Mon triathlon de Paris en relais

Il y a très très longtemps, quand j’avais 5 ou 6 ans, mes parents avaient eu la bonne idée de m’inscrire à des cours de natation. Une fois par semaine, je me rendais donc dans cette piscine en sous-sol d’un bâtiment de Levallois, avec d’autres gamins de mon âge, passer une heure avec un maître nageur légèrement psychopathe. Vous savez, ces maîtres nageurs qui vous demandent de sauter dans le grand bain alors que vous ne savez pas nager et qui daignent vous tendre une perche juste quand vous êtes au bord de la noyade pour vous ramener vers le bord, après vous avoir regardé gigoter désespérément dans l’eau pendant 4 longues minutes. C’était un de ceux là. Autant dire que depuis cette époque, je déteste la natation. J’ai d’ailleurs séché tous les cours de natation au collège (même quand c’était en 2è heure d’EPS, ce qui m’a valu d’être convoqué dans le bureau du CPE et ceux qui sont allés au collège Picasso imagineront très bien Mr Blanc me recevoir avec son traditionnel « Hey on n’est pas à Chicago ici, on ne fait pas ce qu’on veut ! » avant de me faire la morale) mais je rattrapais ma moyenne avec des supers notes en athlétisme et aux sports de raquette.

Depuis cette époque, je fais donc partie de ces phobiques de la natation. Je déteste la piscine même si j’y vais de temps en temps avec mes enfants (à qui j’ai évidemment fait prendre des cours de natation en veillant à ce que tout se passe bien avec le maître nageur) et je suis admirative de ces gens qui glissent de manière si élégante dans l’eau pour enchaîner les longueurs.

Evidemment je suis encore plus admirative des triathlètes et c’est en suivant cette discipline d’un peu plus près cette dernière année que j’ai eu envie de tenter. Oui mais voilà : je HAIS la natation. Mais quand j’ai découvert qu’on pouvait parfaitement participer à un triathlon en relais, il FALLAIT que je le fasse. D’autant plus que le Garmin Triathlon de Paris approchait à grands pas.
C’est grâce à Muriel et à SantéSport Magazine que j’ai eu un dossard. Il ne m’a fallu que quelques jours pour monter une équipe avec Fred au vélo et Jérôme à la nage et inscrire tout le monde et soudain, me voilà à aller récupérer les dossards de notre équipe « JFRTeam » vendredi dernier.

J’avoue que je n’étais pas super à l’aise avec ce 1er triathlon en relais. Je me suis posé un milliard de questions avec toute cette organisation si particulière au triathlon : déposer le vélo avant, trouver la combinaison de natation, jongler entre les différents sacs aux différentes aires de transition, etc. Mais finalement en relais c’est moins compliqué que ça en a l’air et notre équipe à opté pour une organisation simple : aucun sac à déposer aux consignes, chacun se charge des affaires du relayeur suivant !

Une fois les dossards et la combinaison récupérés, j’ai remis son sac à chacun, la puce de chrono, le bonnet de bain noir et la combinaison à Jérôme, les étiquettes pour le vélo et le casque et son dossard à Fred, qui a pu aller déposer son vélo à Choisy dès le samedi. Pour info, le natation avait lieu dans un bassin naturel (plein d’algues !) de Choisy-le-Roi (1500m), les cyclistes partaient ensuite de Choisy à Paris (40 km), au pied de la Tour Eiffel où les 10 km de courses avaient lieu.

Le jour J, après avoir avalé un thé et un Gatosport pommes caramel, me voilà dans les transports jusqu’à la station Bir Hakeim. Dans le stade Emile Anthoine, je croise certains organisateurs et l’équipe Stimium que j’avais vu vendredi lors du retrait des dossards (et avec qui j’avais un peu papoté) mais aussi certains organisateurs des Apérun Salomon auxquels j’avais participé avec qui j’échange quelques mots. Après quelques minutes de papotages, je me suis dirigée vers le Champ de Mars, dans l’aire de transition 2 pour y attendre l’arrivée de Fred.
Il faut dire que Jérôme avait brillamment bouclé l’épreuve de natation en 32 minutes et passé rapidement le relais. Je retrouve donc notre emplacement grâce au numéro de dossard (1387), j’y dépose mes affaires, je bois un peu, je fais un tour au toilettes au bout de l’aire de transition puis je m’échauffe en trottinant tout autour de cette aire pour repérer un peu les lieux, voir dans quelle direction je dois partir, à quel moment je dois déclencher mon chrono etc.
Je reviens à mon emplacement tout en continuant de m’échauffer un peu sur place et je vois encore des têtes que je connais : Frédéric de chez Garmin, avec qui j’avais participé à une course d’orientation pour la sortie de la Garmin Vivoactive, qui attendait aussi son relayeur. On papote un peu, on se donne quelques tuyaux, on parle de cette côte qu’on va devoir prendre 2 fois en courant puis des nouveautés Garmin tout en regardant le juge ultra sévère mettre des pénalités aux triathlètes qui avaient juste détaché leur casque de vélo en arrivant dans la zone de transition quand soudain j’entends « Là, Requia, là », je tourne la tête et je vois que Fred et son vélo sont devant moi. Je récupère la puce très vite, je l’attache à ma cheville, on échange quelques mots (« voilà mon sac, rendez vous sur le stade à l’arrivée » »Bon courage » »c’est parti ! ») et me voilà en effet partie. Je déclenche mon chrono dès que je sors de la zone de transition et c’est bel et bien parti pour 10km avec un genou gauche en vrac.

