Le semi-marathon de Paris ou comment prouver sa motivation !

Le semi-marathon de Paris est maintenant derrière nous et avec du recul, tant mieux ! Si j’ai bien aimé la préparation et l’avant course, elle restera à coup sur une des courses les plus difficiles que j’ai faite à ce jour. Mais commençons par le commencement …

Cette année, je n’avais pas prévu de participer à ce semi-marathon. Il y a de plus en plus de courses et si on a souvent envie de se tester sur certaines d’une année sur l’autre (pour voir les progrès, etc) j’avais plutôt prévu de me concentrer sur la prépa du Marathon de Paris. Mais c’était sans compter sur les bonnes fées de l’agence communication de Fitbit qui m’ont gentiment proposé de prendre le départ. Evidemment, je ne pouvais pas dire non !
Une fois mon dossard pris, je me suis gentiment préparé avec mon club. J’en ai parlé aux coachs, les plus prudents m’ont dit d’y aller tranquillement et de viser moins de 1h50 et le plus taquin m’a dit que je pouvais tourner autour de 1h45. J’ai gardé ce chrono en tête. Il faut dire que cette année, j’avais la chance d’avoir un meneur d’allure de luxe : mon petit frère qui boucle ses semi-marathons en moins de 1h15. Un peu comme pour Yohann Diniz qui donnait le rythme du SAS 1h35 en marchant, m’accompagner avec un objectif de 1h45 était une promenade de santé ou un footing allure lente pour mon petit frère !

semi-marathon de Paris blog the sporty family

La veille, je suis allée récupérer nos dossards au Parc Floral. J’en ai évidemment profité pour aller papoter avec Yohann Diniz sur le stand Fitbit, où j’avais donné rendez-vous aux copains et copines. Ils ont d’ailleurs été nombreux à passer me voir. C’était sympa de revoir Thando et Laurent rencontrés au marathon de La Rochelle, les copines Perrine, Katarina, Christelle et Oela ou encore Mariame, Fatouma, Sophie, Athaa, Dan, Sofia, etc. On a passé un bon moment puis je suis rentrée à la maison pour une soirée tranquille avant le jour J : préparation des affaires pour le lendemain, dîner et dodo.

Le jour J, après un lever aux aurores, je me suis gentiment préparé et j’ai mis quelques affaires de rechange dans mon sac. La pluie était annoncée et j’avais envie de pouvoir me changer après la course.
Une fois au Parc Floral, nous avions la chance d’avoir un accès à l’espace Fitbit sur le village pour nous préparer, déposer nos affaires avant de rejoindre notre SAS. Mon frère est arrivé peu après moi. Le temps de boire un peu d’eau, d’enfiler un tee-shirt manches longues pour lui et nous voila partis nous échauffer avant de rejoindre ls SAS 1h45 dans lequel nous partions. Il sera mon coach, mon meneur d’allure et mon ravito pour cette course puisque c’est lui qui portera ma petite bouteille d’eau sur les 21km.
En pro de la course, il me dit de le suivre et nous voilà rapidement en tête du SAS (c’est bien la 1ère fois que je suis tout devant), le décompte du départ commence, en même temps que la pluie. Cette dernière ne va plus nous quitter, elle va même s’intensifier par moment.

Mon frère donne le rythme sur le 1er km, on vérifie nos chronos respectifs sur nos montres pour s’assurer qu’elles sont en phase et c’est parti ! u bout de quelques kilomètres, j’entends mon nom, je me retourne mais j’ai du mal à reconnaître la personne, je me contente de faire un signe de la main. Je saurais plus tard que c’est Constance ! De son côté mon frère salue plusieurs personnes de son club et prend le temps de papoter. Une vraie balade pour lui, s’il n’y avait pas cette pluie.
Les kilomètres défilent, il m’encourage en permanence, me tend la bouteille d’eau régulièrement. Il m’engueule gentiment quand je regarde ma montre avec un « concentre toi sur la course et sur ton allure, oublie ta montre ». Il faut dire qu’avec cette pluie, je ne vois pas grand chose. Le nouveau parcours est plutôt sympa et roulant même si j’ai détesté les tunnels sur les quais comme dans toutes les courses parisiennes. Les flaques d’eau sont de plus en plus importantes sur le parcours, le vent se met à souffler vraiment fort et la pluie nous fouette le visage au point que je suis persuadée qu’il grêle.
A ce moment là, je ne sens plus mes mains qui sont ankylosées avec le froid et la pluie malgré mes gants, mes chaussures doivent bien peser 5 km chacune.

