Mon 1er marathon ou la magie de La Rochelle (Episode 1 : jusqu’à J-1)

Depuis le temps que je cours, je n’avais jamais eu envie de me lancer dans un marathon. La distance, les récits de souffrance que j’ai pu entendre, la vue des coureurs au bout de leur vie sur les courses que j’ai pu voir … Non ça ne donnait pas spécialement envie. Et puis en 2016, j’ai eu 42 ans et j’ai enfin vu une bonne raison de me lancer enfin sur ces fameux 42 kms : 42 ans, 42 km, c’était le moment ou jamais.

Au moment de mon anniversaire en février, je me remettais péniblement d’une périostite qui m’aimait trop pour accepter de me quitter définitivement (elle m’avait quitté en octobre pour revenir en pleurant en janvier, j’ai eu beau lui dire non, elle s’est ré-installée). J’ai quand même couru les 10 km de la Crystal Run en février, j’ai couru tranquillement le semi-marathon de Paris puis les 19 km de l’EcoTrail Paris en mars et cette périostite avait l’air d’avoir enfin disparu. Je me suis donc enflammée toute seule en me disant que j’allais préparer le marathon du Mont St Michel en 2 mois et demi. J’ai envoyé un mail au coach du club et sa réponse a été claire (copié/collé de son email) :

« je pense que ce n’est pas très raisonnable après la blessure et la rechute que tu as eu. Sur une telle distance la rechute n’est pas loin. Concentres toi sur des semi-marathon pour améliorer ton temps et fais un marathon en octobre/novembre. Mais c’est toi qui décide ». 

Bien que très têtue d’habitude, j’ai décidé d’écouter ce sage ; après tout il a une expérience de dingue dans ce domaine et si j’ai rejoint un club de running c’est aussi pour profiter des conseils des coachs.

Je me suis donc concentrée sur mes entraînements, j’ai amélioré mes temps sur des 10 km, fais de belles sorties longues avec l’objectif de préparer un marathon en novembre. J’ai beaucoup hésité sur le choix de mon 1er marathon : Nice-Cannes au début, puis Valencia (ceux qui me connaissent savent que j’adore cette ville) avant de me rabattre sur la Rochelle (un des plus tardifs de la saison).

J’ai préparé ce marathon en essayant d’être la plus sérieuse et rigoureuse possible, je n’ai pas loupé trop d’entrainement avec le club, je me suis fait des sorties longues seules ou avec les copains de running, j’ai testé tous mes produits sur plusieurs sorties pour être sure que tout était validé, j’ai changé certains de mes équipements quand j’ai vu que ça n’allait pas, j’ai essayé de trouver des traitements ou des solutions pour les petits bobos liés au running. Bref, j’ai essayé de ne rien laisser au hasard. Après tout, je ne savais pas trop à quoi m’attendre sur une telle distance donc autant maîtriser parfaitement les autres paramètres.

Bizarrement les semaines sont passées à une vitesse hallucinante, un peu comme les kilomètres de chacune de mes sorties longues. Le mois de Novembre est arrivé rapidement et avec lui le petit carton de retrait de dossard est arrivé par La Poste (1ère fois que ça arrive, d’habitude c’est un simple email). La dernière semaine avant le marathon ne s’est pas non plus annoncée et d’un coup elle était là. Cette semaine décisive où j’avais décidé de faire attention à mon alimentation pour être au top. J’ai aussi commencé à préparer mon équipement, je me suis fait une petite check-list pour ne rien oublier (en ce moment mon cerveau est un vrai gruyère) et le jeudi soir j’ai préparé ma valise : équipement, produits diététiques pour avant, pendant et après le marathon, la fameuse maltodextrine à boire les derniers jours, bref, j’avais tout. C’était nickel.

Le vendredi, je prenais mon TGV pour La Rochelle dans l’après-midi. Le temps annoncé pour le week-end était plutôt bon, je croisais les doigts (des mains et des pieds) pour que ça ne change pas.
Une fois sur place, j’ai pris le temps d’aller déposer mes affaires à l’hôtel avant de me faire une petite ballade jusqu’au lieu de retrait des dossards. J’avais enfin ce fameux dossard entre les mains : n°3525. J’en ai profité pour repérer le lieu de départ et d’arrivée, me renseigner sur les vestiaires avant d’aller faire un petit tour en ville. Pour cette 1ère soirée, j’ai pris l’option « shopping food au supermarché et dîner dans ma chambre devant la dernière saison de Gilmore Girls ». Rien de tel qu’un petit marathon de séries avant un vrai marathon, non ?

