Et les kids dans tout ça ?

Ce blog s’appelle « The Sporty Family » et j’ai parfois tendance à l’oublier. Et oui, dans la famille, je ne suis pas la seule sportive, je pousse aussi mes enfants à faire un max de sport.

Si vous nous suivez sur Instagram ou sur la page FB du blog, vous devez penser qu’il y a 2 kids dans la famille : Adam, 12 ans et Elias 9 ans. Il y a également une adolescente de 17 ans, Shasha pour les intimes, qui se concentre sur le bac cette année. Parlons donc des garçons.

sporty kids the sporty family

Adam est cet enfant qui adore le sport en général, malgré un asthme très présent. Il est très curieux de nature donc il a essayé plusieurs sport avant de trouver celui qui lui plait. Petit, de la maternelle au CE2,  il faisait de la natation, depuis le « jardin aquatique » jusqu’au club de natation. C’est sûrement mon côté aquaphobe qui m’a poussé à l’inscrire à la natation, je ne voulais pas qu’il ait peur de l’eau comme moi. Mais au bout d’un moment il en a eu marre de passer son temps à enchaîner les longueurs donc il est passé à autre chose.
Il a ensuite eu sa phase de footeux et j’ai dû faire des pieds et des mains (une looooongue histoire) pour qu’il intégre le club le plus proche de la maison : il a donc rejoint le CFC (Conflans Football Club) mais le comportement des entraîneurs a eu raison de sa motivation, lui qui n’avait pourtant pas loupé un seul entrainement malgré le froid, la pluie, le vent, la gel, etc. Il s’est d’ailleurs un jour essayé au golf avec moi et sa réponse à la question du prof « pourquoi tu veux jouer au golf » était épique : « je pense que c’est un sport où on ne se fera jamais traiter de grosse m**** quand on loupe son coup ». Et oui, c’était ça le foot.
L’année suivante il a essayé le handball, il s’est éclaté toute l’année mais il a eu envie d’autre chose.
Je me suis donc retrouvé tous les samedis de l’année d’après sur les bords du stade des Cougars, l’équipe de football américain de St-Ouen-L’Aumône. Il avait découvert ce sport dans le manga Eye Shield 21 et voulait absolument y jouer. C’était l’année où je préparais le marathon de la Rochelle et celui de Paris donc j’ai profité de ses 2 heures d’entraînements pour courir dans le coin et faire mes 15 km chaque samedi.

adam the sporty family cougars foot us

En parallèle, il s’était inscrit au volley avec l’AS du collège, sport qu’il a pratiqué une fois par semaine à la pause déjeuner.

adam as volley the sporty family

Ce sport a été une révélation pour lui. Au bout de quelques mois, il n’était plus question que de volley, de manchettes, de service, etc. Il passait son temps avec son ballon de volley à la main. Bref, il avait enfin trouvé son sport. C’est donc tout naturellement qu’il a demandé à rejoindre la classe de 5è, section volley à la rentrée suivante.
Après s’être essayé à pleiiiiiiin de sport, je suis ravie de voir qu’il a enfin trouvé celui qui lui plait vraiment !

Pour Elias, c’est une autre histoire. Il a fait quelques stages de natation et s’il a adoré, il n’a jamais eu envie de rejoindre le club. Il s’est essayé au handball avec le « baby hand » l’année où Adam en faisait aussi mais il a trouvé que c’était vraiment « trop bébé » et avec son âge il ne pouvait pas jouer avec un autre groupe.
Il s’est ensuite essayé au football et après le fiasco des entraîneurs du CFC, je l’avais inscrit dans un autre club conflanais (le PLM Foot). Mais on est allé de surprise en surprise : si le CFC a le droit de jouer sur un sublime terrain tout neuf, avec une pelouse synthétique, le PLM n’avait droit qu’à un terrain poussiéreux, digne des terrains de foot de rue qu’on voit dans certains pays d’Afrique (on a les mêmes au Maroc). Et forcément, on a eu droit aux inconvénients qui vont avec : quand il pleut, les entraînements sont annulés car le terrain est inondé (et c’est arrivé souvent), quand il gèle c’est la même chose car les flaques de boue ont gelé, etc. Bref, au bout de quelques mois il a préféré abandonner.