semi de paris the sporty family tunnel

A partir du 15è km, je comprends que la petite douleur que j’avais eu la semaine passée dans le genou est en train de se réveiller. J’avais été vigilante toute la semaine, les entraînements s’étaient bien passés mais le fait de patauger dans mes chaussures ne devait pas plaire à ma rotule capricieuse. Mot d’ordre de mon frère quand je lui en parle « Le mental, Req, le mental ! C’est maintenant que tout se joue ». Il enchaîne avec un « tu n’as pas l’air vraiment à fond, allez on ne lâche rien ». Oui chef ! Je lui demande si on est dans les temps prévu et il me répond de ne pas m’en occuper. Bien chef !  C’est reparti pour 4 kilomètres à peu près corrects mais au 19è, après avoir mis le pied droit dans une énième flaque d’eau, je plie de plus en plus difficilement mon genou. Sans mon petit frère, je me mettais sur le côté pour ne pas finir ou je finissais en marchant tant bien que mal. Heureusement qu’il est là, il place sa main dans mon dos et me pousse gentiment mais fermement à continuer « c’est la dernière ligne droite, Req, au rond point là bas on prend à gauche et on est arrivés ». On est au 20è kilomètre, je suis quasiment pliée en 2 pour continuer à courir en gardant ma jambe tendue, je n’arrive pas à croire que c’est mon genou qui provoque ça. Les gens autour de moi m’encouragent et cette satanée ligne d’arrivée finit par arriver. J’arrive enfin à me redresser pour regarder ma montre : un peu plus de 1h45. On était parti pour un chrono de 1h43 mais on aura mis plus 6 minutes pour faire ce dernier kilomètre …

A partir de là, dès qu’on se met à marcher, le froid nous tombe dessus d’un coup. On récupère un poncho comme on peut avec nos doigts engourdis, on attrape la médaille, un morceau de banane à un des ravitos et on avance en mode zombie … enfin, moi surtout ! J’ai froid, je grelotte et je ne peux même pas trottiner jusqu’à l’espace Fitbit dans le Parc Floral qui me parait d’un coup au bout du monde. Je dis à mon frère de trottiner et de partir se mettre au chaud, je le rejoindrai à mon rythme. Quand j’arrive, il est en train de se restaurer après avoir demandé à Arthur de l’aider à zipper sa veste car ses doigts ne répondaient plus. Quand je vous dis qu’on a eu froid, je ne plaisante pas.
De mon côté, j’ai demandé à quelqu’un de m’aider à enlever mes gants avant de les jeter à la poubelle ; mes mains n’étaient pas belles à voir : rouges, doigts gonflés. Un quart d’heure de plus sous cette pluie et j’avais des doigts palmés !

A partir de là et jusqu’à chez moi, je grelotte. Les gobelets de café (que j’ai pris juste pour me réchauffer les mains !) ou les pâtes au pesto n’ont pas réussi à me réchauffer. Je me change tant bien que mal, je me maudis de ne pas avoir pris de chaussettes et chaussures de rechange. Une fois mon frère parti, je papote un peu avec Yohann Diniz (1h33 les doigts dans le nez pour lui) et l’équipe Fitbit puis je me dirige vers le métro en grelottant.

Là j’ai vraiment réalisé les conditions météo incroyables de cette course : la moitié des gens dans la bouche de métro grelottait autant que moi, beaucoup se changeaient comme ils pouvaient sur le quai sans parvenir à enlever leurs vêtements trempés ou ouvrir leur vestes avec des doigts aussi engourdis que les miens. Les passants en ont aidé beaucoup !

Je me suis posée sur le siège d’un RER A direction Conflans après avoir envoyé un SMS à ma copine Anne pour lui demander de me récupérer à l’arrivée, en rêvant d’une douche bien chaude.

chrono fitbit semi de paris the sporty family

Avec du recul, je suis contente de ce chrono de 1h45’14″(même si je suis déçue de cette « défaillance » au 19è et des 14 secondes de trop #EternelleInsatisfaite). J’ai quand même gagné 11 minutes par rapport à l’an dernier et c’est énorme (merci à mes coachs, les entrainements portent leurs fruits !). Je n’y serais jamais arrivée sans mon super meneur d’allure (thanks, bro’) et je crois que celles et ceux qui sont allés au bout dans ces conditions ont vraiment prouvé leur MOTIVATION, celles et ceux qui ont joué les meneurs d’allure dans ces conditions pour les copains ou la famille encore plus. Il fallait vraiment en vouloir pour attendre dans les SAS et ensuite courir dans ces conditions, sous cette pluie, ce vent, ce froid et il le fallait encore plus pour nous accompagner dans ces conditions. Bravo et merci !

Je ne sais pas si je vous dis à l’année prochaine sur cette course, je verrais dans quelques jours mais j’ai quand même une revanche à prendre sur le 19è kilomètre et sur Michel G. qui a osé me doubler dans la dernière ligne droite !

Ils gagnent les dossards pour le Fitbit Semi-marathon de Pa …

Vous avez été nombreux à participer (merci infiniment) et j’aurais adoré faire gagner tout le monde tellement vous avez tous l’air ULTRA motivés. Malheureusement il n’y a que 4 dossards alors voici les 4 gagnants :

  • Camille M. (commentaire n°13)
  • Yous’ (commentaire n° 2)
  • Zoubida (commentaire n° 57)
  • Athaa (commentaire n° 8)

Merci à tous les participants. Les gagnants vont recevoir un code pour s’inscrire dès maintenant.

A très vite pour d’autres cadeaux.

Le semi-marathon de Paris approche … (4 dossards à gagner)

Oulala cela fait plus d’un mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles et pourtant j’ai plein de choses à vous raconter et à partager avec vous : nouveaux projets sportifs, nouveaux produits, etc. Mais bref, dans un environnement professionnel stressant, une vie de famille speed et les préparatifs du marathon de Paris, j’ai manqué de temps.

