Alors, et ce marathon de New York ? (1)

Je pense que j’ai dû en saouler plus d’un sur les réseaux sociaux avec l’avant marathon, la prépa marathon, la semaine à New York, le marathon, la fin de la course, le chrono, etc. Du coup, j’ai mis un peu de temps avant de me poser ici pour vous raconter un peu tout ça. Mais autant que vous le sachiez : vous n’avez pas fini d’en entendre parler même si évidemment, ça va se tasser avec l’arrivée d’autres courses …

Alors, et ce marathon de New York, finalement ?

On m’avait dit « tu verras c’est super difficile, ça ne fait que grimper. Si j’avais pu, je serais venu faire ton lièvre sur le 2è semi pour te tirer un peu » – Mon petit frère qui a couru ce marathon en 3h23 en 2011.

On m’avait dit « pffff c’est bien organisé mais l’attente est super longue avant le début de la course, il faut froid, c’est horrible ; prends de quoi rester au chaud et de quoi manger et boire » – plein de monde

On m’avait dit « je ne te dis rien, mais tu vas le voir passer, le pont de Queensboro » – Jean-Luc qui a couru ce marathon en 1989 (je crois).

On m’avait dit « n’espère pas faire ton meilleur chrono la-bas, ce marathon est SUPER difficile » ou encore « je visais un 3h15 et j’ai fini en 3h50, c’est vous dire à quel point c’est difficile » ou bien « il ne faut pas viser le chrono mais juste en profiter car c’est magique » – Nadia, Coach Gwen et d’autres.

On m’avait dit « n’y va pas pour faire un temps, tu vas en prendre plein les yeux, profites-en et fait la touriste quitte à finir en 5h » – Thierry, Jean-Pierre et plein d’autres.

On m’avait dit « c’est mythique mais ce n’est pas là que tu fais un RP » – tout le monde.

J’avais donc bien compris que j’allais en c**** mais après le marathon de Paris avec un syndrome d’essuie-glace et du tape sur tout le genou et celui de Londres sous 30°, j’étais parée et en tant que membre fondateur de la #TeamMaso, je n’allais pas me dégonfler pour si peu.

Une chose est sure : ce marathon, je l’ai préparé du mieux que j’ai pu (pas comme Paris ou Londres). Au fur et à mesure des témoignages, nous avions briefé notre coach sur ces difficultés, sur le dénivelé et le programme a été fait en conséquence. Il faut dire que je ne partais pas seule puisque j’avais embarqué avec moi Samba et Afra et c’est donc à 3 que nous avons fait notre prépa.

Pour ce marathon, nous avons mangé du fractionné en long, en large et en travers mais surtout en côtes : 1 fois par semaine, nous avons souffert dans les côtés ou les escaliers de Conflans et pour la première fois de ma vie, j’ai eu envie de vomir à la fin de chaque série de fractionné. Une fois par semaine, nous avons fait du renforcement musculaire et c’était bien la première fois que je grimpais des escaliers en courant avec un gilet de 12 kg sur les épaules (#Maso). 
Pour ce marathon, j’ai découvert la joie du tapis de course dans ma salle de sport, j’ai fait du fractionné sur tapis, des sessions d’endurance fondamentale sur tapis, des sorties longues sur tapis et croyez moi ça forge un mental d’acier. D’ailleurs, je pense breveter bientôt le concept « Koh-Lanta sur tapis de course : le premier qui descend de son tapis paie l’apéro ».
Pour ce marathon, j’ai fait peu de sorties longues faute de temps (j’ai dû en faire 2 par mois au maximum) mais avec l’aide du coach, j’ai fait quelques entraînements croisés : sortie running d’une heure + RMP en mode fractionné. Croyez moi, quand ça se passe en one ton one avec le coach, l’un en face de l’autre, on est obligé d’être à fond, on ne peut pas squatter le vélo du fond et y aller à son rythme discretos.
Pour ce marathon, j’ai arrêté de manger n’importe quoi, n’importe quand même si au final, ça s’est beaucoup résumé à sauter des repas pour éviter de manger un paquet de gâteau en guise de déjeuner. Est-ce mieux ? Je ne sais pas mais en tout cas on se rend compte que le corps humain est fabuleux car il s’adapte finalement à tout.

Bref, pour ce marathon, j’ai fait mon max avec un seul objectif, étant donné tout ce qu’on nous a dit : arriver le mieux préparée possible et ne pas souffrir dans toutes ces montées. Le chrono était relégué au second plan et mon objectif d’aller chatouiller le 3h45 un peu mis de côté.

