Cela fait un bail …

Oui, cela fait un bail que je ne suis pas repassée par ici pour parler de sport et de running. Il s’est pourtant passé plein de choses depuis avril dernier et le marathon de Paris, dernier sujet dont je vous ai parlé.

Entre temps, j’avais continué mon entrainement pour le Triathlon de Paris, enchainant les cours de natation … sans aucun progrès à mon grand désespoir. Et à mon grand regret, je n’ai finalement pas pu participer à ce triathlon pour des raisons personnelles et professionnelles.

Entre temps, j’ai repris les entrainements avec mon club, le PLM Conflans, quelques semaines après le marathon, le temps de me remettre de mon syndrôme de l’essuie-glace, un peu accentué par ces 42 kms de zigzags dans les rues de Paris.

Entre temps, j’ai participé au Triathlon de Vendôme avec une petite bande du club et notre équipe a fini à la 1ère place du podium dans la catégorie « Equipes féminines ». La classe, non ?

Entre temps, j’ai un peu beaucoup changé de vie et depuis l’été dernier, j’ai beaucoup moins couru faute de temps mais j’ai pris plaisir à enchainer les tours de pistes avec les copines et copains du club tous les mercredi soirs. Je me suis aussi inscrite dans une nouvelle salle de sport dans laquelle j’ai mis les pieds … 1 fois en 3 mois.

Entre temps, je suis retournée à La Rochelle fin novembre, pour courir le marathon en duo avec une copine du club. C’était un super week-end avec une bande de chouettes personnes (toujours du club, c’est devenu ma 2è famille).

Bref, la course à pieds, le sport, le vélo sont toujours au coeur de mes préoccupations. Il faut juste que je m’organise mieux pour pratiquer plus. Les objectifs 2018 sont ambitieux donc il n’y aura que peu de place pour des choses approximatives ! #GetOrganized

Je reviens vite pour vous reparler du marathon de La Rochelle en duo, des nouveautés running, des objectifs 2018 etc.

Alors, et ce Marathon de Paris ? #LaFoule

Si vous vivez dans une grotte, vous avez sûrement loupé le Marathon de Paris dimanche dernier. Et encore votre grotte doit être au fin fond de je ne sais quel trou perdu. Sinon je ne vois pas comment vous auriez pû passer à côté. Mais commençons par le commencement …

Avril 2016, quelques jours après le Marathon, les dossards de la session 2017 sont mis en vente. J’ai eu le mien aux alentours de 9h, parmi les premiers. Et puis après j’ai l’ai oublié dans un coin de ma tête. Il faut dire que chaque année, j’entends parler de la magie du marathon de Paris, à quel point il est grandiose. Je revois même mon petit frère le courir en 3h13 il y a quelques années, un an après celui de New York et j’avoue que j’ai cru tous les gens qui ont parlé de cette magie. Après tout, c’est Paris !
Comme je ne voulais pas courir Paris en guise de tout premier marathon de peur de ne pas être à la hauteur, j’ai couru celui de La Rochelle en novembre dernier et je me suis éclatée (je vous ai d’ailleurs parlé ici, ou encore là). Je me suis donc soigneusement préparée pour Paris dès le mois de janvier comme je l’avais fait pour La Rochelle avec les fractionnés, les sorties longues, etc. Jusque là tout allait bien …

Début mars je commence à avoir une petit douleur dans un genou mais comme elle n’est pas toujours là, je n’y fais pas attention. Début mars encore, je prends le départ du semi-marathon de Paris que je boucle péniblement en 1h45 après que le genou ait rendu l’âme au 19è km. Un mois avant le fameux marathon, je me dis que c’est compromis mais je fais quand même le tour des médecins avec radio, eco, IRM pour être fixée. Inflammation d’un ligament ou blessure communément appelé « TFL » ou syndrome de l’essuie-glace. Bref, rien d’original, la blessure la plus commune chez les coureurs. En bonne maso que je suis, je continue quand même à courir tout en soignant cette blessure. Je ne suis pas sure de prendre le départ mais finalement un rendez-vous chez l’ostéopathe, mon podo et une séance de cryo font que ça va mieux. J’irais finalement voir de quoi il en retourne sur ce fameux marathon.

Après avoir récupéré mon dossard, être passée me faire poser du k-tape sur le genou par mon podo pour aider un peu, le dimanche matin arrive vite et je me retrouve dans le RER A avec Sophie qui court son 1er marathon.

Là encore, le temps passe super vite et je me retrouve rapidement dans mon SAS (3h45) au milieu d’un FOULE impressionnante. Et c’est ce qui va marquer ce marathon : la FOULE. Le départ est rapidement donné et on s’élance au milieu de cette FOULE incroyable. Rapidement, ça se bouscule pour rattraper un meneur d’allure qui était devant, rapidement ça joue des coudes, je manque de tomber à force de me prendre des pieds et des jambes qui essaient de se faufiler au milieu de la FOULE. D’ailleurs, je ne vois rien du parcours au milieu de cette FOULE et je me contente de suivre la fameuse ligne verte quand je la vois, les mouvements de FOULE le reste du temps.
D’ailleurs le 1er ravito au 6è km arrive, il était temps car ça faisait bien 5 minutes que la FOULE répétait sans cesse « P***** il est où le ravito du 5è ? ». Comment décrire ce ravito ? … La FOULE s’est jeté sur les tables pour attraper des bouteilles d’eau, j’ai essayé d’éviter tout le monde le mieux possible pour en attraper une sur la dernière table et j’ai continué ç courir au même rythme.
Le premier semi sera à l’image de ces premiers 5 km : la FOULE partout, les coups de coude, les gens qui essaient de traverser au milieu de coureurs histoire de rajouter encore quelques personnes à cette FOULE (mention spéciale à cette fille qui a traversé en Vélib et qui a chuté juste sur mes tibias …). J’ai donc slalomé plus que je n’ai couru mais j’étais dans mes temps pour mon 3h45. Et puis peu de temps après le ravito du semi, un type essaie de jeter sa bouteille d’eau dans une poubelle sur le bord de la route, se prenant pour Mickael Jordan au sommet de sa gloire. Mais c’était une pâle copie car la bouteille a atterri sur … ma tête. Et c’est là que j’ai été saoulée. Saoulée par cette FOULE, saoulée par ces gens qui ont joué des coudes en permanence, saoulée par les gens qui te poussent pour passer devant toi quand toi tu as passé ton temps à faire des détours pour éviter tout le monde et ne gêner personne, saoulée par ceux qui jettent leur bouteille d’eau sous tes pieds quand ce n’est pas sur ta tête. Alors que j’étais parfaitement dans les temps pour mon 3h45, j’ai eu envie d’en rester là. Et puis je me suis ressaisis et j’ai changé d’objectif : finir tranquillement ce p***** de marathon qui n’avait absolument rien de magique pour ne pas avoir à revenir le terminer une autre fois.