elias plm football the sporty family

Elias, c’est cet enfant qui ne veut qu’une chose : courir. Je ne peux pas le blâmer. Je lui ai donc proposé de s’inscrire dans le club d’athlétisme de la ville, ce qui nous permettait d’aller aux entraînements presque en même temps, le mercredi. Seulement voilà : il veut juste courir. Il ne veut pas faire de saut en hauteur ou en longueur, il ne veut pas lancer de javelot ou de poids, il ne veut pas sauter par dessus des haies. Il veut juste courir. Malheureusement à son âge, ils sont obligés de pratiquer toutes les disciplines de l’athlétisme … L’athlétisme a à peine duré une année.
Cette année, il pratique donc un autre « sport » : il apprend le codage informatique (après tout, il exerce son cerveau, non ?), en attendant l’année où il pourra rejoindre un club de course à pieds …

elias plm conflans course a pied the sporty family
En attendant, je l’emmène parfois aux entraînements du club avec moi pour faire quelques tours de pistes avec nous et je l’emmène faire quelques kms pendant mes sorties autour de la maison.

elias running the sporty family

Voilà, vous savez tout ou presque du passé sportifs de mes sporty kids. La suite au prochain épisode …

 

Les gagnants des Fitbit Blaze …

Le tirage au sort a enfin eu lieu … (j’ai mis du temps à me remettre de la défaite du PSG le soir de la St Valentin) ;  les 2 personnes qui remportent les Fitbit Blaze sont :

  • TalonsHautEtCacao
  • Hemart

Je laisse ces 2 personnes me faire parvenir leurs adresses postales le plus rapidement possible. Et bonne St Valentin en retard !

 

Une FitBit Blaze pour la St Valentin ? (concours)

Il parait que la St Valentin approche à grands pas et cette année, on en entend beaucoup parler sur les réseaux sociaux pour une seule et unique raison : le match Real-PSG qui se joue ce soir là !

Après quelques discussions sur le sujet avec les copines, on en est arrivé à parler des cadeaux de St Valentin. Perso, je ne fête jamais la St Valentin mais je n’ai jamais compris pourquoi la plupart des cadeaux qu’on voit un peu partout tournent toujours autour des mêmes thèmes : des fleurs, de la lingerie, des chocolats en forme de coeur … On a compris que c’était la fête des amoureux mais pourquoi tout ramener à des choses en forme de coeur ? Si l’idée c’est de faire un cadeau à la personne qu’on aime, il faut offrir à cette personne quelque chose qu’elle … aime ! Logique ou pas ?

Du coup, cette année j’ai une pensée pour les copains/copines sportifs et célibataires, qui ne recevront pas de cadeau d’un(e) Valentin(e) et j’ai décidé de leur faire plaisir.

Celles et ceux qui me connaissent savent que je ne sors que rarement sans ma Fitbit Blaze, que je dors rarement sans ma Fitbit Blaze (sinon comment je pourrais surveiller mon cycle de sommeil), que je suis fan de ma Fitbit Blaze au point d’assortir les bracelets à ma tenue quand je vais travailler.

fitbit blaze camel

Elle est jolie, fine, élégante et se marie parfaitement avec toutes mes tenues. En même temps, elle me prévient de mes appels/SMS et est suffisamment intellingente pour détecter les cours de cardio que je suis dans ma salle de sport, en plus de compter mes pas, mesurer mon cardio, etc et me challenger régulièrement. Bref, elle permet de garder la forme avec classe.
Les différents bracelets proposés permettent vraiment de l’accessoiriser pour une version féminine, masculine ou passe-partout (après tout, chacun son style) avec des versions « luxe », loisirs ou classique.

fitbit blaze acier

Bref, il y’en a pour tous les styles et je suis sûre que vous allez trouver celle qui vous convient.