Comme toujours finalement la prépa est vite passée et un beau jour, je me suis retrouvée à Roissy, à attendre mon avion pour New York.
Là aussi on ‘avait dit « tu voyages avec XL Airways ?! tu vas souffrir et tu auras les jambes HS arrivée là-bas » mais finalement le vol s’est bien passé, l’avion était rempli de runners et l’ambiance était plutôt sympa.

Les quelques jours précédant la course se sont bien passés même si finalement on a beaucoup marché dans New-York (on m’avait pourtant dit « attention à ne pas trop marcher avant le marathon, c’est tentant quand on est dans cette ville »).

On m’avait dit « tu verras, New-York c’est magique » mais pour cette 2è visite, j’avoue ne pas avoir retrouvé la magie de la première fois. Avec du recul et un œil différent, New York est une ville sale et super bruyante. Les automobilistes klaxonnent autant que dans un pays d’Afrique du Nord et pourtant je n’y avais jamais fait attention avant : un coup de klaxon si on ne démarre pas au quart de tour quand le feu passe au vert, un klaxon pour dire « attention je tourne », un autre pour dire « avance un peu », etc. Et puis toutes ces voitures de police, ambulances et pompiers avec les sirènes à fond, 24h sur 24, on en parle ou pas ? Mais soyons honnêtes : on est quand même à New York et toutes ces petites choses sont vite oubliées dès qu’on lève les yeux sur tous ces grattes-ciel.

On m’avait dit « tu verras, l’expo marathon pour récupérer ton dossard est démente, prévois de l’argent » et c’est presque vrai. Les produits dérivés proposés par New Balance étaient dingues, je me suis ruinée mais le reste de l’expo marathon était semblable à celle de Londres : peu de stands, rien de nouveau, peu de grandes marques et on fait vite le tour.

Bref, après quelques jours à profiter malgré tout de la ville, à manger de bons gros petits déjeuners américains, le matin du grand jour est arrivé : il a fallu se lever tôt (quoique), se préparer, ne rien oublier dans le sac transparent pour le vestiaire et rejoindre le car qui devait nous emmener dans la zone de départ. Le grand show à l’américaine va commencer là, avec des figurants composés de runners tous habillés n’importe comment (« Faaaaame !). Il faut dire qu’on a tous mis de vieux vêtements pour rester au chaud, vêtements qu’on a ensuite abandonné sur place au moment du départ et qui ont été récupérés pour des associations.

Une fois descendus du car, l’organisation est quasi militaire. Il faut dire que les organisateurs du Marathon mettent les moyens : on sait au préalable ce qu’on peut emmener ou ne pas emmener, la liste des objets interdits est longue comme le bras (et elle commence par « guns » hahaha). On passe donc une série de « sas » de sécurité avec des détecteurs dans tous les sens, une armée de policiers pour tout inspecter et tout vérifier avant d’avoir le droit d’entrer dans Fort Wadsworth, à Staten Island.

Une fois dans la zone, on peut facilement se perdre tellement c’est gigantesque mais c’est super bien organisé : il y a 3 grandes zones de départ, indiquées par des couleurs, Bleu, Orange et Vert. Afra et moi partons de la zone Bleue mais Samba est dans la Verte. Nous décidons de rester ensemble en attendant nos départs respectifs et on s’amuse à poser pour la postérité pour les photographes présents sur place. Profitez en, vous ne me verrez plus avec cette polaire rose et ce jogging kaki, de toute beauté, car ils sont restés là bas !

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Concrètement comment se passe cette attente avant le départ ? On avait tout entendu à ce sujet et le point important qui peut faire la différence est tout simple : le temps, la météo. On a eu la chance d’avoir un grand ciel bleu et un grand soleil ce jour là et c’est ce qui doit tout changer. Je n’ai pas senti cette attente longue et pénible qu’on m’avait annoncé, j’étais équipé donc je n’ai pas eu trop froid même si à un moment donné j’ai déplié la couverture de survie que j’avais emmené (le fait de ne pas bouger n’aide pas).
Tout est prévu sur place pour les 52 000 (!) coureurs et on n’a jamais l’impression d’être aussi nombreux : l’attente pour les toilettes va vite, le dépôt des sacs aux vestiaires aussi, l’entrée dans les SAS est fluide et surtout très stricte, le départ aussi se fait aussi de manière très fluide. Dans chaque zone, on peut avoir de l’eau, du thé, du café. Certains profitent même des donuts offerts en pagaille. Et pour les plus stressés, on peut aller voir les Therapy Dogs : on peut caresser des chiens pour réduire son stress !