J’ai donc levé le pied et j’ai continué à 9 km/h, j’ai pris le temps d’encourager les gens en difficulté dans la FOULE, j’ai pris le temps de regarder cette FOULE se comporter de manière hyper individualiste, j’ai écouté la FOULE des coachs ou des lièvres engueuler leurs poulains en difficulté (depuis quand on motive les gens en les traitant de « faible » ou « d’incapable » ? j’ai loupé un épisode), j’ai regardé la FOULE des spectateurs qui encourageaient sur le bord de la route, j’ai posé pour Sow Style qui attendait au 23è km tout en courant, j’ai posé pour tous les photographes que j’ai croisé en attendant le 30è km pour voir mon frère, ma belle-sœur et mon neveu.

marathon de paris 2017 requia the sporty family

Je finis d’ailleurs par les croiser, ils m’encouragent, mon frère court un peu à mes côtés, il trouve que je suis super fraîche et en pleine forme (normal, cette FOULE m’a saoulé au point de me faire lever le pied), me demande si je veux de l’eau mais tout va bien. J’avais continué à éviter la FOULE du mieux possible à chaque ravito pour attraper une bouteille d’eau donc j’avais tout ce qu’il me fallait.

Les kilomètres continuent à défiler, la FOULE de gens qui marchent ou qui s’arrêtent en plein milieu de la route s’intensifie. C’est vrai ça, pourquoi la FOULE irait-elle marcher sur les bords alors qu’elle a les routes parisiennes rien que pour elle ?
A chaque passage sous les lances des pompiers, la FOULE joue encore des coudes pour passer juste en dessous tellement il fait chaud tandis que j’évite toute cette eau en contournant la lance à incendie et la FOULE. Cette eau trop froide ne me tente pas du tout, je préfère m’asperger un peu avec la bouteille que j’ai à la main et continuer ma route.

J’ai de plus en plus l’impression d’être en dehors du truc : comme si j’observais toute cette FOULE de coureurs de loin, sans me sentir concernée. Je regarde rapidement autour de moi pour constater qu’on est dans le bois de Boulogne. La fin est bientôt proche. La FOULE est un peu moins dense même si elle est encore importante dans certains virages. Je regarde les marquages au sol pour ne pas voir ces gens mal en point, je m’écarte pour laisser passer les secours quand les sirènes se font entendre, le soleil continue à taper, la FOULE continue à souffrir.

Finalement je passe devant le marquage du 41è kilomètre, la fin est proche. Je me rapproche du bord de la route et je jette ma bouteille dans une poubelle avant d’accélérer sur le dernier km. Je remonte plein de gens, je pique le petit sprint qui me permet de finir quand même ce marathon en 3h58, je me sens hyper fraîche au milieu de cette FOULE, je fais mon habituel V de la victoire aux photographes et c’est fini. Me revoilà encore une fois dans la FOULE qui s’avance pour récupérer un tee-shirt de finisher et une médaille, je jette un coup d’oeil aux ravitos pour y prendre une bouteille d’eau mais là encore ça joue des coudes et je n’ai pas envie de lutter, c’est d’ailleurs un autre finisher qui constate ça et qui me tend la bouteille qu’il venait d’attraper (merci, monsieur !). j’aurais été saoulée par cette FOULE du début à la fin.

marathon de paris finisher requia the sporty family

Si vous me demandez par où est passé ce marathon, je vous répondrais : dans des endroits avec une FOULE de monde. J’ai bien reconnu la rue de Rivoli au milieu de la FOULE, puis Bastille perdue dans cette FOULE, ensuite Vincennes au milieu de la FOULE qui peinait à monter les fameux faux plats, etc.
Le marathon de Paris est censé être magique, mes copines qui disent que je suis une « blasée de la life » doivent avoir raison : je suis passée à côté de cette magie, j’ai juste trouvé cette course chiante à mourir et cette FOULE indisciplinée soûlante sous une chaleur écrasante.

J’ai terminé ce marathon sur une note mi figue-mi raisin à l’image du SMS que j’ai envoyé à mon frère « 3h58. Contente et déçue. Trop de monde. trop chaud ». Mais sa réponse était au top, lui qui m’a vu souffrir le martyr au semi et qui m’a aidé à finir.

marathon de paris the sporty family

Je ne sais pas encore ce que j’ai loupé dans ce marathon mais je suis contente d’avoir cette médaille. Paris c’est fait. Je laisse volontiers ma place l’année prochaine à celles et ceux qui y trouvent leur dose de magie.