Le début de la course est plutôt tranquille  mais déroutante car sur l’autre chaussée on voit les coureurs partis avant nous. Les courses où on fait plusieurs fois la même boucle ne sont jamais très fun en général et c’était un peu le cas sur celle-ci. Après quelques temps sur du plat ou du faux plat juste avant le pont, je vois arriver cette satanée côté que je redoutais un peu. Je zappe le ravito juste au pied de la côte et je la prends. Mon genou commence à me faire mal donc j’ai un peu de mal à le lever pour monter plus facilement mais je m’aide au maximum de mes bras. On arrive au virage, on pense que la côte se termine là mais non ça continue encore sur un bon petit tronçon avant de descendre. J’accélère tant que je peux dans les descentes pour rattraper le temps perdu sur les côtes et c’est reparti. Nous revoilà presque au point de départ, un bénévole nous donne des instructions au porte-voix « 1er et 2è tours à gauche, les autres à droite ». J’aurais bien envie de prendre à droite et ne faire que 5 km mais ce n’est pas envisageable, je repars donc pour un tour. J’entends qu’on m’appelle et c’est ma copine Isabelle de l’autre côté. Elle a enchaîné nage et vélo et elle entame ses 10km de course, bravo championne !!!
Je fais un petit coucou au photographe que je croise, je vois la même satanée côté arriver à nouveau, j’ai chaud, je chope un verre d’eau au ravito, j’en bois 2 gorgées, je me rafraîchis un peu avec le reste et c’est reparti avec ma petite voix qui me dit « monte les genoux et aide-toi de tes bras pour te propulser un peu, ça va aller » (oui j’entends des voix quand je cours et le reste du temps je me parle moi même) mais le genou gauche est en grève, la moindre tentative pour le plier un peu est douloureuse.
Nouvelle accélération dans les descentes malgré mes chaussures qui crissent sur la chaussée mouillée, je sais que la fin arrive bientôt et que le panneau 8 km est bel et bien pour moi cette fois-ci. Nous revoilà en bas, pas loin de la tour Eiffel, je le cache pas ma joie quand je vois le bénévole avec son porte voix car je sais que cette fois, c’est mon tour de prendre le tunnel à droite pour le dernier kilomètre. Evidemment, la petite descente dans le tunnel est suivie de son inséparable montée. Petit sourire et V de la victoire au photographe, la fin est bientôt là.

Triathlon de Paris the sporty family requia

Je regarde ma montre qui affiche 48 minutes et quelques ; je n’aurais pas tenu les 48 minutes visées mais j’ai encore l’espoir de faire moins de 50 et j’accélère en voyant la ligne d’arrivée … 49:45 à ma montre, on verra ce que donne le temps officiel. Cette satanée côte à prendre 2 fois et mon genou pourri auront eu raison de mon objectif mais je reste contente de ce résultat.

Je détache la puce de ma cheville pour la restituer, je récupère 3 médailles et 3 tee-shirts pour l’équipe, je chope un peu d’eau au ravito et je rejoins Jérôme et Fred qui m’attendaient. Ils ont assuré avec 32min pour la nage et 1h13 pour le vélo. Avec mes 49 minutes, on devrait avoir un temps total pas trop mal pour une première, on est contents de nous.
On retourne voir l’équipe Stimium avec qui j’avais parlé de mon problème de genou et promis de repasser, on pose pour une petite photo puis Jérôme et Fred prenne le chemin du retour pendant que j’attends l’arrivée des copines.

Triathlon de Paris the sporty family requia JFRTeam

Je repasse grignoter un truc au ravito, maintenant que l’euphorie du moment est retombée, je reviens vers la ligne d’arrivée quand j’entends Isabelle m’appeler. Elle vient de boucler son triathlon. Après un passage au ravito pour elle, on décide d’attendre Muriel qui ne tarde pas à arriver. On papote un peu, on fait une photo avec Delphine avant de se séparer.

girls triathlon de Paris garmin The Sporty Family

J’essaie de trouver Yann pour prendre des nouvelles de Gene mais je ne le vois pas. Tant pis, j’aurais des nouvelles plus tard sur les réseaux sociaux, il est l’heure de rentrer.

Je repars donc vers le métro en croisant les mêmes organisateurs à l’entrée du stade, ils prennent des nouvelles, me félicitent mais je réponds que je n’ai fait que courir. Bravo aux autres triathlètes qui ont bouclé les 3 disciplines !

finisher triathlon de paris the sporty family requia

Cette première expérience d’un triathlon en relais était géniale grâce à mon équipe de choc. D’ailleurs on fait déjà des plans pour le prochain triathlon en relais mais je vous en reparle très vite. Je suis repartie de là remontée à bloc et prête à surmonter cette phobie de la natation pour tenter mon 1er triathlon en solo l’an prochain. J’en avait parlé quand je me suis acheté mon vélo mais cette fois ci, je confirme : 2017, l’année du triathlon ! Il ne me reste plus qu’à trouver des cours de natation pour me guérir de cette phobie

En tout cas, merci à ma super équipe. Grâce à leur super temps, on finit à la 7è place des équipes mixtes avec les temps officiels !

Triathlon de Paris classement the sporty family

Et bravo à toutes ces femmes et tous ces hommes que j’ai pu admirer dimanche. Chapeau à tous les finishers et aussi à ceux qui sont quand même repartis sans cette médaille à cause d’un pneu crevé ou autres aléas de ce genre.

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Tenue pour ce triathlon :
– corsaire de trail Kanergy – 34,99€ chez Kalenji (mon chouchou pour toutes mes courses ces derniers temps,
– Tee-shirt Ice de New Balance – 25€ (celui que j’avais pour l’Ecotrail Paris)
Baskets New Balance (140€ l’an dernier, Au Vieux Campeur), un vieux modèle qui arrive à 1000km et qui va partir à la retraite.
Montre Vivoactive Garmin (autour de 200€), qui boucle sa première année à mon poignée.

 

Tous au Urban Trail Cergy le 22 mai !

Que faites vous ce dimanche 22 mai ? rien ? Ca tombe bien, je me suis inscrite à une course de 20 km en banlieue, à Cergy : Urban Trail Cergy, organisée par l’Essec (oui, oui la prestigieuse école que tout le monde connaît).raid essec the sporty familyEn fait, cette course est déclinée dans plusieurs formats : 10 km ou 20 km, comme ça tout le monde y trouve son compte. Evidemment qui dit trail urbain à Cergy dit forcément … l’Axe Majeur ! On s’en doutait au moment de l’inscription et les organisateurs l’ont confirmé : on va devoir monter une grande partie de ces fameuses marches, sur le 10 et le 20 km.