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Après une nuit agité (la chambre voisine abrite un bébé qui pleure comme un malade pendant la nuit), nous sommes à J-1. Je me  lève, je fais l’impasse sur la petite session de running des organisateurs du marathon (la « chauffe-gambettes ») que j’avais décidé de faire la veille pour aller me poser devant un petit déjeuner dans un café en attendant ma copine Cass et ses enfants. Il fait un temps de rêve et le même temps est annoncé pour le lendemain. La fin de matinée et le début d’après-midi se passent en leur compagnie avec une petite visite de la ville, ils me raccompagnent à mon hôtel avant de rentrer chez eux et je décide de me poser un peu après cette marche. Mais le « bébé d’à côté » fait encore des siennes 1h plus tard donc je ressort me balader et découvrir les produits locaux (biscuits au sel de Guérande, conserves La Belle-Illoise, etc) et boire un café dans le restaurant « raw food » que je voyais depuis la fenêtre de l’hôtel.

Vers 19h30, je retourne dans le même restaurant que le matin pour leur repas spécial marathon : les sacro-saintes pâtes. Je suis toute seule à la même petite table que le matin, le restaurant est plein de coureurs qui se préparent aussi pour le lendemain et en peu de temps, je me retrouve finalement à leur table, à discuter avec eux, écouter leurs récits de courses et leurs conseils, leur 1ère rencontre des années auparavant sur une course. Deux d’entre eux faisaient là leur 13è marathon de l’année, après Nice-Cannes 15 jours plus tôt et après en avoir enchaîné 2 sur un week-end (42 km le samedi et 42 km le dimanche et Reims et dans la Somme). Les marathoniens purs et durs sont géniaux mais fous !

On se sépare en se souhaitant un bon marathon et je retourne tranquillement préparer mes affaires pour le lendemain avant une bonne nuit de sommeil …

A suivre …

Mes Skechers et moi …

Le « truc pourri » avec les réseaux sociaux quand on fait de la course à pieds, c’est qu’on passe notre temps à admirer les baskets des copains et copines à chaque post ou à chaque photo. Mais « le truc cool » c’est que du coup, ils sont de bons conseils quand on cherche à s’équiper et ils parlent très bien et très objectivement de leurs chaussures.
C’est un peu comme ça que je me suis décidée pour ma paire de Skechers, la chaussure made in Los Angeles : je voyais régulièrement cette marque revenir dans les photos et les posts d’Isabelle et Daniel et du coup on a papoté à ce sujet sur Twitter (ou Twitter devient parfois une nouvelle version des « chatrooms » de ma génération). Après quelques échanges de tweets, je me suis décidée pour les Skechers GoRun Forza pour le long et j’ai attendu impatiemment de les recevoir.

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Une fois la paire arrivée à la maison, j’ai sauté dedans à pieds joints et depuis je ne les quitte plus pour toute mes sorties longues.

J’ai tout de suite aimé la sensation de confort dans cette chaussure : je chausse du 37 en ville et du 38 en running et je suis parfaitement bien dans ce 38. Mon pied ne glisse pas comme dans d’autres baskets. Bref, le chaussant super confortable.

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Au 1er abord, pour les petits gabarits comme moi (1h60 et 49 kg), elle peut paraître un peu lourde mais elle se fait rapidement oublier. Elle offre une super stabilité et un très amorti qui ne sont pas pour déplaire à la sensible des genoux que je suis et les pro de la chaussures disent même que « la semelle intermédiaire avec renfort médian en Resalyte favorise la transition talon-pointe de pied », ce qui réduit les petites douleurs qu’on peut parfois ressentir à ce niveau quand la chaussure manque de souplesse.

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Bref, c’est une chaussure confortable, avec une bonne stabilité et un très bonne amorti en plus d’être très réactive et polyvalente. Hé oui, vous pensez bien que j’ai aussi testé des petits footings et du fractionné avec et j’ai même couru les 10km du Triathlon de Chantilly avec (elles en gardent d’ailleurs un souvenir poussiéreux).

Ces GoRun Forza ont donc été testées et approuvées pour le long et seront donc de la partie pour mon 1er marathon dans quelques semaines. Il ne me reste plus qu’à finir ma préparation, choisir le reste de ma tenue et je serais (presque) prête pour ce nouveau challenge !

PS : on me dit dans l’oreillette que ce modèle est actuellement soldé chez Univers-Running. Foncez, ils sont super fiables et les commandes sont expédiées plus vite que l’éclair !