En tout cas, j’avais quelques engagements sportifs pour les prochains mois que je compte bien honorer et parmi eux il y a bien évidemment le Fitbit semi marathon de Paris. Cela fait maintenant quelques mois que l’adorable équipe de comm’ Fitbit m’a offert un dossard donc j’avais bien inscrit cette date dans mon calendrier : le 5 mars prochain, si tout va bien, je prendrais le départ du semi-marathon avec plein de monde (48000 selon les organisateurs). A J-17, il y a bien une petite douleur au genou mais on croise les doigts pour que tout aille mieux d’ici là.

fitbit-semi-marathon-2017

Bref, comme je n’ai pas envie de me retrouver toute seule sur la ligne de départ (oui je sais, je vais bien retrouver des têtes connues parmi les 48 000 coureurs), je vous propose de vous faire gagner 4 dossards pour vous joindre à moi au départ de cette course (après, libre à vous de prendre le SAS que vous souhaitez mais je compte sur les gagnants pour me faire un petit coucou au retrait des dossards le samedi, avant ou après la course le dimanche).

Pour gagner l’un de ces 4 dossards, c’est très simple : laissez moi un commentaire ici et dites moi pourquoi vous auriez envie de courir ce semi-marathon.

Vous avez jusqu’à lundi 20 février à midi. Les 4 gagnants recevront un code pour s’inscrire dès lundi à 14h.

A vous de jouer !!

Courir avec la lampe Runlight tout en évitant de bronzer sous la lune … (Cadeaux inside)

Quand on court pendant les beaux jours, sous le soleil, on a tous le réflexe de se protéger des UV et des coups de soleil en se tartinant de crème solaire. Bizarrement on n’y pense pas du tout quand on court de nuit et pourtant on a tous vu ou entendu parler de la Super Lune il y a quelques semaines, Super Lune qui nous a sûrement dardé de ses rayons pendant que nous courions allègrement dans la nuit …

Quand on y pense, on fait quand même attention à plein de détails quand on court la nuit : on se couvre bien car il fait plus frais, on met des vêtements avec des bandes rétro-réfléchissantes pour être visibles sous les feux des voitures, on a tous une lampe de course pour éclairer les routes et chemins sur lesquels on court … D’ailleurs, en parlant de lampe, je suis une grande fan de la fameuse lampe RunLight Kalenji, parfaite pour courir la nuit. Vous ne connaissez pas cette lampe ? C’est une lampe qui se porte sur le torse, ultra légère et qui permet d’éclairer à 20 mètres devant nous.

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Le fait de la porter au niveau du torse fait qu’elle éclaire parfaitement au niveau de nos pieds, ce qui nous permet de voir où on les met. Elle dispose de 3 modes d’éclairage plus ou moins puissants, d’une batterie ultra légère qu’on peut recharger sur un port USB.

Bref, avec cette lampe, on court encore plus souvent la nuit et encore plus longtemps … mais il faut quand même se protéger pour éviter d’attraper des coups de lune quand on passe trop de temps dehors. Heureusement, en même temps que cette lampe, Kalenji a aussi innové avec un nouveau produit : la Moon Cream. C’est le même principe que pour la crème solaire mais on l’utilise quand on court de nuit, pour se protéger des coups de lune … Comment ça je raconte n’importe quoi et les coups de lune n’existent pas ??? Et avec cette vidéo comme preuve, vous me croyez ?

Là, vous vous demandez clairement ce que je raconte ? est-ce que mon marathon a attaqué mes neurones ? Les coups de lune m’ont tapé sur la tête ? Est-ce que, décembre oblige, je crois aussi au Père Nöel ?

Non rassurez vous, tout va bien, personne n’a peur des coups de lune et avec ma lampe Runlight je continue à courir la nuit sans aucun problème. Mais on ne peut qu’adorer cette campagne de communication pour le lancement de cette lampe Runlight : bravo à l’agence Rosapark !

En revanche, décembre oblige, je vais jouer à la Mère Nöel en vous proposant de gagner 3 coffrets « Runlight x Moon Cream ».

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Pour jouer et tenter de gagner l’un de ces coffrets, il suffit de me laisser un commentaire en me racontant une petite anecdote d’une course nocturne, avant le mercredi 14 décembre.

Vous ferez peut-être partie des 3 gagnants qui auront ce petit coffret au pied de leur sapin pour Noel. Alors, à vos claviers !

Mon 1er marathon ou la magie de La Rochelle (Episode 4 : soins, alimentation, etc)

Je crois que j’aurais fait le tour de la préparation à ce marathon avec ce dernier article. Après le récit de l’avant course, celui de la course, l’article sur mon équipement sportif et diététique, parlons un peu du reste de la préparation. Je vais donc en profiter pour partager un peu de ma prépa côté alimentation avec mon expérience toute simple car je ne suis pas une pro dans ce domaine, la question du sommeil mais surtout la préparation de cet outil indispensable pour courir : NOS PIEDS.