Pour ma part je me suis inscrite dès l’ouverture des inscriptions sur le 20km (j’ai dû être la première inscrite sur cette distance) et cette fois encore on va prendre le départ avec Samba (mon acolyte sur l’EcoTrail et le Trail des 2 Buttes) et Chloé va se joindre à nous. Les copines Perrine et Adeline seront, elle, au départ du 10 km !

urban trail cergy the porty family

Les organisateurs promettent un super parcours, différents types de terrains et des difficultés variées et on hâte de voir ça de plus près !

Si vous n’êtes pas encore inscrits et que l’une de ces 2 courses vous tente, il n’est pas trop tard. Vous pouvez encore vous inscrire en ligne (click ici) ou sur place le Jour J dans la limite des places disponibles.
Le départ se fait le dimanche 22 mai à 10h pour tous les participants du 10 et du 20 km, le retrait des dossards ou les inscriptions sur place se font de 8h30 à 9h30.
vous pouvez retrouver toutes les informations pratiques en cliquant ici (click) ou sur la page Facebook de l’évènement (click).

On se voit dimanche ?

Le Trail des 2 Buttes ou l’art de prendre un bain de boue par un beau dimanche de printemps

C’est immédiatement après l’Eco-Trail, dans l’eurphorie de la découverte du trail, des montées et des descentes vertigineuses que je me suis inscrite au Trail des 2 Buttes, à Marines. Après en avoir parlé à mes accolytes de courses, ils ont été plusieurs à s’inscrire, certaines sur le 11 km, d’autres sur le 23km et les plus aguerris au trail sur le 32km. Avec Sandra et Samba, nous aviosn opté pour le 23km en nous disant que la plus petite distance allait un peu nous laisser sur notre faim.

Une fois l’inscription faite, je suis allée regarder la tête du dénivelé et là … j’ai commencé à me demander si j’avais bien fait. Admirez un peu le profil du parcours :

trail des 2 buttes denivele

et puis je n’y ai plus repensé, les jours ont passé et on a commencé à recevoir quelques petites informations via Facebook. Avec la pluie qu’on a eu en début de mois, on imaginait un terrain boueux et les photos ne nous ont pas décues. Et puis la dernière semaine, il a fait beau, on a même pensé que finalement on allait avoir un terrain sec comme sur l’EcoTrail … jusqu’à la veille de la course : pluie le matin, pluie l’après-midi, pluie le soir et pluie dans la nuit. Pluie.
Le jour J, il fait étonnamment beau et chaud, courir sous ce ciel bleu a été un plaisir jusqu’à ce qu’on arrive dans la fôret. Mais commençons par le commencement.

En bons eco-trailers que nous sommes (devenus), nous avons opté pour le co-voiturage avec Sabira, Chloé et Samba. Nous nous sommes donc retrouvés à 7h30, en route pour Marines, dans un paysage brumeux : le brouillard nous empêchait de voir à plus de 5m et les rond-points sur les routes du Vexin nous ont causé quelques surprises. Jusque là, nous n’avions pas trop d’espoir pour le temps quand soudain, le broullard a disparu pour laisser place à un joli ciel bleu.

Une fois nos dossards récupérés, nous retrouvons Christelle, Sandra et son mari et Robin après avoir croisé Thierry qui s’est décidé lui aussi à venir au fin fond du Vexin pour cette course.

Après un rapide passage par le vestiaire et la consigne, je me retrouve rapidement delesté de mes affaires, prête à courir. Pour cette fois encore, j’avais choisi mes chaussures de trail New Balance pour courir, un corsaire de trail, un basique tee-shirt de running et mon sac de trail le tout Kalenji. Ma fidèle montre Vivoactive Garmin était cette fois encore à mon poignet.

Les trailers du 32km (dont Christelle et Robin) on pris le départ pendant que nous faisions un peu de footing pour nous échauffer et quelques photos pour nous amuser.

trail des 2 buttes-001

 Notre tour est rapidement arrivé, le départ s’est fait dans la bonne humeur et les fumigènes, ce qui était assez surprenant.

trail des 2 buttes depart

Dès le début du parcours, la question qui tournait en boucle dans ma tête c’était « mais pourquoi je me suis embarquée là-dedans ? « . La même question à chaque fois que je prends le départ d’une course … Heureusement, Sandra et Samba étaient là pour mettre l’ambiance. D’ailleurs si vous croisez un trio de clowns dans une course, faites un petit coucou, ce sera sûrement nous !

On est tout de suite rentrés dans le vif du sujet : ça monte dès le début et sur plusieurs kilomètres. On est aussi rapidement rentrés dans le vif du sujet pour ce qui est de la boue : dès le départ on finit par patauger et nos chaussures commencent déjà à ne plus ressembler à rien. Si au début on essaie d’éviter le terrain boueux en passant sur les côtés, au bout d’un moment, on court allègrement dedans. Sandra a même sauté à pieds joints dans une flaque !
On croise de gentils bénévoles un peu partout et on rigole avec eux, on se retrouve à passer sous des gros troncs d’arbres et on continue de grimper encore et encore. Les kilomètres défilent sous les « haaa c’est bon ça ! » de Samba, on marche parfois quand les côtes sont trop difficiles à monter, on attend la descente vertigineuse promise après le 12è kilomètre et elle ne nous déçoit pas, puis on arrive rapidement au 1er ravito où on attrape quelques raisins secs avant de repartir.

On traverse allégèrement des sentiers, des champs, des chemins, on croise quelques chevaux, on sent la présence odorante de quelques vaches et on poursuit notre escalade. Oui parfois il s’agit vraiment d’escalade ! Le trio rigole encore et toujours … jusque là tout va bien … Et puis on déboule sur une zone de bitume et de graviers et là … Sandra fait une mauvaise chute. Heureusement, la 2è ravio est à quelques mètres, elle nettoie ses blessures avec de l’eau, elle enroule un mouchoir autour de son doigt bien entaillé, elle enfile un de mes gant par dessus pour maintenir le tout et 3 ou 4 minutes plus tard nous sommes repartis de plus belle pour les 6 derniers kilomètres.

trail des 2 buttes marines sandra samba requia
(même après une mauvaise chute, Sandra a la pêche !)

