Celle qui n’a pas réfléchi avant de s’engager dans un triathlon …

Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que je cours (beaucoup), que je pédale (pas trop mal), que je fais beaucoup de sport en salle mais … je ne nage presque jamais. Et si vous me suivez depuis quelques mois, vous avez peut-être lu mon récit du Garmin Triathlon en mai dernier, triathlon réalisé en relais avec Jérôme à la natation et Fred au vélo parce que … je déteste nager. C’est d’ailleurs suite à cet article que Julia m’avait contacté pour me dire (je vous la fais brève) « Requia, chiche ou pas chiche de faire le triathlon en entier l’an prochain ? ». Comme je suis un peu maso et que je me lance toujours dans des trucs improbables, j’ai évité de réfléchir trop longtemps et j’ai répondu « Chiche ! ». J’avoue que 2 jours plus tard, j’ai failli envoyer un autre email disant « Heu Julia, visiblement ma boite mail et mon cerveau ont été piratés, je ne peux pas voir répondu oui, personnellement je ne me serais jamais engagée dans un défi pareil étant une grosse quiche en natation! ». Mais c’était trop tard. (#TooLate)

Et puis les mois ont passé, j’avais un peu oublié cette histoire ou j’avais espéré que finalement ce soit tombé aux oubliettes mais non … Nouvel email de Julia expliquant un peu le dispositif : 5 filles (#TeamMaso) qui n’ont jamais fait de triathlon vont participer au prochain Garmin Triathlon de Paris, participer à quelques sessions d’entrainement avec les coachs de la F.F.Tri avant de se jeter à l’eau le 2 juillet et tout cela en étant suivies par Triathlète Magazine. OK. Je sens que je vais me ridiculiser dans le monde du triathlon, vraiment. Je réponds à ce nouvel email en prévenant quand même de mes capacités limitées inexistantes en natation, de manière à être tout à fait honnête mais Julia a toutes les qualités pour être un super coach en motivation donc … me voilà embarquée dans un nouveau et énorme challenge ! Triathlon de Paris, me voilà … (#Peur).

garmin triathloln de paris 2017 the sporty family

C’est donc lundi soir que la fine équipe s’est retrouvée réunie et avec moi dans la fameuse #TeamMaso il y a Dorothée, Gladys, Marie et Marine, sous la houlette de la super Mareva qui va nous motiver pendant toute la préparation.

Après une soirée passée à revoir tout le déroulé de cette aventure avec Julia et les gens de la Fédération de Triathlon, poser pour quelques photos, vidéos et répondre à quelques questions pour Triathlète Magazine, nous sommes rentrées chez nous les bras chargés de cadeaux (merci Garmin, Le Pape et Stimium), convaincues que les femmes ont aussi leur place dans le triathlon et c’est ce que nous allons essayer de prouver. Après tout, rien ne peut expliquer qu’elles ne représentent que 15% des participants dans cette discipline.

garmin triathlon de paris 2017 the sporty family

Maintenant le plus difficile va commencer : se préparer correctement, s’équiper le mieux possible pour être à la hauteur le jour J (si vous avez des conseils, je prends).

J’ai la chance d’être bien entourée dans ma préparation : mon club PLM Conflans pour la course à pieds, Fred pour la natation (il connait le défi dans lequel je me suis lancée) , Seb et Aubin dans ma salle de sport Amazonia pour la prépa physique et le vélo et tous les copains/toutes les copines pour me booster au quotidien. #TeamTriathlonRequia

A moi de faire mon max pour apprivoiser la natation et le vélo de route et enchaîner les 3 disciplines le jour J … #PrayForRequia

J’ai testé le Gatosport Cookies Overstim.s

Je fais partie de ces gens qui sont incapables de manger le matin, de s’asseoir à table pour prendre un petit déjeuner. Bizarrement les seules fois où je me mets à table avec appétit à ce moment là, c’est quand je suis en déplacement et que le buffet de l’hôtel propose de copieux petits déjeuners salés. Sinon, il ne faut pas me parler de manger avant au moins 10h du matin.
Evidemment, je pourrais me préparer des petits déjeuners salés chez moi mais ça ne me dit rien quand je me lève pour aller travailler ou emmener les enfants à l’école.