Côté alimentation, je ne suis pas du tout une pro de la diététique. J’ai beau alimenter mon blog cuisine depuis 12 ans, je cuisine certes beaucoup et je suis une inconditionnelle du fait maison mais je ne m’alimente pas toujours très bien. La semaine au bureau il m’arrive fréquemment de sauter le déjeuner, je bois des litres de café et j’oublie souvent de boire pour m’hydrater. Mais avec l’entrainement intensif pour préparer ce marathon (3 à 4 sorties running par semaine, 1 à 2 séances de PPG dans ma salle de sport et la natation le mardi soir depuis septembre), la fatigue a commencé à s’installer, les cheveux à tomber, signe de certaines carences qu’il fallait corriger pour éviter les blessures. J’ai donc essayé de m’organiser pour mieux manger :

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  • Je suis incapable de manger le matin alors je me suis préparé des petits déjeuners à emporter pour les manger plus tard : du granola maison avec du fromage blanc ou un yaourt au soja dans ce petit pot, quelques fruits secs (abricots, amandes, noisettes) à grignoter quand j’avais faim pour éviter les gâteaux industriels.
  • J’ai repris ma vieille habitude du Green Smoothie ou smoothie vert à préparer le matin et pour pallier certaines carences, je les ai enrichis en spiruline. Je buvais un smoothie le matin et un plus tard vers 16h, en l’emportant avec moi dans un pot Mason.
  • Si vous avez une cantine d’entreprise, la question du déjeuner ne va pas forcément se poser. Ce n’est pas mon cas donc j’ai essayé d’anticiper au maximum les déjeuners en bureau en les préparant à l’avance pour arrêter de sauter ce repas. Pour ça, j’ai appliqué les principes du « Meal Prep » : j’ai préparé les menus pour la petite famille à l’avance et à partir en fonction du dîner je cuisinais un peu plus pour me préparer une lunchbox pour le lendemain. J’ai aussi beaucoup pioché dans les produits bruts déjà préparés (cuits mais non assaisonnés) comme les lentilles, les légumes surgelés à cuire à la vapeur, etc pour composer des lunchbox aussi variées que possible.
  • J’ai continué à boire mes litres de café jusqu’à 3 semaines avant le marathon où je n’en prenais plus dans l’après-midi.
  • J’ai emporté une bouteille d’eau avec moi au bureau tous les jours pour me forcer à boire régulièrement. Le fait d’avoir cette bouteille sous le nez fait qu’on n’oublie pas ou qu’on n’attend pas d’avoir soif (ce qui n’arrive pas forcément au bureau) pour boire.

Evidemment, je n’ai pas tenu ce programme sur toute la durée de la préparation physique mais j’ai fait attention au moins le dernier mois.
Les 10 derniers jours avant le marathon j’ai même essayé de suivre un plan d’alimentation assez précis où on fait le vide en glucides jusqu’à J-5 avant de refaire le plein sur les derniers jours.

Ce qui me connaissent savent que je suis une grande insomniaque. Je n’ai pas besoin de beaucoup d’heures de sommeil et je me réveille régulièrement vers 4h du matin sans arriver à me rendormir ensuite. Or, pour une course comme un marathon, le sommeil est d’une importance capitale pour se préparer, pour récupérer après chaque entrainement et un sommeil de qualité permet d’éviter les blessures (Patrick, un coach du club me l’a beaucoup répété).
J’ai donc essayé de lever le pied sur le café mais sans grand résultat. J’ai fini par me résoudre à me coucher un peu plus tard pour grappiller quelques heures avant de me réveiller définitivement. Si jamais vous avez des remèdes de grand-mère pour dormir, je prends. Mais ne négligez surtout pas ce paramètre « Sommeil » dans votre préparation.

Pour finir, un des points très important c’est aussi la préparation des PIEDS. J’avais en tête les photos des copains et copines après leurs marathons : des photos d’ampoules, d’ongles noirs, de pieds traumatisés par la course. Je voulais éviter ça au maximum.
J’ai donc d’abord commencé par faire attention aux chaussettes utilisées. J’avais zappé ce paramètre jusqu’à ce que je discute avec ma copine Sophie et une des athlète Diadora aux 20 km de Paris. Sophie avait une ampoule après sa course alors qu’elle n’en avait jamais eu. « La faute aux chaussettes » a dit cette athlète et c’était effectivement le seul paramètre que Sophie avait changé. Une fois la question des chaussettes réglée, j’ai commencé à chercher ce que je pouvais faire pour préparer mes pieds. Et je me suis souvenue de ce dépliant pris dans le cabinet de mon super podologue Jérôme Das Dores, coureur et ultra-traileur. Après avoir tout lu attentivement, j’ai suivi les conseils 3 semaines avant le marathon. Avec son accord, voici les conseils :

  • une visite chez le podologue 3 semaines avant l’échéance si besoin pour traiter les cors, calosités, etc, pour faire couper les ongles et avoir quelques conseils. J’avoue ne pas avoir fait cette visite car aucun problème de cors ou autre petit bobo. J’ai fait attention à couper mes ongles courts et sans angles avant la course.
  • Préparer la peau des pieds en la « tannant ». Pour ça, j’ai utilisé le produit Tano mais dans les conseils de Jérôme un simple citron suffit. Donc 3 semaines avant la course, il faut imbiber un coton de Tano ou de jus de citron et le passer sur l’ensemble de la plante du pied en remontant bien sur le dos du pied et sur les orteils, laisser sécher à l’air libre puis appliquer une crème Nok sur les pieds secs. Il faut bien masser pour faire pénétrer la crème, en évitant d’n mettre entre les orteils pour ne pas déclencher de mycoses ou autres joyeusetés dont on peut se passer.
  • Le Jour J, il faut appliquer généreusement de la crème NOK sur les pieds pour en avoir une bonne couche, enfiler les chaussettes par dessus et remettre de la crème sur les chaussettes ou dans les chaussures aux endroits stratégiques (là on où on attrape facilement des ampoules).