La fin est aussi coriace que le début. Ca monte encore pas mal, ça redescend un petit peu de temps en temps. Je revois Thierry au détour d’un petit parcours qui serpente tout la-haut. J’avoue que cette partie sur la fin était quelque peu ennuyeuse ; on aurait dit un mini parcours du combattant pour rallonger un peu la course et cette sensation de tourner au rond n’est pas ce que j’ai préféré. Mais on en sort rapidement, on recommence à descendre, on aperçoit à nouveau les champs et toute la fin se fait quasiment en descente. Arrivés tout en bas, après avoir croisé le gentil bénévole assis sur sa chaise de camping qui nous salue d’un « hélas, c’est déjà fini, plus que 2 km et il faudra attendre l’année prochaine » avec le ton qui va bien (ils sont tous un peu comédiens, les bénévoles de ce trail !), on essaie de mettre un peu la gomme. Je me retrouve à courir à 4.30 min/km pour suivre Samba, ce qui était un poil trop rapide pour moi après les 20 et quelques km que j’avais déjà dans les jambes, je le laisse donc partir devant à son rythme. La fin se fait en ville : quelques chemins entre les champs avant de retrouver le bitume, de longer l’hôtel de ville et de revenir au point de départ. Pour la première fois depuis que je participe à des courses, j’entends quelqu’un crier « allez Requia, allez !! », ce sont Sabira et Chloé qui ont fini leurs 11km et nous attendent au niveau de la ligne d’arrivée, ça motive suffisamment pour finir par un petit sprint et passer la ligne d’arrivée après 2h34 de course.

Notre objectif de 2h30 n’a pas été tenu mais on a privilégié le fait de courir à 3, de s’attendre, de soigner les blessés quasiment jusqu’au bout donc finalement mission accomplie : on en a bavé mais on s’est bien marré et on a gardé la pêche et fait les clonws du début à la fin !

On retrouve toute la petite troupe, Christelle est déjà là, elle a finalement bifurqué vers le 23km à cause d’une blessure mais elle finit quand même 1ère féminine et il ne manque donc que Robin qui termine son 32km en en 2h59. On file se changer un peu (la boue, ça va pendant 23km mais pas après), Sandra fait un petit passage chez la Croix Rouge pour se faire soigne et on fait les clowns pour une dernière petite photo avant de rentrer.

trail des 2 buttes team maso

Voilà, le Trail des 2 Buttes c’était super ! Il a été carrément plus difficile que l’Eco-Trail car il y a plus de dénivelé, le terrain était plus diversifié et plus boueux mais ça reste un super souvenir.

Si ça vous tente, la même équipe organise un trail de nuit au même endroit en novembre : l’Enfer des Buttes. Je parie que celui-ci porte bien son nom ! En tout cas vous pouvez retrouver toutes les infos sur ce club et les courses ici (click). J’en profite pour les saluer pour l’organisation au top, les petites touches d’humour disséminées un peu partout sur le parcours à travers les panneaux ou les bénévoles eux mêmes. Peut-être à l’année prochaine pour faire mieux que ces 2h34 !

Bref, faites comme moi et tentez ce trail … (ou pas !).

Mon premier (vrai) trail : l’Eco-Trail Paris

Il y a quelques mois (en 2015 en fait mais le temps passe tellement vite qu’on a l’impression que c’était hier), poussée par ma copine Sandra, nous avons participé à une sortie trail de nuit dans la forêt de Maison-Lafitte. C’était génial pour une première expérience de tail et sitôt rentrées, on a commencé à chercher les courses nature dans le coin. Nous nous sommes donc inscrites au Fun Trail et quitte à rigoler un bon coup pour une première, on a choisi de faire la course de nuit (sinon ce n’est pas drôle). Malheureusement les évènements du 13 novembre sont passés par là et ce trail a été annulé …

Du coup, quand on m’a proposé de participer à l’Eco-Trail Paris j’ai sauté sur l’occasion. J’avais le choix pour la distance mais comme je ne suis pas complètement maso (oui je sais, la plupart du temps je dois l’être un peu), j’ai choisi de courir le 18 kms pour commencer. Après tout, sur cette distance, il y avait déjà un dénivelé positif de 400 m et ce trail avait lieu juste 15 jours après le semi-marathon de Paris.

Prise par la prépa du semi (prépa, c’est un bien grand mot, je ne suis allée courir avec le club que 4 fois depuis le mois de janvier et je me suis contentée de quelques sorties longues avec la bande de Conflans le dimanche matin), peu motivée pour prendre ma voiture et aller courir dans les forêts des alentours, la prépa pour ce trail a été très … light. A peine 30 km parcourus avec les chaussures que j’allais porter ce jour là.

La veille, après être allée récupérer les dossards, j’ai réussi à convaincre Samba de faire ce trail avec moi et nous voilà sur le quai de la gare le samedi matin pour prendre le train de 6h50 … Le départ se faisait à 9h de Meudon donc on partait relativement tôt pour avoir le temps de déposer nos affaires aux consignes etc. Petite déception du jour : le grand soleil qu’on avait eu toute la semaine semblait s’être mis en grève ce jour là et il est resté bien caché sous les nuages toute la journée.

Arrivés à Meudon, on tombe rapidement sur ma copine Nadia et ses amis. On en profite pour rigoler, faire des photos, bon pretexte pour garder nos vêtements le plus longtemps possible avant de les déposer aux consignes. Samba va prendre un café auprès des bénévoles et découvre qu’il n’est pas un vrai trailer puisqu’il n’a pas son propre gobelet ou « eco-cup ». Et oui, ce trail ne s’appelle pas « Eco-Trail » rien, il y a tout un état d’esprit et une sensibiliation au respect de l’environnement et de la nature.