Bravo à tous les finishers, quel que soit le chrono. Ce n’était pas facile avec cette FOULE et cette chaleur. 

Maintenant place à la récup et aux séances de natation pour préparer le triathlon comme il se doit.

Celle qui n’a pas réfléchi avant de s’engager dans un triathlon …

Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que je cours (beaucoup), que je pédale (pas trop mal), que je fais beaucoup de sport en salle mais … je ne nage presque jamais. Et si vous me suivez depuis quelques mois, vous avez peut-être lu mon récit du Garmin Triathlon en mai dernier, triathlon réalisé en relais avec Jérôme à la natation et Fred au vélo parce que … je déteste nager. C’est d’ailleurs suite à cet article que Julia m’avait contacté pour me dire (je vous la fais brève) « Requia, chiche ou pas chiche de faire le triathlon en entier l’an prochain ? ». Comme je suis un peu maso et que je me lance toujours dans des trucs improbables, j’ai évité de réfléchir trop longtemps et j’ai répondu « Chiche ! ». J’avoue que 2 jours plus tard, j’ai failli envoyer un autre email disant « Heu Julia, visiblement ma boite mail et mon cerveau ont été piratés, je ne peux pas voir répondu oui, personnellement je ne me serais jamais engagée dans un défi pareil étant une grosse quiche en natation! ». Mais c’était trop tard. (#TooLate)

Et puis les mois ont passé, j’avais un peu oublié cette histoire ou j’avais espéré que finalement ce soit tombé aux oubliettes mais non … Nouvel email de Julia expliquant un peu le dispositif : 5 filles (#TeamMaso) qui n’ont jamais fait de triathlon vont participer au prochain Garmin Triathlon de Paris, participer à quelques sessions d’entrainement avec les coachs de la F.F.Tri avant de se jeter à l’eau le 2 juillet et tout cela en étant suivies par Triathlète Magazine. OK. Je sens que je vais me ridiculiser dans le monde du triathlon, vraiment. Je réponds à ce nouvel email en prévenant quand même de mes capacités limitées inexistantes en natation, de manière à être tout à fait honnête mais Julia a toutes les qualités pour être un super coach en motivation donc … me voilà embarquée dans un nouveau et énorme challenge ! Triathlon de Paris, me voilà … (#Peur).

garmin triathloln de paris 2017 the sporty family

C’est donc lundi soir que la fine équipe s’est retrouvée réunie et avec moi dans la fameuse #TeamMaso il y a Dorothée, Gladys, Marie et Marine, sous la houlette de la super Mareva qui va nous motiver pendant toute la préparation.

Après une soirée passée à revoir tout le déroulé de cette aventure avec Julia et les gens de la Fédération de Triathlon, poser pour quelques photos, vidéos et répondre à quelques questions pour Triathlète Magazine, nous sommes rentrées chez nous les bras chargés de cadeaux (merci Garmin, Le Pape et Stimium), convaincues que les femmes ont aussi leur place dans le triathlon et c’est ce que nous allons essayer de prouver. Après tout, rien ne peut expliquer qu’elles ne représentent que 15% des participants dans cette discipline.

garmin triathlon de paris 2017 the sporty family

Maintenant le plus difficile va commencer : se préparer correctement, s’équiper le mieux possible pour être à la hauteur le jour J (si vous avez des conseils, je prends).

J’ai la chance d’être bien entourée dans ma préparation : mon club PLM Conflans pour la course à pieds, Fred pour la natation (il connait le défi dans lequel je me suis lancée) , Seb et Aubin dans ma salle de sport Amazonia pour la prépa physique et le vélo et tous les copains/toutes les copines pour me booster au quotidien. #TeamTriathlonRequia

A moi de faire mon max pour apprivoiser la natation et le vélo de route et enchaîner les 3 disciplines le jour J … #PrayForRequia

Le semi-marathon de Paris ou comment prouver sa motivation !

Le semi-marathon de Paris est maintenant derrière nous et avec du recul, tant mieux ! Si j’ai bien aimé la préparation et l’avant course, elle restera à coup sur une des courses les plus difficiles que j’ai faite à ce jour. Mais commençons par le commencement …

Cette année, je n’avais pas prévu de participer à ce semi-marathon. Il y a de plus en plus de courses et si on a souvent envie de se tester sur certaines d’une année sur l’autre (pour voir les progrès, etc) j’avais plutôt prévu de me concentrer sur la prépa du Marathon de Paris. Mais c’était sans compter sur les bonnes fées de l’agence communication de Fitbit qui m’ont gentiment proposé de prendre le départ. Evidemment, je ne pouvais pas dire non !
Une fois mon dossard pris, je me suis gentiment préparé avec mon club. J’en ai parlé aux coachs, les plus prudents m’ont dit d’y aller tranquillement et de viser moins de 1h50 et le plus taquin m’a dit que je pouvais tourner autour de 1h45. J’ai gardé ce chrono en tête. Il faut dire que cette année, j’avais la chance d’avoir un meneur d’allure de luxe : mon petit frère qui boucle ses semi-marathons en moins de 1h15. Un peu comme pour Yohann Diniz qui donnait le rythme du SAS 1h35 en marchant, m’accompagner avec un objectif de 1h45 était une promenade de santé ou un footing allure lente pour mon petit frère !

semi-marathon de Paris blog the sporty family

La veille, je suis allée récupérer nos dossards au Parc Floral. J’en ai évidemment profité pour aller papoter avec Yohann Diniz sur le stand Fitbit, où j’avais donné rendez-vous aux copains et copines. Ils ont d’ailleurs été nombreux à passer me voir. C’était sympa de revoir Thando et Laurent rencontrés au marathon de La Rochelle, les copines Perrine, Katarina, Christelle et Oela ou encore Mariame, Fatouma, Sophie, Athaa, Dan, Sofia, etc. On a passé un bon moment puis je suis rentrée à la maison pour une soirée tranquille avant le jour J : préparation des affaires pour le lendemain, dîner et dodo.