Du coup, pour la St Valentin, je vous propose de vous en faire gagner DEUX ! Evidemment, si vous préférez une boite de chocolats en forme de coeur ou un caleçon rouge avec des petits coeurs, je ne peux rien faire pour vous … Sinon, pour une des deux Fitbit Blaze, il suffit :

  • de me laisser un petit commentaire pour me dire la version que vous préférez (au choix, ici)
  • Likez un des comptes de Fitbit France (Facebook, Instagram ou Twitter) et le compte insta du blog (@thesportyfamily)
  • me raconter éventuellement votre pire cadeau de St Valentin, histoire qu’on rigole un peu.

Allez, à vos claviers. Je donnerais les noms des 2 personnes tirées au soir mercredi soir (sûrement pendant le match Real-PSG).

Quoi de neuf dans mes placards ?

Quoi de neuf dans mon placard côté running ? En bonne victime de la mode, à chaque saison, je craque forcément sur quelques nouveautés même si mes placards regorge de collants et corsaires de courses, de coupe-vents, de tee-shirts etc.

Même si je cours beaucoup moins, j’ai quand même craqué sur quelques nouveautés : quelques basiques pour remplacer les anciens, même s’ils sont encore en parfait état et quelques articles pas indispensables mais je reste une fashion victim …

Côté basiques, j’ai opté pour une nouveau collant de course : le collant Kiprun Compress. Il est souvent catalogué « trail » chez Kalenji mais j’avoue que je craque pour un de ces modèles chaque année pour plusieurs raisons : super rapport qualité/prix, compression, 5 poches pour tout avoir à porté de main pendant une course. (24,99€ chez Décathlon)

collant kiprun compression kalenji the sporty family

J’ai également pris 2 maillots manches longues : pratiques pour courir quand il fait froid, il suffit de les porter avec un coupe-vent ou une veste sans manches pour ne pas craindre de sortir quand les températures sont un peu basses. (9,90 à 12,90€ chez Décathlon, disponibles dans plusieurs coloris).

J’ai changé mon vieux coupe-vent pour un nouveau et j’ai profité de la liquidation du stock d’un Go Sport pour l’avoir à un tout petit prix (70% de réduc, ça ne se refuse pas). J’ai également profité de l’occasion pour acheter une veste de running sans manches dans le même magasin Go Sport mais le modèle proposé cette saison par Kalenji est aussi vraiment bien. Shoppez-le si vous le croisez, cet article est souvent en rupture de stock, victime de son succès.

Et pour mettre un peu de couleur dans tout ça, j’ai opté pour plein de petits accessoires : buff de toutes les couleurs, dont quelques uns achetés au rayon cyclisme des magasins de sport, bonnets, gants (j’ai une fâcheuse tendance à jeter les miens dès que je n’en ai plus besoin pendant une course officielle, donc je passe mon temps à en racheter), etc.

Maintenant, il me reste la question épineuse des chaussures de running à régler : mes vieilles New Balance arrive en bout de course, je n’étais pas spécialement bien dedans. L’ancien modèle NB que j’adorais n’existe plus … Bref, il va falloir que je trouve la perle rare rapidement !

Et de votre côté, quoi de neuf dans vos placards ?

Encore 117 jours et quelques heures …

… avant le marathon de Londres.

C’était la bonne nouvelle de ce Noël 2017 : après avoir échoué à obtenir un dossard auprès de toutes les agences de voyages accréditées pour ce marathon, l’une d’elles m’a finalement recontacté car ils avaient obtenu quelques dossards de plus. Je suis donc inscrite pour ce marathon dans une de mes villes de coeur.

Maintenant le plus dur reste à venir : m’organiser et trouver le temps de m’entraîner, trouver le temps de caser des sorties longues, le tout sans se blesser.