Bref, après quelques papotages, quelques photos, nous voilà débarassés de nos affaires à la consigne, affaires que nous retrouverons à St Cloud (à l’arrivée) et nous rejoignons la ligne de départ. Après quelques ola à la demande de Steve, le départ est rapidement donné. On avait prévu de courir ensemble avec Nadia et le petit groupe mais Samba et moi sommes vite aspirés par les coureurs devant nous et on se met à leur rythme … C’est parti pour 19,2 km de folie !

ecotrail parcours

Après quelques pavés, on arrive rapidement dans la forêt et si j’ai à peu près le parcours en tête, j’avais pris soin de ne pas regarder le détail du dénivelé pour avoir la surprise des différentes côtes à monter (#TeamMaso, au rapport !). Bon, je savais juste qu’il y en avait à peu près 4 bien balèzes (avec parfois les descentes qui vont avec) et pas mal de petites …

ecotrail denivele

Avec Samba et Dorothée (qui nous a suivi), nous avançons plutôt bien, parfois en file indienne avec les autres traileurs dans certaines côtes ou certains petits chemins. L’ambiance est bonne, on en profite pour rigoler un peu et pour ma part j’écoute un peu les discussions des autres, assez drôles parfois. On se rend compte que le monde des runners et des trailers est vraiment différent et une scène m’amuse : deux filles discutent (assez fort il faut le dire) tout en courant tranquillement. L’une est visiblement plus « entrainée » et dispense ses conseils (en parlant fort) à l’autre :

– « bon, là, tu y vas vraiment tranquille, on n’est pas là pour faire un chrono … On gère ça en mode SL (prononcer « esse-elle » … ce qui veut dire sortie longue pour le commun des mortels, étrangers au langage de runners), par contre on devrait s’inscrire à la course Machinchose de 10K (prononcer « dix-ka », qui veut dire une course de 10 kilomètres) et moi j’essaierai de bomber sur cette course pour faire sub45 (qui veut dire courir les 10 kilomètres en moins de 45 minutes).
– « OK je m’inscris avec toi, je verrais pour mon temps »
– « blablablablablablablablabla blabla blablablabla blablabla » (toujours très fort).

J’en ai assez de les écouter donc je les double et j’entends le couple qui courait juste devant :
– Lui : « pfff encore des runners qui teste le trail et qui vont parler fort pour ne rien dire tout le long … »
– Elle : « Elles me fatiguent déjà »

J’ai souri en dépassant ce couple et j’ai continué ma route. Les kilomètres défilent rapidement, on arrive vite au 6è et « oh surpraïse », nous voilà face à notre toute première côté bien balèze, qu’on monte les uns derrière les autres en marchant et en blaguant entre nous (« hey les premiers, vous pourriez nous envoyer la corde au lieu de la garder pour vous ? »). On arrive rapidement en haut et un des trailers en profite pour me donner un petit conseil (que je partage avec vous) : le secret c’est de repartir rapidement en courant, de ne surtout pas s’arrêter en haut. Il a l’air plus affuté que moi pour le trail donc je l’écoute et la lourdeur dans les jambes en haut de la côte disparait en effet rapidement.

On assiste à quelques chutes, on admire l’équipe en tee-shirts orange qui porte la joelette au moment où on les dépasse et j’en profite pour les encourager : chapeau, ce n’était pas facile de grimper ces côtes seule alors je mesure l’exploit de le faire avec une joelette et un bambin dedans !

ecotrail paris requia
(
Bradley Cooper n’était pas dispo pour ce trail alors j’ai couru avec Colin Firth … *wink*wink* Fanny Berrebi)

Nous continuons notre route avec Samba et Dorothée, pour ma part je passe le ravitaillement sans m’y arrêter vu que j’avais tout ce qu’il fallait et la 2è côté est là, presque aussi forte que la première mais elle est « rapidement » passée aussi pour faire place à une incroyable descente. Là, on reconnait les vrais traileurs qui prennent cette descente à grandes enjambées quand nous on se freine presque pour ne pas trop être emportés et risquer la chute. Pendant tout le parcours on traverse parfois des villes, on fait attention aux voitures et aux feux car nous n’avons pas la priorité comme l’ont bien expliqué les orgaisateurs. On entend les automobilistes klaxonner quand une file de traileurs traverse, les obligeant à s’arrêter pendant quelques minutes … La dernière grosse côte est là et on la monte tant bien que mal, quelques affiches sur les arbres nous encouragent « Allez courage c’est (presque) la dernière » …

Et puis finalement la fin du parcours passe rapidement. On avale les dernières kilomètres et malgré toutes ces côtes on a encore la force d’accélérer sur la fin … Normal on a retrouvé le plat, notre terrain de jeu habituel, à nous les runners. La ligne d’arrivée est franchie. Le trail a été bouclé en 2h04. Nous sommes contents de nous pour un premier.

Une fois le tee-shirt de finisher récupéré, un café/une soupé avalés, nous faisons un petit tour rapide du village avant de récupérer nos affaires et repartir vers le métro … C’est vraiment fini pour cette fois.

Verdict : voilà un trail à faire absolument si vous débutez. L’organisation est top, les bénévoles extra, il n’y a vraiment rien à dire à ce niveau là si ce n’est un grand merci. Mention spéciale pour le toilettes sèches vraiment dans l’esprit « éco » de ce trail, qui ont l’avantage d’éviter des désagréments qu’on a souvent dans les toilettes des autres courses (odeurs, etc).

Merci à l’équipe pour le dossard (Fabien, Amandine, si vous me lisez …) et merci à New Balance pour l’équipement. J’ai définitivement adopté les chaussures de trail et elles m’accompagneront encore sur le prochain, les 22 km du Trail des 2 Buttes le 10 avril prochain, j’ai adoré les poches du corsaire qui m’ont permis d’y mettre gel et barre aux amandes pour les avoir à portée de main sans être encombrée pour autant. A l’année prochaine pour le 30 km !

Allez, faites comme moi et tentez le prochain Eco-Trail … (ou pas !)