Le jour J, après un lever aux aurores, je me suis gentiment préparé et j’ai mis quelques affaires de rechange dans mon sac. La pluie était annoncée et j’avais envie de pouvoir me changer après la course.
Une fois au Parc Floral, nous avions la chance d’avoir un accès à l’espace Fitbit sur le village pour nous préparer, déposer nos affaires avant de rejoindre notre SAS. Mon frère est arrivé peu après moi. Le temps de boire un peu d’eau, d’enfiler un tee-shirt manches longues pour lui et nous voila partis nous échauffer avant de rejoindre ls SAS 1h45 dans lequel nous partions. Il sera mon coach, mon meneur d’allure et mon ravito pour cette course puisque c’est lui qui portera ma petite bouteille d’eau sur les 21km.
En pro de la course, il me dit de le suivre et nous voilà rapidement en tête du SAS (c’est bien la 1ère fois que je suis tout devant), le décompte du départ commence, en même temps que la pluie. Cette dernière ne va plus nous quitter, elle va même s’intensifier par moment.

Mon frère donne le rythme sur le 1er km, on vérifie nos chronos respectifs sur nos montres pour s’assurer qu’elles sont en phase et c’est parti ! u bout de quelques kilomètres, j’entends mon nom, je me retourne mais j’ai du mal à reconnaître la personne, je me contente de faire un signe de la main. Je saurais plus tard que c’est Constance ! De son côté mon frère salue plusieurs personnes de son club et prend le temps de papoter. Une vraie balade pour lui, s’il n’y avait pas cette pluie.
Les kilomètres défilent, il m’encourage en permanence, me tend la bouteille d’eau régulièrement. Il m’engueule gentiment quand je regarde ma montre avec un « concentre toi sur la course et sur ton allure, oublie ta montre ». Il faut dire qu’avec cette pluie, je ne vois pas grand chose. Le nouveau parcours est plutôt sympa et roulant même si j’ai détesté les tunnels sur les quais comme dans toutes les courses parisiennes. Les flaques d’eau sont de plus en plus importantes sur le parcours, le vent se met à souffler vraiment fort et la pluie nous fouette le visage au point que je suis persuadée qu’il grêle.
A ce moment là, je ne sens plus mes mains qui sont ankylosées avec le froid et la pluie malgré mes gants, mes chaussures doivent bien peser 5 km chacune.

semi de paris the sporty family tunnel

A partir du 15è km, je comprends que la petite douleur que j’avais eu la semaine passée dans le genou est en train de se réveiller. J’avais été vigilante toute la semaine, les entraînements s’étaient bien passés mais le fait de patauger dans mes chaussures ne devait pas plaire à ma rotule capricieuse. Mot d’ordre de mon frère quand je lui en parle « Le mental, Req, le mental ! C’est maintenant que tout se joue ». Il enchaîne avec un « tu n’as pas l’air vraiment à fond, allez on ne lâche rien ». Oui chef ! Je lui demande si on est dans les temps prévu et il me répond de ne pas m’en occuper. Bien chef !  C’est reparti pour 4 kilomètres à peu près corrects mais au 19è, après avoir mis le pied droit dans une énième flaque d’eau, je plie de plus en plus difficilement mon genou. Sans mon petit frère, je me mettais sur le côté pour ne pas finir ou je finissais en marchant tant bien que mal. Heureusement qu’il est là, il place sa main dans mon dos et me pousse gentiment mais fermement à continuer « c’est la dernière ligne droite, Req, au rond point là bas on prend à gauche et on est arrivés ». On est au 20è kilomètre, je suis quasiment pliée en 2 pour continuer à courir en gardant ma jambe tendue, je n’arrive pas à croire que c’est mon genou qui provoque ça. Les gens autour de moi m’encouragent et cette satanée ligne d’arrivée finit par arriver. J’arrive enfin à me redresser pour regarder ma montre : un peu plus de 1h45. On était parti pour un chrono de 1h43 mais on aura mis plus 6 minutes pour faire ce dernier kilomètre …

A partir de là, dès qu’on se met à marcher, le froid nous tombe dessus d’un coup. On récupère un poncho comme on peut avec nos doigts engourdis, on attrape la médaille, un morceau de banane à un des ravitos et on avance en mode zombie … enfin, moi surtout ! J’ai froid, je grelotte et je ne peux même pas trottiner jusqu’à l’espace Fitbit dans le Parc Floral qui me parait d’un coup au bout du monde. Je dis à mon frère de trottiner et de partir se mettre au chaud, je le rejoindrai à mon rythme. Quand j’arrive, il est en train de se restaurer après avoir demandé à Arthur de l’aider à zipper sa veste car ses doigts ne répondaient plus. Quand je vous dis qu’on a eu froid, je ne plaisante pas.
De mon côté, j’ai demandé à quelqu’un de m’aider à enlever mes gants avant de les jeter à la poubelle ; mes mains n’étaient pas belles à voir : rouges, doigts gonflés. Un quart d’heure de plus sous cette pluie et j’avais des doigts palmés !

A partir de là et jusqu’à chez moi, je grelotte. Les gobelets de café (que j’ai pris juste pour me réchauffer les mains !) ou les pâtes au pesto n’ont pas réussi à me réchauffer. Je me change tant bien que mal, je me maudis de ne pas avoir pris de chaussettes et chaussures de rechange. Une fois mon frère parti, je papote un peu avec Yohann Diniz (1h33 les doigts dans le nez pour lui) et l’équipe Fitbit puis je me dirige vers le métro en grelottant.