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J’ai suivi ses conseils à la lettre et j’ai terminé mon marathon sans aucun bobo sur les pieds alors qu’il m’est arrivé de terminer mes sorties longues avec des ampoules au niveau du gros orteil. Conseils validés, donc ! Merci Jérôme. Si vous cherchez un super podologue, spécialisé en podologie du sport, coureur et traileur, n’hésitez pas à le contacter de ma part :

Jérôme DAS DORES
227 rue de l’Ambassadeur
78700 Conflans-Sainte-Honorine
Tel : 01.39.72.41.58
jerome.das-dores.podo@orange.fr

Voilà, c’est à peu près tout. Ces différents articles donnent l’impression que j’ai été très méthodique, etc mais en réalité il y a eu beaucoup d’entorses au programme que je m’étais fait : des déjeuners avec un sandwich de la boulangerie ou des biscuits, du café à gogo, des nuits blanches à regarder des séries, etc. Mais je savais que je pouvais rattraper tout ça et c’est ce que j’ai essayé de faire les 10 derniers jours (ma copine Anne pourra en témoigner !).
Le vrai secret de la réussite d’un marathon c’est peut-être ça : bien connaitre ses capacités et ses limites, partir et rester sur ses bases et ne pas tenter de nouveautés dans la dernière ligne droite.

En tout cas, merci à tous pour vos encouragements avant et vos petits mots après ! Quelques jours après cette course, je commence à le réaliser : je suis marathonienne !

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Mon 1er marathon ou la magie de La Rochelle (Episode 3 : mon équipement)

Après vous avoir parlé de l’avant course et fait un récit de ma course, il est temps de vous parler de mon équipement : les chaussures, la tenue mais aussi toute la partie diététique.

Je fais partie de ceux qui ont des produits fétiches ou chouchous, je pourrais acheter plusieurs fois le même corsaire une fois que j’ai trouvé le bon, de peur que la marque ne décide de l’arrêter subitement. Donc pour ce marathon, je ne me suis pas posée de questions et je suis partie avec mes basiques pour ce qui est de la tenue. S’il nous arrive en tant que bloggueur de recevoir plein de cadeaux et d’équipement, ce n’était pas le cas sur ce marathon. J’ai moi même  acheté l’ensemble des produits que j’ai emmené avec moi, c’est important de le préciser pour insister sur le fait que j’ai choisi CHACUN de ces produits.

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  • Corsaire de trail Kalenji : celui-là, j’aimerais vraiment que Kalenji le propose en version collant car il est parfait (les amis de chez Kalenji, si vous me lisez …). Compression, poches multiples, lien de serrage à la taille, il a tout ce que je cherche dans ce genre de produit, je cours avec depuis l’été dernier puisqu’il est apparu dans la collection Eté chez Décathlon. Il m’a permis d’emmener mes gels dans les poches sur les côtés et à l’avant et mon téléphone dans la poche arrière (j’aurais pu m’en passer mais bon).
  • Mes manchons de compression Compressport qui ne me quittent jamais pour les sorties longues. Je vous en ai déjà parlé, j’ai expliqué pourquoi ils m’étaient indispensable et ils ont rempli leur rôle sur ce marathon.
  • Mes manchettes Kalenji pour les bras : je ne voulais pas garder mon coupe-vent pour courir car au bout d’un moment on a rapidement chaud et c’est plus encombrant qu’autre chose.
  • Un soutien-gorge de course Kalenji dans lequel je suis bien car j’ai subi quelques courses avec cette impression d’être comprimée au bout de quelques kilomètres et je n’en voulais pas cette fois ci.
  • Un tee-shirt technique basique de chez Kalenji à porter sous le débardeur du club. Si j’avais eu un maillot à manches courtes aux couleurs du club, c’était suffisant mais je ne me voyais pas courir 42km en débardeur avec le temps frais.
  • Des gants de running basiques Kalenji que j’ai d’ailleurs oublié à un des ravito, les ayant enlevé après le semi car j’avais finalement chaud.
  • Mes désormais fidèles Skechers dont je vous ai déjà parlé ici, celles qui m’accompagnent dans mes sorties longues et qui ont été parfaites sur ce marathon : les GoRun Forza. Je pense avoir tout dit dans mon précédent article, elles ont rempli leurs promesses à La Rochelle.
  • Des chaussettes de running testées et approuvées sur plusieurs sorties. Après avoir réalisé l’importance des chaussettes de qualité sur des longues distances, j’ai choisi de miser sur des Rywan, des chaussettes techniques qui ont fait leurs preuves. J’ai opté pour le modèle « No Limit », spécial longue endurance, je les ai testé, lavé, re-testé, relavé pendant les 2 mois précédents le marathon et c’est elles que j’ai emmené à La Rochelle.
  • Une ceinture porte dossard basique de chez Kalenji. Les trous sur le dossard ne collaient pas avec les 3 points d’accroche présents sur le porte dossard mais ce n’était pas gênant. Je ne sais pas si je préfère le porte-dossard ou les épingles … Le porte dossard avait tendance à tourner et à bouger un peu. A valider sur une prochaine course.
  • Ma montre Garmin Vivoactive au poignet.

Je n’ai rien pris de plus, pas de bonnet, de buff ou de bandeau. Le strict minimum pour être bien, sans avoir trop chaud ni trop froid. J’ai hésité à enlever les manchettes au niveau des bras sur la 2è partie du marathon mais finalement je les ai gardé.
Dans mon sac j’avais laissé le coupe-vent qui me suit depuis plus de 5 ans, un basique Kalenji qui ne doit plus se faire ou qui a dû changer de look depuis.