Mon semi-marathon de Paris …

Quand je me suis inscrite à ce semi, on était encore en 2015, ça me paraissait loiiiiiin et d’un coup, le temps est passé à la vitesse de l’éclair. Nous étions plusieurs copines à nous être inscrites en même temps, en nous challengeant mutuellement avec des « c’est dans plus de 5 mois, tu seras prête » etc mais c’était sans compter sur le travail (prenant), les enfants (prenants), les aléas de la vie et les blessures (prenants aussi) et du coup je me suis vue à la veille de ce semi marathon avec peu de préparation. Je n’avais pas d’autre objectif le jour J que de finir (et si possible en 2h max).

parcours semi

Une semaine avant, nous faisions des points météo réguliers avec les copines … Il faut dire qu’une semaine avant, Météo France annonçait de la neige pour ce fameux dimanche 6 mars et les jours avançant, les prévisions météo devenaient « drôles » : neige, puis pluie et neige mêlées, puis pluie, puis quelques averses avec une température ressentie de -3°C … Bref, si j’avais déjà des doutes sur mes capacités à bien gérer ce semi, Météo France m’a achevé. Et puis finalement le Jour J, surprise du chef : il a fait (presque) beau, j’ai eu (presque) chaud pendant la course même si j’ai greloté longtemps une fois la température du corps retombée à l’arrivée.

Une semaine avant, nous faisions aussi des points réguliers sur nos tenues, ce que nous allions emmener avec nous ou pas et c’est la veille (après avoir constaté qu’il n’allait pas être possible de porter le débardeur officiel à cause du temps) que je me suis décidée : un corsaire et un tee shirt tous les 2 de la marque New Balance, mes chaussures New Balance aussi (je n’avais pas suffisamment porté mes nouvelles Saucony pour « prendre le risque » de courir cette distance avec et pourtant elles courent bien … oui comme chez les enfants, chez moi ce sont les chaussures qui courent bien et vite), mes manchons Compressportmon casque Plantronics, une veste, un peu d’eau (j’avais envie d’éviter les premiers ravitos et la foule qu’ils engendrent) et une barre aux amandes Aptonia.

Les jours précédents, j’avoue ne pas avoir fait spécialement attention à mon alimentation même si j’ai essayé de manger un peu plus de glucides. Le matin de la course, je n’ai rien changé à mes habitudes (je suis incapable de manger le matin) et je suis partie prendre mon train après avoir avalé un thé et mis un « gâteau sport » dans mon sac, gâteau que j’ai mangé environ 1h avant le départ.

Le Jour J, comme pour la plupart des grandes courses parisiennes, j’ai été impressionnée par le monde. Pas étonnant quand on sait qu’il y a eu 47 000 dossards vendus … 47 000 !

Une fois sur place, on se rend vite compte de cette foule quand on fait la queue pour déposer ses affaires à la consigne. Mais l’organisation étant vraiment top, finalement cette longue file d’attente devant chaque box est vite absorbée et on se retrouve dépouillé de ses affaires et (surtout) de son manteau assez rapidement. Le temps de faire un petit saut aux toilettes (là aussi, il y en avait beaucoup mais on attend plus), j’ai rapidement retrouvé les copines de la team « Sammi B Foundation », la fondation pour le don d’organes dont nous avions décidé de porter les couleurs. Le départ est finalement donné assez rapidement et on n’attend pas trop longtemps dans le sas comme c’est le cas dans d’autres courses.

semiparis foule

Après l’avoir lu les années passées sur de nombreux blogs, j’ai pu constater à mon tour que le réseau était vraiment pourri et je démarre donc ma course sans ma précieuse musique mais c’est l’affaire de quelques kilomètres qui passent finalement assez vite. On piétine beaucoup sur ces premiers kilomètres, il y a beaucoup de monde et je me retrouve parfois à courir sur le trottoir pour ne pas slalommer à travers la foule et ne pas gêner les autres.

Les kilomètres défilent, je passe le premier ravito (au 5è km) sans m’arrêter et comme toujours je suis surprise par la foule à ce premier ravitaillement, je passe le second toujours pris d’assaut. Je remarque avec plaisir de nombreux coureurs qui gardent leurs bouteilles à la main pour les jeter dans la première poubelle venue, ce n’est pas si fréquent finalement … J’en remarque encore plus qui avalent leurs gels et jettent les tubes par terre. J’ai beau savoir qu’il y a un service de nettoyage qui passe sur le trajet après le semi, je me demande toujours pourquoi les coureurs portent les tubes quand ils sont pleins et plus quand ils sont vides : c’est petit, ça ne prend pas de place, ce n’est pas très lourd … On peut glisser le tube vide à l’endroit où il était quelques minutes avant, quand il était encore plein. Mais bref, ce n’est que moi et mes considérations « écolo » mais ça n’énerve encore plus pendant les trails en pleine nature, quand personne ne passe ramasser derrière nous …

Finalement j’en oublie presque les kilomètres mais entre le 13è et le 14è, quand je vois la côté de la rue de Charenton, j’ai un coup de barre, découragée par avance par cette côte. Je pense aux mauvais moments des dernier jours, je grave une image dans ma tête et juste à ce moment là Deezer me balance « Survivor » des Destiny’s Child. Ca parait mélodramatique mais ça collait tellement à l’image gravée dans ma tête que ça m’a reboosté pour oublier les jambes lourdes dans cette côte et les tibias douloureux. Une fois cette rue passée, j’attrape ma petite barre aux amandes et j’en mange la moitié en courant. Pour la première fois, j’attrape une bouteille d’eau au ravito du 15è km, j’en bois quelques gorgées avant de la jeter dans une poubelle.