Du coup, me lever 3h avant une course pour prendre un petit déjeuner consistant, ce n’est clairement pas pour moi et c’est pour cette raison que j’avais testé le fameux Gatosport Overstim.s et je vous en avais d’ailleurs parlé ici (click). Ce gâteau peut se manger jusqu’à 1h avant la course, il est très digeste et la variété de parfums fait qu’on en trouve toujours un qui nous plait et on ne se lasse pas.

Ces derniers temps, Overstim.s a sorti 2 nouveaux produits ou 2 nouvelles versions de ce Gatosport : Cookies ou Muffins. J’ai donc testé les cookies chocolat-noisettes.

gatosport cookies overstims the sporty family

La préparation est toujours aussi simple : on mélange le contenu du sachet avec de l’eau et c’est prêt ! On voit que le produits est vraiment composé de noisettes entières et de pépites de chocolat et les quantités sont généreuses.

test gatosport cookies overstims the sporty family

On dispose ensuite des petits tas de pâtes sur une feuille de cuisson (j’ai utilisé une cuillère à glace pour avoir toujours la même quantité) sans chercher à les étaler.

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Puis j’ai enfourné ma plaque en suivant les indications du paquet et j’ai obtenu de jolis cookies tous dorés.

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J’en ai gardé 3 pour mon petit déjeuner pour le semi-marathon de Chartres le dimanche matin et j’ai glissé les autres (3 par 3) dans des sachets avant de les mettre au congélateur. Ca fonctionne très bien avec ces produits et c’est déjà ce que je faisais avec le Gatosport classique.

gatosport cookies overstims the sporty family test

Le jour de mon semi-marathon, j’ai glissé mes 3 cookies dans mon sac et je les ai mangé petit à petit en les accompagnant d’un thé vert dans mon Thermos jusqu’à 1h avant la course.

Après avoir été fan des Gatosport classiques, je pense que je vais désormais switcher sur ces cookies. J’aime davantage leur texture et pour moi qui ne peut pas manger le matin cette texture et ce format cookie sont plus « appétissants » et se mangent plus facilement. Bref, je suis toujours aussi fan des produits Overstim.s et je ne peux que vous recommander de les tester. D’ailleurs leur « Pack Marathon » m’avait accompagné sur le marathon de La Rochelle (je vous en avais parlé ici) et il sera encore de la partie pour le marathon de Paris.

Et vous, quelles sont vos habitudes alimentaires pour le petit-déjeuner avant une course ?

Le semi-marathon de Paris ou comment prouver sa motivation !

Le semi-marathon de Paris est maintenant derrière nous et avec du recul, tant mieux ! Si j’ai bien aimé la préparation et l’avant course, elle restera à coup sur une des courses les plus difficiles que j’ai faite à ce jour. Mais commençons par le commencement …

Cette année, je n’avais pas prévu de participer à ce semi-marathon. Il y a de plus en plus de courses et si on a souvent envie de se tester sur certaines d’une année sur l’autre (pour voir les progrès, etc) j’avais plutôt prévu de me concentrer sur la prépa du Marathon de Paris. Mais c’était sans compter sur les bonnes fées de l’agence communication de Fitbit qui m’ont gentiment proposé de prendre le départ. Evidemment, je ne pouvais pas dire non !
Une fois mon dossard pris, je me suis gentiment préparé avec mon club. J’en ai parlé aux coachs, les plus prudents m’ont dit d’y aller tranquillement et de viser moins de 1h50 et le plus taquin m’a dit que je pouvais tourner autour de 1h45. J’ai gardé ce chrono en tête. Il faut dire que cette année, j’avais la chance d’avoir un meneur d’allure de luxe : mon petit frère qui boucle ses semi-marathons en moins de 1h15. Un peu comme pour Yohann Diniz qui donnait le rythme du SAS 1h35 en marchant, m’accompagner avec un objectif de 1h45 était une promenade de santé ou un footing allure lente pour mon petit frère !