Côté produits diététiques, j’ai testé pas mal de choses mais seulement dans les 2 marques que je prends habituellement : Overstim.s et Aptonia. En temps normal sur mes semi ou mes trails, je prends des gels Aptonia. Ils ont une gamme assez large niveau saveurs avec différentes « puissances » selon l’intensité de l’effort et je suis une grande fan des Aptonia 500 saveur Melon, testés et approuvés à maintes reprises.
Le hic c’est que si j’arrive à doser sur un semi-marathon (je prends un gel 300 ou 500 vers le 10è km) je n’avais aucune idée de la façon de gérer un marathon. Donc je me suis rabattue sur le « Pack Marathon » Overstim.s et leur programme précis :

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  • 1 Gatosport déjà testé et approuvée, je l’ai préparé en portion individuel et emporté avec moi le vendredi dans un ziplock. Le gâteau était parfait le dimanche matin.
  • 1 boisson d’attente que je devais tester au préalable (j’en ai donc acheté 1 en plus de celle du pack pour la tester sur une de mes sorties longues), j’en ai bu 2 gorgées.
  • 8 gels (détail dans la photo ci dessous) avec un tatouage à se coller sur le bras éventuellement pour savoir quel gel prendre à quel moment,
  • une boisson de récupération testée aussi sur un semi, que j’ai bu après avoir récupéré mon sac au vestiaire peu après l’arrivée
  • 1 pot de Maltodextrine, pas utilisé cette fois ci
  • 1 ceinture porte-dossard pas utilisée car malheureusement trop grand même une fois serrée au maximum.

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(mon super tatouage ne ressemblait plus à rien après 42 km sous mes manchettes)

Pour la Malto, je me suis rabattue sur la version « portionnée » de chez Aptonia. Il est recommandé de boire 1 litre d’eau et de malto sur chacun des 3 jours précédents le marathon et je n’avais pas envie de me prendre (un minimum) le chou à préparer des portions à emporter avec moi. Le produit Aptonia est conditionné en sachet (6 sachets par pack) et chaque sachet se dilue dans 500 ml d’eau. J’ai donc emmené avec moi les 4 sachets pour le vendredi et le samedi, ce qui m’a aussi évité de me balader avec 1 litre d’eau sur moi mais seulement une bidon (Aptonia) de 600ml (parfait pour contenir 500 ml d’eau et la malto).

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Dans la série des produits « je ne sais pas si ça marche mais on ne sait jamais », j’avais aussi pris un tube de Sportenine dans mes affaires. Censé prévenir les crampes et la fatigue musculaire, ces cachets peuvent se prendre avant, pendant ou après une course et c’est un un produit homéopathique. J’ai suivi les consignes qui disent de prendre un cachet par heure pendant une course longue, j’avais donc 4 petits cachets dans un mini sachet ziplock dans une de mes poches. Est-ce que c’est ce produit qui m’a effectivement empêché d’avoir des crampes, je n’en sais rien. C’est peut-être l’effet placebo mais ce serait dommage de s’en priver.

En dehors des gels et de la Sportenine, je n’ai pris que de l’eau pendant toute la durée de la course. Les ravitos étaient bien fournis avec des boissons énergétiques ou du glucide, du coca, etc mais je me suis contentée de ma bouteille d’eau, remplie 2 fois aux ravitos. Une gorgée après chaque gel et une gorgée à chaque kilomètre. Il fallait bien une eau toute simple pour faire passer le côté très sucré des gels et ne pas être écoeurée.

Voilà, vous savez tout pour mon équipement. Je me suis fait une ckeck-list au fur et à mesure que je testais et validais les différents produits, j’ai remis cette check-list au propre une semaine avant le marathon pour être sure d’avoir tout ce qu’il fallait disponible et propre (pour l’équipement) au moment de faire ma valise, il ne restait plus qu’à cocher tout en mettant dans la valise. Rien de tel pour éviter le stress de dernières minutes et les oublis qu’il peut engendrer. Si vous voulez que je partage cette liste ici avec vous, il suffit de laisser un petit commentaire.

Au prochain (et dernier épisode), je vous parle des soins et précautions très importants avant le marathon : préparer ses pieds à cette longue distance !

Mon 1er marathon ou la magie de La Rochelle (Episode 2 : la course)

Dimanche, je me réveille en sursaut, je regarde l’heure sur ma montre : 5h40. Je me demande ce qui a bien pu me réveiller quand j’entends à nouveau les pleurs du bébé de la chambre d’à côté. Je me dis que ses parents vont se lever pour le calmer mais il continue à pleurer, pleurer, pleurer non stop pendant 20 minutes. Je ne dois pas être la seule à subir ça car j’entends des coups frappés quelque part et 2 minutes plus tard le bébé commence à se calmer. J’essaie de me rendormir … sommeil haché jusqu’à 7h au moment où mon réveil sonne.
Je checke mes emails, les réseaux sociaux puis je me lève, file sous la douche avant de commencer à m’habiller. La pression commence à monter mais j’essaie de rester méthodique.