J’ai continué au même rythme, les kilomètres ont défilé, les panneaux ont commencé à nous faire comprendre qu’on arrivait bientôt au bout …

semiparis fin

A ce moment là je vois un panneau avec un 2 et quelque chose à côté … Mes jambes pensent qu’on est au 21 et s’en réjouissent (si si, mes baskets courent et mes jambes pensent par elles-mêmes) mais mon cerveau ne comprend pas comment les kilomètres sont passés si vite … Un poteau devant ce satané panneau donnait l’impression qu’on était au 21è alors qu’on arrivait juste au 20è km … Peu importe, la fin est bientôt là. Je jette un coup d’oeil à ma montre, je vois que je suis à moins d’1h55 mais je n’ai pas le courage de piquer ce fameux sprint qu’on s’imagine tous faire sur la dernère ligne droite. Peu importe, je finis mon semi en 1h56’33 ». Je suis contente de moi malgré tout.

medaille semi

L’organisation reste au trop, on nous remet rapidement des ponchos pour ne pas avoir trop froid, les bénévoles sont blagueurs (l’un d’eux voulait me faire croire qu’il y avait des tailles pour les ponchos et qu’il ne restait plus que du XL), la médaille est passée autour de mon cou, j’essaie de remercier tout le monde au fur et à mesure, d’être patiente aux différents stands (je me souviens des fois où j’ai été bénévoles sur des courses) et finalement on sort rapidement pour se retrouver à nouveau près des consignes. Le temps de récupérer mes affaires, d’enfiler ma doudoune, d’envoyer un SMS à Sandra pour la retrouver et me voilà de retour au point de départ. Etrange comme tout est passé très vite finalement

Voilà j’aurais fait le semi-marathon de Paris au moins une fois. Evidemment comme dans toutes les courses il y a des points positifs et négatifs, en voici quelques uns :

Points positifs : L’organisation est trop, malgré les 37000 et quelques personnes qui auront pris le départ, je n’ai pas senti cette foule au moment de la récupération des dossards, des consignes, du départ etc.
Les ravitos sont conséquents et étendus et finalement on n’a pas été gêné par ceux et celles qui s’arrêtaient.

Point négatif : à part le métro blindé à l’aller, le seul point négatif reste les nombreux CONNARDS qui ont joué des coudes sur tout le parcours. J’ai manqué de tomber 2 fois parce que l’un de ces champions du monde de semi-marathon s’est jeté devant moi dans son slalom pour gagner 30 cm, un autre a joué des coudes et a poussé ma voisine contre moi pour gagner encore moins. Bref, messieurs (oui c’était des hommes à chaque fois), la prochaine fois, prenez le sas 1h30, partez bien avant, mesurez vous aux vrais champions et foutez nous la paix !

Allez pour la forme, je partage quand même avec vous ma tête de détérrée au 19è km. La prochaine fois je compte bien serrer davantage l’elastique dans mes cheveux pour que tout ne parte pas dans tous les sens et pour m’éviter d’avoir cette impression de coupe-mulet sur les photos !

semi paris requia

Et vous comment s’est passé votre semi ?

L’Eco-Trail de Paris : l’équipement pour les 18 km

Je cours beaucoup, ce n’est plus un secret. Mais dernièrement je me suis prise de passion pour le trail. Cette alliance entre la course et la nature ne pouvait que me séduire et j’ai commencé à m’équiper pour pouvoir crapahuter en toute tranquillité dans les bois et les forêts du coin.

Tout s’est passé après une sortie trail pour tester des chaussures de trail Brooks et des lampes frontales, grâce à une boutique de running du coin. La forêt de Maison-Lafitte en pleine nuit en compagnie de ma copine Sandra et d’une bande de traileurs nous a eu toutes les 2 et c’est comme ça qu’on a commencé à s’inscrire à plusieurs trails en Ile-de-France.

Forcément quand on m’a proposé de courir l’Eco-Trail de Paris, j’ai dit « OUI ! ». Mais vu la date (seulement 15 jours après le semi-marathon), pour une première fois, je ne vais tenter que les 18 km et je laisse les 30, 50 ou 80 kms aux traileurs aguerris. Une fois mon inscription confirmée, je me suis tout de même penché sur la préparation de ce trail. OK, il se passe dans les Hauts De Seine, pas très loin de la civilisation et pas à 1800 m d’altitude au milieu de nul part mais ça nécessite quand même d’être bien équipée et un minimum entraînée.

Les organisateurs de ce trail imposent tout de même certaines choses comme la réserve d’eau de 1,5 litres, de quoi manger, la couverture de survie, un télephone mobile, etc. Du coup il a fallu penser à l’équipement en y intégrant tout cela (oui j’avoue c’est juste une bonne excuse pour du nouveau matériel de course !).

equipement ecotrail paris 18 km blog requia

Côté tenue, on ne court pas en pleine nature avec du denivelé avec les mêmes chaussures que pour le bitume et si je suis fan de mes chaussures de trail Cascadia de Brooks, je prendrais le départ avec les New Balance WT 910. Pour rester dans les produits New Balance, si le temps n’est pas trop froid (on n’est jamais surs de la météo en mars), je compte bien porter aussi le corsaire Précision Run Capri pour profiter de ses différentes poches et y glisser mes barres d’amandes et le tee-shirt Ice.
Pour l’hydratation et afin de respecter le matériel imposé, j’ai fini par me décider pour un sac de trail de chez Décathlon. Il offre la particularité d’être parfaitement adapté à la silhouette féminine avec une sangle qui se ferme au dessus de la poitrine (et pas pile au niveau de la poitrine comme c’est souvent le cas) et une autre sangle au niveau de la taille. Avec mes 1,60 m de hauteur, ce sac est vraiment aux bonnes dimensions pour ne pas gêner pendant la course, il permet d’emmener une poche à eau de 2 litres, il a un emplacement pour le téléphone et des poches pour la fameuse couverture de survie et plein d’autres choses.

Pour la réserve alimentaire, je vais rester sur des produits testés et approuvés : des Gatosport Overstim.s pour le petit déjeuner avant la course, des barres d’amandes Aptonia chez Décathlon ou Gerblé au supermarché si besoin pendant la course et de l’eau. Sans trop m’encomber, je prendrais peut-être une boisson de récupération Overstim.s ou Powerbar, les plus neutres possibles pour après la course, non reconstituée dans un petit sachet ziplock, à mettre dans une bouteille d’eau à l’arrivée.