E vous, quels sont les prochains grands rendez-vous ?

Cela fait un bail …

Oui, cela fait un bail que je ne suis pas repassée par ici pour parler de sport et de running. Il s’est pourtant passé plein de choses depuis avril dernier et le marathon de Paris, dernier sujet dont je vous ai parlé.

Entre temps, j’avais continué mon entrainement pour le Triathlon de Paris, enchainant les cours de natation … sans aucun progrès à mon grand désespoir. Et à mon grand regret, je n’ai finalement pas pu participer à ce triathlon pour des raisons personnelles et professionnelles.

Entre temps, j’ai repris les entrainements avec mon club, le PLM Conflans, quelques semaines après le marathon, le temps de me remettre de mon syndrôme de l’essuie-glace, un peu accentué par ces 42 kms de zigzags dans les rues de Paris.

Entre temps, j’ai participé au Triathlon de Vendôme avec une petite bande du club et notre équipe a fini à la 1ère place du podium dans la catégorie « Equipes féminines ». La classe, non ?

Entre temps, j’ai un peu beaucoup changé de vie et depuis l’été dernier, j’ai beaucoup moins couru faute de temps mais j’ai pris plaisir à enchainer les tours de pistes avec les copines et copains du club tous les mercredi soirs. Je me suis aussi inscrite dans une nouvelle salle de sport dans laquelle j’ai mis les pieds … 1 fois en 3 mois.

Entre temps, je suis retournée à La Rochelle fin novembre, pour courir le marathon en duo avec une copine du club. C’était un super week-end avec une bande de chouettes personnes (toujours du club, c’est devenu ma 2è famille).

Bref, la course à pieds, le sport, le vélo sont toujours au coeur de mes préoccupations. Il faut juste que je m’organise mieux pour pratiquer plus. Les objectifs 2018 sont ambitieux donc il n’y aura que peu de place pour des choses approximatives ! #GetOrganized

Je reviens vite pour vous reparler du marathon de La Rochelle en duo, des nouveautés running, des objectifs 2018 etc.

Alors, et ce Marathon de Paris ? #LaFoule

Si vous vivez dans une grotte, vous avez sûrement loupé le Marathon de Paris dimanche dernier. Et encore votre grotte doit être au fin fond de je ne sais quel trou perdu. Sinon je ne vois pas comment vous auriez pû passer à côté. Mais commençons par le commencement …

Avril 2016, quelques jours après le Marathon, les dossards de la session 2017 sont mis en vente. J’ai eu le mien aux alentours de 9h, parmi les premiers. Et puis après j’ai l’ai oublié dans un coin de ma tête. Il faut dire que chaque année, j’entends parler de la magie du marathon de Paris, à quel point il est grandiose. Je revois même mon petit frère le courir en 3h13 il y a quelques années, un an après celui de New York et j’avoue que j’ai cru tous les gens qui ont parlé de cette magie. Après tout, c’est Paris !
Comme je ne voulais pas courir Paris en guise de tout premier marathon de peur de ne pas être à la hauteur, j’ai couru celui de La Rochelle en novembre dernier et je me suis éclatée (je vous ai d’ailleurs parlé ici, ou encore là). Je me suis donc soigneusement préparée pour Paris dès le mois de janvier comme je l’avais fait pour La Rochelle avec les fractionnés, les sorties longues, etc. Jusque là tout allait bien …

Début mars je commence à avoir une petit douleur dans un genou mais comme elle n’est pas toujours là, je n’y fais pas attention. Début mars encore, je prends le départ du semi-marathon de Paris que je boucle péniblement en 1h45 après que le genou ait rendu l’âme au 19è km. Un mois avant le fameux marathon, je me dis que c’est compromis mais je fais quand même le tour des médecins avec radio, eco, IRM pour être fixée. Inflammation d’un ligament ou blessure communément appelé « TFL » ou syndrome de l’essuie-glace. Bref, rien d’original, la blessure la plus commune chez les coureurs. En bonne maso que je suis, je continue quand même à courir tout en soignant cette blessure. Je ne suis pas sure de prendre le départ mais finalement un rendez-vous chez l’ostéopathe, mon podo et une séance de cryo font que ça va mieux. J’irais finalement voir de quoi il en retourne sur ce fameux marathon.