Là j’ai vraiment réalisé les conditions météo incroyables de cette course : la moitié des gens dans la bouche de métro grelottait autant que moi, beaucoup se changeaient comme ils pouvaient sur le quai sans parvenir à enlever leurs vêtements trempés ou ouvrir leur vestes avec des doigts aussi engourdis que les miens. Les passants en ont aidé beaucoup !

Je me suis posée sur le siège d’un RER A direction Conflans après avoir envoyé un SMS à ma copine Anne pour lui demander de me récupérer à l’arrivée, en rêvant d’une douche bien chaude.

chrono fitbit semi de paris the sporty family

Avec du recul, je suis contente de ce chrono de 1h45’14″(même si je suis déçue de cette « défaillance » au 19è et des 14 secondes de trop #EternelleInsatisfaite). J’ai quand même gagné 11 minutes par rapport à l’an dernier et c’est énorme (merci à mes coachs, les entrainements portent leurs fruits !). Je n’y serais jamais arrivée sans mon super meneur d’allure (thanks, bro’) et je crois que celles et ceux qui sont allés au bout dans ces conditions ont vraiment prouvé leur MOTIVATION, celles et ceux qui ont joué les meneurs d’allure dans ces conditions pour les copains ou la famille encore plus. Il fallait vraiment en vouloir pour attendre dans les SAS et ensuite courir dans ces conditions, sous cette pluie, ce vent, ce froid et il le fallait encore plus pour nous accompagner dans ces conditions. Bravo et merci !

Je ne sais pas si je vous dis à l’année prochaine sur cette course, je verrais dans quelques jours mais j’ai quand même une revanche à prendre sur le 19è kilomètre et sur Michel G. qui a osé me doubler dans la dernière ligne droite !

Mon 1er marathon ou la magie de La Rochelle (Episode 2 : la course)

Dimanche, je me réveille en sursaut, je regarde l’heure sur ma montre : 5h40. Je me demande ce qui a bien pu me réveiller quand j’entends à nouveau les pleurs du bébé de la chambre d’à côté. Je me dis que ses parents vont se lever pour le calmer mais il continue à pleurer, pleurer, pleurer non stop pendant 20 minutes. Je ne dois pas être la seule à subir ça car j’entends des coups frappés quelque part et 2 minutes plus tard le bébé commence à se calmer. J’essaie de me rendormir … sommeil haché jusqu’à 7h au moment où mon réveil sonne.
Je checke mes emails, les réseaux sociaux puis je me lève, file sous la douche avant de commencer à m’habiller. La pression commence à monter mais j’essaie de rester méthodique.

7h45, je suis prête, je mets le reste de mes affaires dans mon sac à dos rose à fleurs, celui que je prends sur toutes les courses (personne n’a le même donc je le repère toujours aux vestiaires), j’attrape un Gatosport et je file prendre un thé dans un restaurant sur le Vieux Port de la Rochelle. Le temps est superbe, le ciel est déjà bleu. Une fois le Gatosport difficilement avalé (je suis de celles/ceux qui ne peuvent pas manger le matin), je marche rapidement vers la zone de départ n°2 où se retrouvent toutes les féminines et quelques autres. Il y a en effet 2 zones de départ et contrairement aux autres courses, les SAS ne sont pas attribués en fonction de son temps estimé mais par catégories. Il y a déjà pas mal de monde, je prends le temps de faire un petit passage au toilettes dans l’espace Encan, ouvert pour l’occasion puis je me dirige vers le camion qui sert de vestiaires, vestiaires qu’on récupère ensuite à l’arrivée. J’enlève mon coupe-vent et le mets dans le sac, je prends mes gants et une bouteille d’eau, je mets mon dossard, je chope une boisson d’attente que j’avais prévu de boire mais après 2 gorgées, je la mets dans une poubelle car vraiment trop sucrée et je n’avais pas envie d’être écœurée dès le départ. Je donne mon sac aux bénévoles chargés du vestiaires et je file dans le SAS.

8h45, je suis dans le SAS, j’essaie de rester au soleil pour ne pas avoir froid. Le ciel est bleu, le soleil est là mais il fait très frais. Je fais mon habituelle photo pour les copines : le vernis à ongles assorti au maillot, cette fois-ci ce sera le maillot de mon club, le PLM Conflans. Je me sens un peu seule dans le SAS au milieu de tous ces gens venus entre amis, en famille ou en club pour courir ensemble mais l’ambiance est là et je papote avec mes voisins. On se croisera d’ailleurs ensuite plusieurs fois pendant la course mais seulement au début : certains font le marathon en relais et d’autres ont prévu de le boucler en 3h20 !

9h, le speaker lance le compte à rebours, il sera 9h02 quand on passera sous l’arche de départ, j’enclenche ma montre. C’est parti pour quelques heures sur cette distance mythique tant attendue et tant redoutée.

Le départ est un peu lent, il y a beaucoup de monde et le slalom commence pour sortir un peu de cette foule, le 1er km est rapidement bouclé, le 2è arrive tout aussi vite. Je regarde ma montre et je vois que sur ce 2è je vais plus vite que prévu. Ma stratégie est simple : rester constante tout le temps et essayer de maintenir une allure de 5’30 par km pour tenter de boucler le marathon en un petit peu moins de 4h.