semi-marathon de Paris blog the sporty family

La veille, je suis allée récupérer nos dossards au Parc Floral. J’en ai évidemment profité pour aller papoter avec Yohann Diniz sur le stand Fitbit, où j’avais donné rendez-vous aux copains et copines. Ils ont d’ailleurs été nombreux à passer me voir. C’était sympa de revoir Thando et Laurent rencontrés au marathon de La Rochelle, les copines Perrine, Katarina, Christelle et Oela ou encore Mariame, Fatouma, Sophie, Athaa, Dan, Sofia, etc. On a passé un bon moment puis je suis rentrée à la maison pour une soirée tranquille avant le jour J : préparation des affaires pour le lendemain, dîner et dodo.

Le jour J, après un lever aux aurores, je me suis gentiment préparé et j’ai mis quelques affaires de rechange dans mon sac. La pluie était annoncée et j’avais envie de pouvoir me changer après la course.
Une fois au Parc Floral, nous avions la chance d’avoir un accès à l’espace Fitbit sur le village pour nous préparer, déposer nos affaires avant de rejoindre notre SAS. Mon frère est arrivé peu après moi. Le temps de boire un peu d’eau, d’enfiler un tee-shirt manches longues pour lui et nous voila partis nous échauffer avant de rejoindre ls SAS 1h45 dans lequel nous partions. Il sera mon coach, mon meneur d’allure et mon ravito pour cette course puisque c’est lui qui portera ma petite bouteille d’eau sur les 21km.
En pro de la course, il me dit de le suivre et nous voilà rapidement en tête du SAS (c’est bien la 1ère fois que je suis tout devant), le décompte du départ commence, en même temps que la pluie. Cette dernière ne va plus nous quitter, elle va même s’intensifier par moment.

Mon frère donne le rythme sur le 1er km, on vérifie nos chronos respectifs sur nos montres pour s’assurer qu’elles sont en phase et c’est parti ! u bout de quelques kilomètres, j’entends mon nom, je me retourne mais j’ai du mal à reconnaître la personne, je me contente de faire un signe de la main. Je saurais plus tard que c’est Constance ! De son côté mon frère salue plusieurs personnes de son club et prend le temps de papoter. Une vraie balade pour lui, s’il n’y avait pas cette pluie.
Les kilomètres défilent, il m’encourage en permanence, me tend la bouteille d’eau régulièrement. Il m’engueule gentiment quand je regarde ma montre avec un « concentre toi sur la course et sur ton allure, oublie ta montre ». Il faut dire qu’avec cette pluie, je ne vois pas grand chose. Le nouveau parcours est plutôt sympa et roulant même si j’ai détesté les tunnels sur les quais comme dans toutes les courses parisiennes. Les flaques d’eau sont de plus en plus importantes sur le parcours, le vent se met à souffler vraiment fort et la pluie nous fouette le visage au point que je suis persuadée qu’il grêle.
A ce moment là, je ne sens plus mes mains qui sont ankylosées avec le froid et la pluie malgré mes gants, mes chaussures doivent bien peser 5 km chacune.

semi de paris the sporty family tunnel

A partir du 15è km, je comprends que la petite douleur que j’avais eu la semaine passée dans le genou est en train de se réveiller. J’avais été vigilante toute la semaine, les entraînements s’étaient bien passés mais le fait de patauger dans mes chaussures ne devait pas plaire à ma rotule capricieuse. Mot d’ordre de mon frère quand je lui en parle « Le mental, Req, le mental ! C’est maintenant que tout se joue ». Il enchaîne avec un « tu n’as pas l’air vraiment à fond, allez on ne lâche rien ». Oui chef ! Je lui demande si on est dans les temps prévu et il me répond de ne pas m’en occuper. Bien chef !  C’est reparti pour 4 kilomètres à peu près corrects mais au 19è, après avoir mis le pied droit dans une énième flaque d’eau, je plie de plus en plus difficilement mon genou. Sans mon petit frère, je me mettais sur le côté pour ne pas finir ou je finissais en marchant tant bien que mal. Heureusement qu’il est là, il place sa main dans mon dos et me pousse gentiment mais fermement à continuer « c’est la dernière ligne droite, Req, au rond point là bas on prend à gauche et on est arrivés ». On est au 20è kilomètre, je suis quasiment pliée en 2 pour continuer à courir en gardant ma jambe tendue, je n’arrive pas à croire que c’est mon genou qui provoque ça. Les gens autour de moi m’encouragent et cette satanée ligne d’arrivée finit par arriver. J’arrive enfin à me redresser pour regarder ma montre : un peu plus de 1h45. On était parti pour un chrono de 1h43 mais on aura mis plus 6 minutes pour faire ce dernier kilomètre …