Après avoir récupéré mon dossard, être passée me faire poser du k-tape sur le genou par mon podo pour aider un peu, le dimanche matin arrive vite et je me retrouve dans le RER A avec Sophie qui court son 1er marathon.

Là encore, le temps passe super vite et je me retrouve rapidement dans mon SAS (3h45) au milieu d’un FOULE impressionnante. Et c’est ce qui va marquer ce marathon : la FOULE. Le départ est rapidement donné et on s’élance au milieu de cette FOULE incroyable. Rapidement, ça se bouscule pour rattraper un meneur d’allure qui était devant, rapidement ça joue des coudes, je manque de tomber à force de me prendre des pieds et des jambes qui essaient de se faufiler au milieu de la FOULE. D’ailleurs, je ne vois rien du parcours au milieu de cette FOULE et je me contente de suivre la fameuse ligne verte quand je la vois, les mouvements de FOULE le reste du temps.
D’ailleurs le 1er ravito au 6è km arrive, il était temps car ça faisait bien 5 minutes que la FOULE répétait sans cesse « P***** il est où le ravito du 5è ? ». Comment décrire ce ravito ? … La FOULE s’est jeté sur les tables pour attraper des bouteilles d’eau, j’ai essayé d’éviter tout le monde le mieux possible pour en attraper une sur la dernière table et j’ai continué ç courir au même rythme.
Le premier semi sera à l’image de ces premiers 5 km : la FOULE partout, les coups de coude, les gens qui essaient de traverser au milieu de coureurs histoire de rajouter encore quelques personnes à cette FOULE (mention spéciale à cette fille qui a traversé en Vélib et qui a chuté juste sur mes tibias …). J’ai donc slalomé plus que je n’ai couru mais j’étais dans mes temps pour mon 3h45. Et puis peu de temps après le ravito du semi, un type essaie de jeter sa bouteille d’eau dans une poubelle sur le bord de la route, se prenant pour Mickael Jordan au sommet de sa gloire. Mais c’était une pâle copie car la bouteille a atterri sur … ma tête. Et c’est là que j’ai été saoulée. Saoulée par cette FOULE, saoulée par ces gens qui ont joué des coudes en permanence, saoulée par les gens qui te poussent pour passer devant toi quand toi tu as passé ton temps à faire des détours pour éviter tout le monde et ne gêner personne, saoulée par ceux qui jettent leur bouteille d’eau sous tes pieds quand ce n’est pas sur ta tête. Alors que j’étais parfaitement dans les temps pour mon 3h45, j’ai eu envie d’en rester là. Et puis je me suis ressaisis et j’ai changé d’objectif : finir tranquillement ce p***** de marathon qui n’avait absolument rien de magique pour ne pas avoir à revenir le terminer une autre fois.

J’ai donc levé le pied et j’ai continué à 9 km/h, j’ai pris le temps d’encourager les gens en difficulté dans la FOULE, j’ai pris le temps de regarder cette FOULE se comporter de manière hyper individualiste, j’ai écouté la FOULE des coachs ou des lièvres engueuler leurs poulains en difficulté (depuis quand on motive les gens en les traitant de « faible » ou « d’incapable » ? j’ai loupé un épisode), j’ai regardé la FOULE des spectateurs qui encourageaient sur le bord de la route, j’ai posé pour Sow Style qui attendait au 23è km tout en courant, j’ai posé pour tous les photographes que j’ai croisé en attendant le 30è km pour voir mon frère, ma belle-sœur et mon neveu.

marathon de paris 2017 requia the sporty family

Je finis d’ailleurs par les croiser, ils m’encouragent, mon frère court un peu à mes côtés, il trouve que je suis super fraîche et en pleine forme (normal, cette FOULE m’a saoulé au point de me faire lever le pied), me demande si je veux de l’eau mais tout va bien. J’avais continué à éviter la FOULE du mieux possible à chaque ravito pour attraper une bouteille d’eau donc j’avais tout ce qu’il me fallait.

