidé de porter les couleurs. Le départ est finalement donné assez rapidement et on n’attend pas trop longtemps dans le sas comme c’est le cas dans d’autres courses.

semiparis foule

Après l’avoir lu les années passées sur de nombreux blogs, j’ai pu constater à mon tour que le réseau était vraiment pourri et je démarre donc ma course sans ma précieuse musique mais c’est l’affaire de quelques kilomètres qui passent finalement assez vite. On piétine beaucoup sur ces premiers kilomètres, il y a beaucoup de monde et je me retrouve parfois à courir sur le trottoir pour ne pas slalommer à travers la foule et ne pas gêner les autres.

Les kilomètres défilent, je passe le premier ravito (au 5è km) sans m’arrêter et comme toujours je suis surprise par la foule à ce premier ravitaillement, je passe le second toujours pris d’assaut. Je remarque avec plaisir de nombreux coureurs qui gardent leurs bouteilles à la main pour les jeter dans la première poubelle venue, ce n’est pas si fréquent finalement … J’en remarque encore plus qui avalent leurs gels et jettent les tubes par terre. J’ai beau savoir qu’il y a un service de nettoyage qui passe sur le trajet après le semi, je me demande toujours pourquoi les coureurs portent les tubes quand ils sont pleins et plus quand ils sont vides : c’est petit, ça ne prend pas de place, ce n’est pas très lourd … On peut glisser le tube vide à l’endroit où il était quelques minutes avant, quand il était encore plein. Mais bref, ce n’est que moi et mes considérations « écolo » mais ça n’énerve encore plus pendant les trails en pleine nature, quand personne ne passe ramasser derrière nous …

Finalement j’en oublie presque les kilomètres mais entre le 13è et le 14è, quand je vois la côté de la rue de Charenton, j’ai un coup de barre, découragée par avance par cette côte. Je pense aux mauvais moments des dernier jours, je grave une image dans ma tête et juste à ce moment là Deezer me balance « Survivor » des Destiny’s Child. Ca parait mélodramatique mais ça collait tellement à l’image gravée dans ma tête que ça m’a reboosté pour oublier les jambes lourdes dans cette côte et les tibias douloureux. Une fois cette rue passée, j’attrape ma petite barre aux amandes et j’en mange la moitié en courant. Pour la première fois, j’attrape une bouteille d’eau au ravito du 15è km, j’en bois quelques gorgées avant de la jeter dans une poubelle.

J’ai continué au même rythme, les kilomètres ont défilé, les panneaux ont commencé à nous faire comprendre qu’on arrivait bientôt au bout …

semiparis fin

A ce moment là je vois un panneau avec un 2 et quelque chose à côté … Mes jambes pensent qu’on est au 21 et s’en réjouissent (si si, mes baskets courent et mes jambes pensent par elles-mêmes) mais mon cerveau ne comprend pas comment les kilomètres sont passés si vite … Un poteau devant ce satané panneau donnait l’impression qu’on était au 21è alors qu’on arrivait juste au 20è km … Peu importe, la fin est bientôt là. Je jette un coup d’oeil à ma montre, je vois que je suis à moins d’1h55 mais je n’ai pas le courage de piquer ce fameux sprint qu’on s’imagine tous faire sur la dernère ligne droite. Peu importe, je finis mon semi en 1h56’33 ». Je suis contente de moi malgré tout.

medaille semi

L’organisation reste au trop, on nous remet rapidement des ponchos pour ne pas avoir trop froid, les bénévoles sont blagueurs (l’un d’eux voulait me faire croire qu’il y avait des tailles pour les ponchos et qu’il ne restait plus que du XL), la médaille est passée autour de mon cou, j’essaie de remercier tout le monde au fur et à mesure, d’être patiente aux différents stands (je me souviens des fois où j’ai été bénévoles sur des courses) et finalement on sort rapidement pour se retrouver à nouveau près des consignes. Le temps de récupérer mes affaires, d’enfiler ma doudoune, d’envoyer un SMS à Sandra pour la retrouver et me voilà de retour au point de départ. Etrange comme tout est passé très vite finalement

Voilà j’aurais fait le semi-marathon de Paris au moins une fois. Evidemment comme dans toutes les courses il y a des points positifs et négatifs, en voici quelques uns :

Points positifs : L’organisation est trop, malgré les 37000 et quelques personnes qui auront pris le départ, je n’ai pas senti cette foule au moment de la récupération des dossards, des consignes, du départ etc.
Les ravitos sont conséquents et étendus et finalement on n’a pas été gêné par ceux et celles qui s’arrêtaient.

Point négatif : à part le métro blindé à l’aller, le seul point négatif reste les nombreux CONNARDS qui ont joué des coudes sur tout le parcours. J’ai manqué de tomber 2 fois parce que l’un de ces champions du monde de semi-marathon s’est jeté devant moi dans son slalom pour gagner 30 cm, un autre a joué des coudes et a poussé ma voisine contre moi pour gagner encore moins. Bref, messieurs (oui c’était des hommes à chaque fois), la prochaine fois, prenez le sas 1h30, partez bien avant, mesurez vous aux vrais champions et foutez nous la paix !

Allez pour la forme, je partage quand même avec vous ma tête de détérrée au 19è km. La prochaine fois je compte bien serrer davantage l’elastique dans mes cheveux pour que tout ne parte pas dans tous les sens et pour m’éviter d’avoir cette impression de coupe-mulet sur les photos !

semi paris requia

Et vous comment s’est passé votre semi ?

Une réflexion sur “Mon semi-marathon de Paris …

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