7h45, je suis prête, je mets le reste de mes affaires dans mon sac à dos rose à fleurs, celui que je prends sur toutes les courses (personne n’a le même donc je le repère toujours aux vestiaires), j’attrape un Gatosport et je file prendre un thé dans un restaurant sur le Vieux Port de la Rochelle. Le temps est superbe, le ciel est déjà bleu. Une fois le Gatosport difficilement avalé (je suis de celles/ceux qui ne peuvent pas manger le matin), je marche rapidement vers la zone de départ n°2 où se retrouvent toutes les féminines et quelques autres. Il y a en effet 2 zones de départ et contrairement aux autres courses, les SAS ne sont pas attribués en fonction de son temps estimé mais par catégories. Il y a déjà pas mal de monde, je prends le temps de faire un petit passage au toilettes dans l’espace Encan, ouvert pour l’occasion puis je me dirige vers le camion qui sert de vestiaires, vestiaires qu’on récupère ensuite à l’arrivée. J’enlève mon coupe-vent et le mets dans le sac, je prends mes gants et une bouteille d’eau, je mets mon dossard, je chope une boisson d’attente que j’avais prévu de boire mais après 2 gorgées, je la mets dans une poubelle car vraiment trop sucrée et je n’avais pas envie d’être écœurée dès le départ. Je donne mon sac aux bénévoles chargés du vestiaires et je file dans le SAS.

8h45, je suis dans le SAS, j’essaie de rester au soleil pour ne pas avoir froid. Le ciel est bleu, le soleil est là mais il fait très frais. Je fais mon habituelle photo pour les copines : le vernis à ongles assorti au maillot, cette fois-ci ce sera le maillot de mon club, le PLM Conflans. Je me sens un peu seule dans le SAS au milieu de tous ces gens venus entre amis, en famille ou en club pour courir ensemble mais l’ambiance est là et je papote avec mes voisins. On se croisera d’ailleurs ensuite plusieurs fois pendant la course mais seulement au début : certains font le marathon en relais et d’autres ont prévu de le boucler en 3h20 !

9h, le speaker lance le compte à rebours, il sera 9h02 quand on passera sous l’arche de départ, j’enclenche ma montre. C’est parti pour quelques heures sur cette distance mythique tant attendue et tant redoutée.

Le départ est un peu lent, il y a beaucoup de monde et le slalom commence pour sortir un peu de cette foule, le 1er km est rapidement bouclé, le 2è arrive tout aussi vite. Je regarde ma montre et je vois que sur ce 2è je vais plus vite que prévu. Ma stratégie est simple : rester constante tout le temps et essayer de maintenir une allure de 5’30 par km pour tenter de boucler le marathon en un petit peu moins de 4h.

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Arrivée au 5è, je prends un 1er gel. Là encore j’ai opté pour une stratégie toute simple : des gels déjà testés, certes mais surtout le programme marathon Overstim.s avec un gel bien précis tous les 5 km. Seul bémol : les 8 gels ont été difficilement casés dans les poches de mon corsaire de course. Hé oui, j’ai eu beau essayer de penser à tout, je n’avais jamais testé le fait de courir avec les 8 gels sur moi et j’en ai perdu un quelque part. Tant pis, je verrais à quelle étape je ferais l’impasse sur le gel en question. Bref, 1er gel avalé, une gorgé d’eau de la bouteille que j’ai à la main et je continue.

Les km défilent, pour le moment tout va bien. Je boucle 10 km en 53 minutes, un poil plus rapide que prévu. En passant devant un ravito, le chrono prévisionnel annoncé pour notre allure est de 3h56. Jusque là tout va bien, j’enchaîne les km, je croise la jeune femme qui était à côté de moi dans le SAS, on papote pendant près de 300 m, signe que tout va bien côté cardio. Je mets fin à la discussion car j’ai encore beaucoup de km devant moi et elle, elle fait le marathon en duo. On va continuer à se croiser et se suivre jusqu’au semi.

Je vois Thierry, un copain du club qui devait courir ce marathon mais qui s’est fait une entorse, lui et sa femme m’encouragent et ça fait du bien.

Le semi arrive d’ailleurs rapidement, je le boucle en 1h51, un peu plus rapide que prévu mais jusque là je m’en suis tenue à ma stratégie : allure constante, un gel tous les 5 km et une gorgée d’eau tous les km. Je zappe d’ailleurs les 1er ravito et je fais un arrêt rapide ensuite juste pour remplir ma bouteille que j’ai à la main. Je ne sais pas boire dans un gobelet quand je cours et je déteste ces bouteilles avec les bouchons classiques pour courir. Chers organisateurs de courses, par pitié, arrêtez les gobelets et proposez des bouteilles avec des bouchons sport !

Les kms continuent à défiler, mon genou commence à me titiller et à claquer une fois sur quatre en moyenne (j’ai le temps de compter), je me demande rapidement quelle mouche m’a piqué pour m’être embarquée sur un marathon. D’ailleurs je me dis que je vais revendre mon dossard pour Paris parce que courir 42 km ça relève d ‘une certaine forme de masochisme. Et pourtant je suis encore bien.
Je croise un trio sympathique composé de 2 runners et une runneuse. les 2 garçons mettent une super ambiance à chaque animation musicale sur le parcours, on blague un peu et je leur dit que je vais rester avec eux. Les 2 runners me disent en rigolant être les gardes du corps de la runneuse, je retiens 2 prénoms : Marjorie et Etienne. Etienne me dit que ne pas m’arrêter au ravito, il se charge de me prendre de l’eau si j’en ai besoin mais je lui dis que je vais continuer avec mon système de bouteille sport. Régulièrement, ils se retournent pour voir si je suis toujours, me font signe pour que je les rattrape. Ils encouragent ceux qui ont des crampes et commencent à se mettre sur le côté pour marcher, ils donnent des conseils à ceux qui ont l’air en difficulté. Ils sont géniaux !