Les kilomètres continuent à défiler, la FOULE de gens qui marchent ou qui s’arrêtent en plein milieu de la route s’intensifie. C’est vrai ça, pourquoi la FOULE irait-elle marcher sur les bords alors qu’elle a les routes parisiennes rien que pour elle ?
A chaque passage sous les lances des pompiers, la FOULE joue encore des coudes pour passer juste en dessous tellement il fait chaud tandis que j’évite toute cette eau en contournant la lance à incendie et la FOULE. Cette eau trop froide ne me tente pas du tout, je préfère m’asperger un peu avec la bouteille que j’ai à la main et continuer ma route.

J’ai de plus en plus l’impression d’être en dehors du truc : comme si j’observais toute cette FOULE de coureurs de loin, sans me sentir concernée. Je regarde rapidement autour de moi pour constater qu’on est dans le bois de Boulogne. La fin est bientôt proche. La FOULE est un peu moins dense même si elle est encore importante dans certains virages. Je regarde les marquages au sol pour ne pas voir ces gens mal en point, je m’écarte pour laisser passer les secours quand les sirènes se font entendre, le soleil continue à taper, la FOULE continue à souffrir.

Finalement je passe devant le marquage du 41è kilomètre, la fin est proche. Je me rapproche du bord de la route et je jette ma bouteille dans une poubelle avant d’accélérer sur le dernier km. Je remonte plein de gens, je pique le petit sprint qui me permet de finir quand même ce marathon en 3h58, je me sens hyper fraîche au milieu de cette FOULE, je fais mon habituel V de la victoire aux photographes et c’est fini. Me revoilà encore une fois dans la FOULE qui s’avance pour récupérer un tee-shirt de finisher et une médaille, je jette un coup d’oeil aux ravitos pour y prendre une bouteille d’eau mais là encore ça joue des coudes et je n’ai pas envie de lutter, c’est d’ailleurs un autre finisher qui constate ça et qui me tend la bouteille qu’il venait d’attraper (merci, monsieur !). j’aurais été saoulée par cette FOULE du début à la fin.

marathon de paris finisher requia the sporty family

Si vous me demandez par où est passé ce marathon, je vous répondrais : dans des endroits avec une FOULE de monde. J’ai bien reconnu la rue de Rivoli au milieu de la FOULE, puis Bastille perdue dans cette FOULE, ensuite Vincennes au milieu de la FOULE qui peinait à monter les fameux faux plats, etc.
Le marathon de Paris est censé être magique, mes copines qui disent que je suis une « blasée de la life » doivent avoir raison : je suis passée à côté de cette magie, j’ai juste trouvé cette course chiante à mourir et cette FOULE indisciplinée soûlante sous une chaleur écrasante.

J’ai terminé ce marathon sur une note mi figue-mi raisin à l’image du SMS que j’ai envoyé à mon frère « 3h58. Contente et déçue. Trop de monde. trop chaud ». Mais sa réponse était au top, lui qui m’a vu souffrir le martyr au semi et qui m’a aidé à finir.

marathon de paris the sporty family

Je ne sais pas encore ce que j’ai loupé dans ce marathon mais je suis contente d’avoir cette médaille. Paris c’est fait. Je laisse volontiers ma place l’année prochaine à celles et ceux qui y trouvent leur dose de magie.

Bravo à tous les finishers, quel que soit le chrono. Ce n’était pas facile avec cette FOULE et cette chaleur. 

Maintenant place à la récup et aux séances de natation pour préparer le triathlon comme il se doit.