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Arrivée au 5è, je prends un 1er gel. Là encore j’ai opté pour une stratégie toute simple : des gels déjà testés, certes mais surtout le programme marathon Overstim.s avec un gel bien précis tous les 5 km. Seul bémol : les 8 gels ont été difficilement casés dans les poches de mon corsaire de course. Hé oui, j’ai eu beau essayer de penser à tout, je n’avais jamais testé le fait de courir avec les 8 gels sur moi et j’en ai perdu un quelque part. Tant pis, je verrais à quelle étape je ferais l’impasse sur le gel en question. Bref, 1er gel avalé, une gorgé d’eau de la bouteille que j’ai à la main et je continue.

Les km défilent, pour le moment tout va bien. Je boucle 10 km en 53 minutes, un poil plus rapide que prévu. En passant devant un ravito, le chrono prévisionnel annoncé pour notre allure est de 3h56. Jusque là tout va bien, j’enchaîne les km, je croise la jeune femme qui était à côté de moi dans le SAS, on papote pendant près de 300 m, signe que tout va bien côté cardio. Je mets fin à la discussion car j’ai encore beaucoup de km devant moi et elle, elle fait le marathon en duo. On va continuer à se croiser et se suivre jusqu’au semi.

Je vois Thierry, un copain du club qui devait courir ce marathon mais qui s’est fait une entorse, lui et sa femme m’encouragent et ça fait du bien.

Le semi arrive d’ailleurs rapidement, je le boucle en 1h51, un peu plus rapide que prévu mais jusque là je m’en suis tenue à ma stratégie : allure constante, un gel tous les 5 km et une gorgée d’eau tous les km. Je zappe d’ailleurs les 1er ravito et je fais un arrêt rapide ensuite juste pour remplir ma bouteille que j’ai à la main. Je ne sais pas boire dans un gobelet quand je cours et je déteste ces bouteilles avec les bouchons classiques pour courir. Chers organisateurs de courses, par pitié, arrêtez les gobelets et proposez des bouteilles avec des bouchons sport !

Les kms continuent à défiler, mon genou commence à me titiller et à claquer une fois sur quatre en moyenne (j’ai le temps de compter), je me demande rapidement quelle mouche m’a piqué pour m’être embarquée sur un marathon. D’ailleurs je me dis que je vais revendre mon dossard pour Paris parce que courir 42 km ça relève d ‘une certaine forme de masochisme. Et pourtant je suis encore bien.
Je croise un trio sympathique composé de 2 runners et une runneuse. les 2 garçons mettent une super ambiance à chaque animation musicale sur le parcours, on blague un peu et je leur dit que je vais rester avec eux. Les 2 runners me disent en rigolant être les gardes du corps de la runneuse, je retiens 2 prénoms : Marjorie et Etienne. Etienne me dit que ne pas m’arrêter au ravito, il se charge de me prendre de l’eau si j’en ai besoin mais je lui dis que je vais continuer avec mon système de bouteille sport. Régulièrement, ils se retournent pour voir si je suis toujours, me font signe pour que je les rattrape. Ils encouragent ceux qui ont des crampes et commencent à se mettre sur le côté pour marcher, ils donnent des conseils à ceux qui ont l’air en difficulté. Ils sont géniaux !

Je fais un arrêt rapide à un autre ravito pour de l’eau et c’est là que je les perds. Eux sont organisés : Marjorie court et c’est son marathon, Etienne et son acolyte sont là pour lui fournir ce dont elle a besoin. Ils prennent de l’avance pour choper de l’eau aux ravitos et lui donner, ils piochent dans le camelback qu’ils ont pour lui donner ce qu’elle demande ou y ranger ce dont elle n’a plus besoin. Au top. Je veux la même chose pour mon prochain marathon, si jamais il y a des volontaires !

Je continue donc toute seule, je suis un peu surprise par le nombre de coureurs qui s’arrêtent subitement à cause des crampes. Ca devient d’ailleurs un peu plus difficile de soulever vraiment les jambes et je cours avec une foulée un peu plus rase, ce qui n’est pas toujours évident sur certaines portions de la route, sur les pavés. Maintenant que le semi est passé, j’arrive à me repérer vu que ce marathon fait 2 boucles, j’essaie de me souvenir des faux plats pour les anticiper un peu, des pentes pour essayer d’aller un peu plus vite tout en récupérant, des longues lignes droites déprimantes pour mettre mon cerveau en pause.

Les km défilent toujours, j’ai recroisé Thierry et sa femme qui m’ont encore encouragé. D’autres spectateurs lisent nos prénoms sur les dossards et sur une portion j’entends plein de « Allez Requia, allez les filles », ça fait un bien fou. J’ai l’impression que mon allure est toujours constante mais en même temps je sens que je commence à courir légèrement moins vite. La prévision des 3h47 annoncée au dernier ravito me semble loin. J’ai encore du jus dans les jambes mais je ne sais pas ce qui m’attend pour la suite donc je joue la prudence. Sur les bords de la route, certains marchent toujours, d’autres ont leur dossard à la main signe qu’ils ont jeté l’éponge. Le mental prend le dessus après le 32è, je commence à m’auto-engueuler comme je le fais sur certaines courses pour me booster un peu et ça marche. Je double un peu plus de gens et ça booste aussi. Encore 10 km. A la fois pas grand chose et tellement.

J’applique ma dernière stratégie : ne plus calculer le nombre de km restants, juste courir. Mettre la petite voix qui dit que les jambes commencent à être lourde en sourdine. Ca marche. En mode robot : un pas devant l’autre, on avance, la ligne d’arrivée est forcément au bout. Un gel au 35è km, une gorgée d’eau à chaque km, à chaque fois que ma montre vibre. Ne penser à rien d’autre.