Je fais un arrêt rapide à un autre ravito pour de l’eau et c’est là que je les perds. Eux sont organisés : Marjorie court et c’est son marathon, Etienne et son acolyte sont là pour lui fournir ce dont elle a besoin. Ils prennent de l’avance pour choper de l’eau aux ravitos et lui donner, ils piochent dans le camelback qu’ils ont pour lui donner ce qu’elle demande ou y ranger ce dont elle n’a plus besoin. Au top. Je veux la même chose pour mon prochain marathon, si jamais il y a des volontaires !

Je continue donc toute seule, je suis un peu surprise par le nombre de coureurs qui s’arrêtent subitement à cause des crampes. Ca devient d’ailleurs un peu plus difficile de soulever vraiment les jambes et je cours avec une foulée un peu plus rase, ce qui n’est pas toujours évident sur certaines portions de la route, sur les pavés. Maintenant que le semi est passé, j’arrive à me repérer vu que ce marathon fait 2 boucles, j’essaie de me souvenir des faux plats pour les anticiper un peu, des pentes pour essayer d’aller un peu plus vite tout en récupérant, des longues lignes droites déprimantes pour mettre mon cerveau en pause.

Les km défilent toujours, j’ai recroisé Thierry et sa femme qui m’ont encore encouragé. D’autres spectateurs lisent nos prénoms sur les dossards et sur une portion j’entends plein de « Allez Requia, allez les filles », ça fait un bien fou. J’ai l’impression que mon allure est toujours constante mais en même temps je sens que je commence à courir légèrement moins vite. La prévision des 3h47 annoncée au dernier ravito me semble loin. J’ai encore du jus dans les jambes mais je ne sais pas ce qui m’attend pour la suite donc je joue la prudence. Sur les bords de la route, certains marchent toujours, d’autres ont leur dossard à la main signe qu’ils ont jeté l’éponge. Le mental prend le dessus après le 32è, je commence à m’auto-engueuler comme je le fais sur certaines courses pour me booster un peu et ça marche. Je double un peu plus de gens et ça booste aussi. Encore 10 km. A la fois pas grand chose et tellement.

J’applique ma dernière stratégie : ne plus calculer le nombre de km restants, juste courir. Mettre la petite voix qui dit que les jambes commencent à être lourde en sourdine. Ca marche. En mode robot : un pas devant l’autre, on avance, la ligne d’arrivée est forcément au bout. Un gel au 35è km, une gorgée d’eau à chaque km, à chaque fois que ma montre vibre. Ne penser à rien d’autre.

Le 40è km arrive enfin, je fais l’impasse sur le dernier gel car je sens que mon estomac ne va pas aimer même si pour le moment tout va bien. Il y a de plus en plus de spectateurs sur les bords de la route, les bénévoles essaient de les écarter car la portion qui nous reste se resserre vraiment par endroits. Je manque de tomber au un peu après le 41è quand un coureur passe devant moi pour aller sur le bord de la route, la jambe tendue par une crampe, je râle un peu mais ce sera bien la 1ère fois de toute la course.

Au loin, je vois les tourelles que j’avais repéré comme étant proches de la ligne d’arrivée. J’accélère un peu plus, je double quand je peux et j’aperçois le tapis bleu qui nous dit que l’arrivée est là. Enfin. Je vois des photographes, j’ai une pensée pour Samba qui va me demander où est la photo avec le V de la victoire, comme sur chaque course. Je souris, je lève les bras, le V de la victoire avant de passer la ligne d’arrivée et d’arrêter ma montre. Elle me donne un temps de 3:52:57. Le temps officiel sera de 3:52:52. Moins de 4h. Je l’ai fait. (mon esprit cartésien apprécie ces 52 l’un à côté de l’autre).

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Quarante deux km cent quatre vingt-quinze de course, sans crampes, sans marcher, sans trop de douleurs. Je m’attendais à être plus euphorique en passant la ligne d’arrivée, je suis juste contente d’avoir dompté cette distance mythique dans ces conditions. Je le sais, je suis toujours trop exigeante avec moi même et on ne me changera pas (je sais que dans 20 minutes je vais me dire que j’aurais pu passer sous la barre de 3h50 si j’avais moins joué la prudence mais tant pis).

J’envoie quelques SMS, MP sur Facebook, je demande à un autre marathonien de me prendre en photo avec ma médaille pour la poster sur Instagram. Là je le réalise vraiment : ça y est, je suis marathonienne. Le défi des 42 ans a été relevé et plutôt bien, même ! J’ai une pêche d’enfer alors que je viens de courir 42 km !

Je me dirige vers la sortie après avoir envoyé un SMS à ma copine Cass qui devait se trouver dans le coin mais sans réponse et avec toute cette foule je  décide me diriger doucement vers l’hôtel pour prendre une douche, ranger mes affaires et aller manger un morceau avant de me diriger vers le TGV.

La suite, avec l’équipement, les conseils, etc au prochain épisode …