Le départ est majestueux : j’ai eu la chance de partir en haut du Verrazano Bridge (le SAS Vert part en bas). L’hymne national est entonné et un coup de canon est tiré pour chaque vague de départ et j’avoue que ça donne la chair de poule. La vue depuis le haut de ce pont est incroyable, des hélicoptères de l’armée volent à la hauteur des coureurs de chaque côté du pont et c’est tellement dingue qu’on en oublie le dénivelé.

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Le foule de spectateurs attend immédiatement après ce pont et elle sera présente (presque) tout le long du parcours. Contrairement à Londres, cette fois ci j’avais pris soin de mettre mon prénom en gros en l’avant de mon tee-shirt et ça fait son petit effet : on entend les prénoms des uns et des autres jaillir de la foule tout au long de la course. Pour ma part, j’ai quand même eu droit à quelques « Go, Regina ! » qui m’ont bien fait marrer.

C’est surement au bout du 3è km que j’ai décidé de zapper les petites voix que j’entendais encore me dire « profite du spectacle, tant pis pour le chrono » : finalement cette ambiance m’a rappelé celle de Londres, j’avais une énorme impression de déjà vu jusque dans les panneaux que je lisais dans la foule de spectateur et à Londres la foule et les coureurs étaient encore plus délirants. Du coup, j’ai décidé de courir et j’ai couru. J’étais bien.

On m’avait dit « les ponts sont difficiles, tu seras seule au monde à chaque fois » et cette fois-ci c’était vrai. A chaque pont, on n’entend plus que les pas des coureurs. Sur un des pont, sortis de nulle part, je croise quand même 2 gars dans leur ambulance à l’arrêt avec « Eye of the Tiger » à fond et d’après les discussions que j’ai eu avec d’autres coureurs ensuite c’était le seul titre qu’ils ont passé en boucle. Les ponts sont en effet difficiles car ils grimpent sur 90% de la longueur et descendent les derniers mètres mais avant la fin on est reboosté car on entend la foule à la sortie du pont.

On m’avait dit « ça ne fait que grimper » et je confirme. Après chaque petit virage, quand on lève les yeux, on voit les coureurs devant nous tout en haut de la rue et on se demande comment on va faire pour grimper ces longues avenues américaines. Mais finalement on y arrive.

On m’avait dit « pffff à un moment j’en ai eu marre et j’ai eu envie d’arrêter, heureusement qu’Isabelle était là pour me pousser » – Sandrine. J’ai eu la même envie à la énième côte et au énième pont mais Isabelle n’était pas là donc j’ai appliqué ma méthode habituelle : je me suis traitée de tous les noms et j’ai remis un coup de booster pour en finir rapidement. Ensuite j’ai appliqué mon autre méthode : m’occuper l’esprit avec des problèmes de maths. Sachant qu’il reste x km et qu’ai pire du pire je peux descendre à 10km/h, en combien de temps vais-je finir ce marathon ? Ca marche plutôt bien et je n’étais pas loin de mon chrono final, dans mes derniers calculs. Ma tête quand je fais des calculs dans tous les sens, dans une énième montée :

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On m’avait rappelé de bien en profiter donc j’ai quand même pris le temps de faire quelques photos et vidéos pendant que je courais. Après tout, je ne vais pas courir ce marathon tous les ans donc il fallait quand même en profiter. Du coup, régulièrement j’ai fait des « high 5 » aux gamins qui tendaient la main, tapés dans les panneaux qui le demandaient, j’ai recroisé le gars vu le samedi avec une marionnette « Punch Trump » et j’ai punché Trump. Bref, j’en ai profité, je me suis arrêtée pour boire à presque tous les ravitos (il y en avait vraiment beaucoup), tout en courant, et à un moment donné je suis arrivée au 40è, j’ai levé les yeux pour me rendre compte qu’on longeait Central Park et que la délivrance n’était qu’à un peu plus de 10 minutes (les calculs encore et toujours). Comme j’avais encore du jus, j’ai jeté la bouteille que j’avais à la main et mis le turbo pour faire mentir ces satanés calculs qui disaient que j’allais finir en 3h48 …
(il sort d’où ce photographe ?? ->)

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On m’avait aussi dit « Tu verras, la dernière bosse dans Central Park est la plus dure » et là je ne peux que confirmer. Il faut être sacrément vicieux pour faire terminer un marathon par une dernière côté mais une fois en haut on aperçoit cette satanée ligne d’arrivée et on sait que le plus dur est derrière nous. Ma tête quand je vois la ligne d’arrivée :

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On m’avait dit « tu verras la ligne d’arrivée est magique » et je dois avouer que je n’ai pas été impressionnée. La ligne d’arrivée du marathon de Londres est majestueuse. Celle-ci est pas mal, on est super content de la passer mais elle manque un peu de panache pour un tel marathon. En tout cas, j’étais contente d’y être …

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… et tellement contente de passer enfin cette ligne et d’arrêter mon chrono ! Ma tête quand je passe enfin cette ligne …

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On m’avait dit « tu verras la médaille est somptueuse » et je confirme : elle est à la hauteur des difficultés qu’il a fallu affronter pour aller la chercher. Les bénévoles qui remettent les médailles sont au top, comme tous ceux qu’on a croisé depuis l’expo marathon à la fin.