Le 40è km arrive enfin, je fais l’impasse sur le dernier gel car je sens que mon estomac ne va pas aimer même si pour le moment tout va bien. Il y a de plus en plus de spectateurs sur les bords de la route, les bénévoles essaient de les écarter car la portion qui nous reste se resserre vraiment par endroits. Je manque de tomber au un peu après le 41è quand un coureur passe devant moi pour aller sur le bord de la route, la jambe tendue par une crampe, je râle un peu mais ce sera bien la 1ère fois de toute la course.

Au loin, je vois les tourelles que j’avais repéré comme étant proches de la ligne d’arrivée. J’accélère un peu plus, je double quand je peux et j’aperçois le tapis bleu qui nous dit que l’arrivée est là. Enfin. Je vois des photographes, j’ai une pensée pour Samba qui va me demander où est la photo avec le V de la victoire, comme sur chaque course. Je souris, je lève les bras, le V de la victoire avant de passer la ligne d’arrivée et d’arrêter ma montre. Elle me donne un temps de 3:52:57. Le temps officiel sera de 3:52:52. Moins de 4h. Je l’ai fait. (mon esprit cartésien apprécie ces 52 l’un à côté de l’autre).

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Quarante deux km cent quatre vingt-quinze de course, sans crampes, sans marcher, sans trop de douleurs. Je m’attendais à être plus euphorique en passant la ligne d’arrivée, je suis juste contente d’avoir dompté cette distance mythique dans ces conditions. Je le sais, je suis toujours trop exigeante avec moi même et on ne me changera pas (je sais que dans 20 minutes je vais me dire que j’aurais pu passer sous la barre de 3h50 si j’avais moins joué la prudence mais tant pis).

J’envoie quelques SMS, MP sur Facebook, je demande à un autre marathonien de me prendre en photo avec ma médaille pour la poster sur Instagram. Là je le réalise vraiment : ça y est, je suis marathonienne. Le défi des 42 ans a été relevé et plutôt bien, même ! J’ai une pêche d’enfer alors que je viens de courir 42 km !

Je me dirige vers la sortie après avoir envoyé un SMS à ma copine Cass qui devait se trouver dans le coin mais sans réponse et avec toute cette foule je  décide me diriger doucement vers l’hôtel pour prendre une douche, ranger mes affaires et aller manger un morceau avant de me diriger vers le TGV.

La suite, avec l’équipement, les conseils, etc au prochain épisode …

Mon 1er marathon ou la magie de La Rochelle (Episode 1 : jusqu’à J-1)

Depuis le temps que je cours, je n’avais jamais eu envie de me lancer dans un marathon. La distance, les récits de souffrance que j’ai pu entendre, la vue des coureurs au bout de leur vie sur les courses que j’ai pu voir … Non ça ne donnait pas spécialement envie. Et puis en 2016, j’ai eu 42 ans et j’ai enfin vu une bonne raison de me lancer enfin sur ces fameux 42 kms : 42 ans, 42 km, c’était le moment ou jamais.

Au moment de mon anniversaire en février, je me remettais péniblement d’une périostite qui m’aimait trop pour accepter de me quitter définitivement (elle m’avait quitté en octobre pour revenir en pleurant en janvier, j’ai eu beau lui dire non, elle s’est ré-installée). J’ai quand même couru les 10 km de la Crystal Run en février, j’ai couru tranquillement le semi-marathon de Paris puis les 19 km de l’EcoTrail Paris en mars et cette périostite avait l’air d’avoir enfin disparu. Je me suis donc enflammée toute seule en me disant que j’allais préparer le marathon du Mont St Michel en 2 mois et demi. J’ai envoyé un mail au coach du club et sa réponse a été claire (copié/collé de son email) :

« je pense que ce n’est pas très raisonnable après la blessure et la rechute que tu as eu. Sur une telle distance la rechute n’est pas loin. Concentres toi sur des semi-marathon pour améliorer ton temps et fais un marathon en octobre/novembre. Mais c’est toi qui décide ». 

Bien que très têtue d’habitude, j’ai décidé d’écouter ce sage ; après tout il a une expérience de dingue dans ce domaine et si j’ai rejoint un club de running c’est aussi pour profiter des conseils des coachs.

Je me suis donc concentrée sur mes entraînements, j’ai amélioré mes temps sur des 10 km, fais de belles sorties longues avec l’objectif de préparer un marathon en novembre. J’ai beaucoup hésité sur le choix de mon 1er marathon : Nice-Cannes au début, puis Valencia (ceux qui me connaissent savent que j’adore cette ville) avant de me rabattre sur la Rochelle (un des plus tardifs de la saison).

J’ai préparé ce marathon en essayant d’être la plus sérieuse et rigoureuse possible, je n’ai pas loupé trop d’entrainement avec le club, je me suis fait des sorties longues seules ou avec les copains de running, j’ai testé tous mes produits sur plusieurs sorties pour être sure que tout était validé, j’ai changé certains de mes équipements quand j’ai vu que ça n’allait pas, j’ai essayé de trouver des traitements ou des solutions pour les petits bobos liés au running. Bref, j’ai essayé de ne rien laisser au hasard. Après tout, je ne savais pas trop à quoi m’attendre sur une telle distance donc autant maîtriser parfaitement les autres paramètres.

Bizarrement les semaines sont passées à une vitesse hallucinante, un peu comme les kilomètres de chacune de mes sorties longues. Le mois de Novembre est arrivé rapidement et avec lui le petit carton de retrait de dossard est arrivé par La Poste (1ère fois que ça arrive, d’habitude c’est un simple email). La dernière semaine avant le marathon ne s’est pas non plus annoncée et d’un coup elle était là. Cette semaine décisive où j’avais décidé de faire attention à mon alimentation pour être au top. J’ai aussi commencé à préparer mon équipement, je me suis fait une petite check-list pour ne rien oublier (en ce moment mon cerveau est un vrai gruyère) et le jeudi soir j’ai préparé ma valise : équipement, produits diététiques pour avant, pendant et après le marathon, la fameuse maltodextrine à boire les derniers jours, bref, j’avais tout. C’était nickel.