A partir de là, dès qu’on se met à marcher, le froid nous tombe dessus d’un coup. On récupère un poncho comme on peut avec nos doigts engourdis, on attrape la médaille, un morceau de banane à un des ravitos et on avance en mode zombie … enfin, moi surtout ! J’ai froid, je grelotte et je ne peux même pas trottiner jusqu’à l’espace Fitbit dans le Parc Floral qui me parait d’un coup au bout du monde. Je dis à mon frère de trottiner et de partir se mettre au chaud, je le rejoindrai à mon rythme. Quand j’arrive, il est en train de se restaurer après avoir demandé à Arthur de l’aider à zipper sa veste car ses doigts ne répondaient plus. Quand je vous dis qu’on a eu froid, je ne plaisante pas.
De mon côté, j’ai demandé à quelqu’un de m’aider à enlever mes gants avant de les jeter à la poubelle ; mes mains n’étaient pas belles à voir : rouges, doigts gonflés. Un quart d’heure de plus sous cette pluie et j’avais des doigts palmés !

A partir de là et jusqu’à chez moi, je grelotte. Les gobelets de café (que j’ai pris juste pour me réchauffer les mains !) ou les pâtes au pesto n’ont pas réussi à me réchauffer. Je me change tant bien que mal, je me maudis de ne pas avoir pris de chaussettes et chaussures de rechange. Une fois mon frère parti, je papote un peu avec Yohann Diniz (1h33 les doigts dans le nez pour lui) et l’équipe Fitbit puis je me dirige vers le métro en grelottant.

Là j’ai vraiment réalisé les conditions météo incroyables de cette course : la moitié des gens dans la bouche de métro grelottait autant que moi, beaucoup se changeaient comme ils pouvaient sur le quai sans parvenir à enlever leurs vêtements trempés ou ouvrir leur vestes avec des doigts aussi engourdis que les miens. Les passants en ont aidé beaucoup !

Je me suis posée sur le siège d’un RER A direction Conflans après avoir envoyé un SMS à ma copine Anne pour lui demander de me récupérer à l’arrivée, en rêvant d’une douche bien chaude.

chrono fitbit semi de paris the sporty family

Avec du recul, je suis contente de ce chrono de 1h45’14″(même si je suis déçue de cette « défaillance » au 19è et des 14 secondes de trop #EternelleInsatisfaite). J’ai quand même gagné 11 minutes par rapport à l’an dernier et c’est énorme (merci à mes coachs, les entrainements portent leurs fruits !). Je n’y serais jamais arrivée sans mon super meneur d’allure (thanks, bro’) et je crois que celles et ceux qui sont allés au bout dans ces conditions ont vraiment prouvé leur MOTIVATION, celles et ceux qui ont joué les meneurs d’allure dans ces conditions pour les copains ou la famille encore plus. Il fallait vraiment en vouloir pour attendre dans les SAS et ensuite courir dans ces conditions, sous cette pluie, ce vent, ce froid et il le fallait encore plus pour nous accompagner dans ces conditions. Bravo et merci !

Je ne sais pas si je vous dis à l’année prochaine sur cette course, je verrais dans quelques jours mais j’ai quand même une revanche à prendre sur le 19è kilomètre et sur Michel G. qui a osé me doubler dans la dernière ligne droite !