Voilà, vous savez tout. Il restera à décider le jour J si je prends un coupe-vent léger ou juste des manchons pour les bras pour courir sans avoir ni trop chaud, ni trop froid. Oui, je suis d’accord avec vous, nous avons des préoccupations des plus importantes …

Et vous, comment vous équipez vous pour vos courses ou trails ?

Courir quand il fait froid : mes basiques

Ca y est, on y est quasiment. Cette saison froide et humide que je n’aime pas. Cette période où il fait nuit très tôt, ce qui rend la course à pieds toute seule plus compliquée (les copines m’ont fait peur avec de histoires horribles qui peuvent arriver quand on court seule). Cette période où il gris et moche quand on part courir le matin pendant le week-end.
Après avoir répété à tout le monde « franchement c’est une bonne période pour courir, mieux qu’en été en pleine canicule », il va bien falloir que je donne l’exemple. En réalité le secret c’est d’être couvert juste comme il faut, aux bons endroits pour ne pas avoir trop chaud au bout de 3km tout en évitant d’avoir les oreilles, les doigts et les orteils congelés quand on rentre.

Les copines qui débutent la course à pieds n’arrêtent pas de me demander ce qu’il faut pour courir en hiver, quels accessoires j’utilise, etc d’où ce petit rticle qui j’espère les aidera un peu.
Après quelques années de runnning, j’ai considérablement revu mes tenues pour le froid et la pluie et je n’ai plus que « quelques » basique pour cette période, basiques qui répondent à la règle des 3 couches apprise il y a bien longtemps : respirabilité, isolation et protection. Après evidemment, je suis une fille donc même si je dis n’avoir que quelques basiques, je les ai dans plusieurs couleurs/modèles/formes ce quif ait que mon placard est quand même plein à craquer.

panoplie pour courir quand il fait froid blog faites comme moi running

Bref, détaillons un peu ces articles de base :

Le Buff : ce foulard multifonction fabriqué sans couture ni ourlet qu’on peut porter de plusieurs façons est devenu un incontournable chez moi. Je suis tombée sur la boutique de la marque à l’aéroport de Barcelone cet été alors j’ai profité des dernières soldes pour m’en racheter. Quand je cours, je le porte en bandeau sur les oreilles pour les protéger du froid ou en cache-cou.
On trouve aussi des produits du même style chez Decathlon, dans la marque Quechua, à un prix défiant toute concurrence ou encore chez Asics, pour ne citer que ceux que j’ai pu tester.

– Quand je n’utilise pas l’un de mes Buff, j’opte souvent pour un bandeau en polaire pour me couvrir les oreilles ou carrément un bonnet (maintenant que je prend les transports en corsaire et en basket de course, plus rien ne me fait peur !) s’il fait trop froid. Tout le monde vous le dira : on perd la chaleur par la tête et il est donc important de couvrir cette partie là quand on court dans le froid.

– La brassière : la toute première couche, qui pour moi ne compte pas dans les 3 couches classiques car elle est essentiellement là pour le soutien. Néanmoins sous plusieurs couches de vêtemens, il faut qu’elle soit le plus confortable possible.

– Le tee-shirt manche courte de sport, avec une bonne respirabilité. en général, je recycle les tee-shirts avec lesquels je cours en été ou les tee-shirts de courses officiels sous les autres couches de vêtements et j’opte parfois pour un débardeur quand on n’est pas encore au coeur de l’hiver.
Evidemment il existe des tee-shirts manches courtes dédiés au temps froid et vous les trouverez facilement dans vos boutiques habituelles.

– Un maillot manches longues spécial temps froid pour l’isolation. J’aime beaucoup ceux de la gamme running de Kalenji, avec un excellent rapport qualité prix mais j’aime aussi ce tout nouveau de la marque Puma pour son col montant.

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– Un coupe-vent pour la protection (vent, pluie, etc) est aussi très utile à cette période. Là encore celui que je traine depuis des années vient de chez Kalenji mais je louche sur le modèle Shoftshell de chez Puma en prévision de mon prochain trail (on en reparle bientôt). En fonction du temps qu’il fait, je ne prends pas toujours le coupe-vent avec moi.

– Pour le bas j’opte pour un collant de course spécial temps froid et cette année encore c’est dans la gamme Kiprun avec le modèle Kanergy que j’ai trouvé mon bonheur : parfait techniquement, parfait niveau compression et respirabilité. Seule petite critique : j’aurais aimé d’autres couleurs que ce bleu dont je ne raffole pas et ce corail qu’on a déjà eu tout l’été. Un gris tout simple par exemple … parce que du coup j’ai du prendre un bandeau bleu pour aller avec ce collant !!! (ha les préoccupations des runneuses). Et il faudra également faire un petit effort sur les coutures qui ont tendance à sauter si on n’y fait pas très attention. Sinon ce collant est vraiment magique pour le retour veineux, il sèche super vite, la petite poche à l’arrière permet de ranger ses clés par exemple et il est vraiment bien isolant par temps froid.

– Les gants pour protéger les doigts du froid. Si au début j’avais beacoup de mal à les porter pour courir, je ne me pose même plus la question et il sont devenus incontournables, comme le bandeau ou le bonnet. Là encore toutes les marques de sport en font, il y en a pour tous les prix et Décathon propose même un lot avec gants et bandeau polaire pour débuter.

Voilà pour ma panoplie de base. Evidemment il faut ajouter à ça une bonne paire de chaussures et des chaussettes adaptées.
Pensez également à bien vous hydrater et bien vous nourir quand vous courrez. Ce n’est pas parce qu’il fait moins chaud qu’il faut négliger ces aspetcs làbien au contraire. Le corps a besoin d’encore plus d’energie pour lutter contre le froid !

Et vous, quels sont vos pièces phares pour courir quand il fait froid ?

PS : ma panoplie actuelle manque cruellement de rose et de couleurs un peu flashy, je trouve. Il va falloir aller shopper ces nouveautés Puma rapidement !