Le vendredi, je prenais mon TGV pour La Rochelle dans l’après-midi. Le temps annoncé pour le week-end était plutôt bon, je croisais les doigts (des mains et des pieds) pour que ça ne change pas.
Une fois sur place, j’ai pris le temps d’aller déposer mes affaires à l’hôtel avant de me faire une petite ballade jusqu’au lieu de retrait des dossards. J’avais enfin ce fameux dossard entre les mains : n°3525. J’en ai profité pour repérer le lieu de départ et d’arrivée, me renseigner sur les vestiaires avant d’aller faire un petit tour en ville. Pour cette 1ère soirée, j’ai pris l’option « shopping food au supermarché et dîner dans ma chambre devant la dernière saison de Gilmore Girls ». Rien de tel qu’un petit marathon de séries avant un vrai marathon, non ?

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Après une nuit agité (la chambre voisine abrite un bébé qui pleure comme un malade pendant la nuit), nous sommes à J-1. Je me  lève, je fais l’impasse sur la petite session de running des organisateurs du marathon (la « chauffe-gambettes ») que j’avais décidé de faire la veille pour aller me poser devant un petit déjeuner dans un café en attendant ma copine Cass et ses enfants. Il fait un temps de rêve et le même temps est annoncé pour le lendemain. La fin de matinée et le début d’après-midi se passent en leur compagnie avec une petite visite de la ville, ils me raccompagnent à mon hôtel avant de rentrer chez eux et je décide de me poser un peu après cette marche. Mais le « bébé d’à côté » fait encore des siennes 1h plus tard donc je ressort me balader et découvrir les produits locaux (biscuits au sel de Guérande, conserves La Belle-Illoise, etc) et boire un café dans le restaurant « raw food » que je voyais depuis la fenêtre de l’hôtel.

Vers 19h30, je retourne dans le même restaurant que le matin pour leur repas spécial marathon : les sacro-saintes pâtes. Je suis toute seule à la même petite table que le matin, le restaurant est plein de coureurs qui se préparent aussi pour le lendemain et en peu de temps, je me retrouve finalement à leur table, à discuter avec eux, écouter leurs récits de courses et leurs conseils, leur 1ère rencontre des années auparavant sur une course. Deux d’entre eux faisaient là leur 13è marathon de l’année, après Nice-Cannes 15 jours plus tôt et après en avoir enchaîné 2 sur un week-end (42 km le samedi et 42 km le dimanche et Reims et dans la Somme). Les marathoniens purs et durs sont géniaux mais fous !

On se sépare en se souhaitant un bon marathon et je retourne tranquillement préparer mes affaires pour le lendemain avant une bonne nuit de sommeil …

A suivre …

Mes Skechers et moi …

Le « truc pourri » avec les réseaux sociaux quand on fait de la course à pieds, c’est qu’on passe notre temps à admirer les baskets des copains et copines à chaque post ou à chaque photo. Mais « le truc cool » c’est que du coup, ils sont de bons conseils quand on cherche à s’équiper et ils parlent très bien et très objectivement de leurs chaussures.
C’est un peu comme ça que je me suis décidée pour ma paire de Skechers, la chaussure made in Los Angeles : je voyais régulièrement cette marque revenir dans les photos et les posts d’Isabelle et Daniel et du coup on a papoté à ce sujet sur Twitter (ou Twitter devient parfois une nouvelle version des « chatrooms » de ma génération). Après quelques échanges de tweets, je me suis décidée pour les Skechers GoRun Forza pour le long et j’ai attendu impatiemment de les recevoir.

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Une fois la paire arrivée à la maison, j’ai sauté dedans à pieds joints et depuis je ne les quitte plus pour toute mes sorties longues.

J’ai tout de suite aimé la sensation de confort dans cette chaussure : je chausse du 37 en ville et du 38 en running et je suis parfaitement bien dans ce 38. Mon pied ne glisse pas comme dans d’autres baskets. Bref, le chaussant super confortable.

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Au 1er abord, pour les petits gabarits comme moi (1h60 et 49 kg), elle peut paraître un peu lourde mais elle se fait rapidement oublier. Elle offre une super stabilité et un très amorti qui ne sont pas pour déplaire à la sensible des genoux que je suis et les pro de la chaussures disent même que « la semelle intermédiaire avec renfort médian en Resalyte favorise la transition talon-pointe de pied », ce qui réduit les petites douleurs qu’on peut parfois ressentir à ce niveau quand la chaussure manque de souplesse.

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Bref, c’est une chaussure confortable, avec une bonne stabilité et un très bonne amorti en plus d’être très réactive et polyvalente. Hé oui, vous pensez bien que j’ai aussi testé des petits footings et du fractionné avec et j’ai même couru les 10km du Triathlon de Chantilly avec (elles en gardent d’ailleurs un souvenir poussiéreux).

Ces GoRun Forza ont donc été testées et approuvées pour le long et seront donc de la partie pour mon 1er marathon dans quelques semaines. Il ne me reste plus qu’à finir ma préparation, choisir le reste de ma tenue et je serais (presque) prête pour ce nouveau challenge !

PS : on me dit dans l’oreillette que ce modèle est actuellement soldé chez Univers-Running. Foncez, ils sont super fiables et les commandes sont expédiées plus vite que l’éclair !