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On m’avait dit « tu verras, tu vas marcher des kms encore une fois ta médaille autour du coup » mais je ne sais pas si c’est l’euphorie du moment ou pas mais cette marche jusqu’au camion-vestiaire ne m’a pas paru si longue. J’en ai profité pour m’habiller une fois mon sac récupéré et je me suis connectée à Whatsapp pour voir si j’avais des messages.

On m’avait dit « on va te suivre sur appli marathon » et ce fut le cas. Merci à tous pour vos messages que j’ai découvert à ce moment là. Merci aux copines qui s’échangeaient mes temps de passages en messages privées pour tenir celles qui n’étaient pas devant leurs écrans au courant. Merci à mon petit frère qui m’a envoyé son habituel message de fin de course et qui a été le premier à me donner mon chrono final (3h46’53 !!! You did it, Régina !). Il a été impressionné par ce que j’ai fait ce jour là (alors qu’il venait de faire un podium à l’Ekiden Paris avec son équipe) et ça c’est priceless. Finalement je suis allée chatouiller le 3h45 que je visais, je l’avais au bout des jambes mais je ne regrette pas les pauses photos et les arrêts aux ravitos. Et surtout : j’ai fini en étant super bien et en forme.

On m’avait aussi dit « donnez-vous un point de RDV pour vous retrouver sinon c’est galère » mais il m’a suffit de marcher quelques mètres de plus pour tomber sur Samba qui avait fini un peu avant moi. On a suivi Afra qui était encore dans la course et on l’a attendu. On était en forme donc on a aidé quelques runners à se changer : ils n’arrivaient plus à plier leur jambes, on a enfilé des chaussettes, lassé des chaussures, aidé à se relever et ça aussi c’était assez dingue.

On a pris le temps de se ravitailler, on a papoté, échangé nos impressions puis on s’est dirigé vers la sortie pour attendre Afra.

Ce marathon était incroyable, même si j’ai été moins impressionnée qu’à Londres (beaucoup de copains/copines runners ont d’ailleurs confirmé cette impression : Londres est vraiment un cran au dessus). Il reste malgré tout une super expérience, partagée avec Samba et Afra et surtout mon meilleur chrono. Merci infiniment à aubin pour son coaching et la prépa de maso qu’il nous a infligé. Elle a porté ses fruits … Je vous en reparle bientôt.

Voilà pour ce 1er billet fleuve sur ce marathon. Je vous en prépare un autre avec tous mes conseils si vous décidez de le courir, à votre tour.

La meilleure photo pour la fin : comment squatter et pourrir la photo d’un gentil couple qui voulait juste immortaliser la fin de ce marathon …

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Encore 117 jours et quelques heures …

… avant le marathon de Londres.

C’était la bonne nouvelle de ce Noël 2017 : après avoir échoué à obtenir un dossard auprès de toutes les agences de voyages accréditées pour ce marathon, l’une d’elles m’a finalement recontacté car ils avaient obtenu quelques dossards de plus. Je suis donc inscrite pour ce marathon dans une de mes villes de coeur.

Maintenant le plus dur reste à venir : m’organiser et trouver le temps de m’entraîner, trouver le temps de caser des sorties longues, le tout sans se blesser.

E vous, quels sont les prochains grands rendez-vous ?

Cela fait un bail …

Oui, cela fait un bail que je ne suis pas repassée par ici pour parler de sport et de running. Il s’est pourtant passé plein de choses depuis avril dernier et le marathon de Paris, dernier sujet dont je vous ai parlé.

Entre temps, j’avais continué mon entrainement pour le Triathlon de Paris, enchainant les cours de natation … sans aucun progrès à mon grand désespoir. Et à mon grand regret, je n’ai finalement pas pu participer à ce triathlon pour des raisons personnelles et professionnelles.

Entre temps, j’ai repris les entrainements avec mon club, le PLM Conflans, quelques semaines après le marathon, le temps de me remettre de mon syndrôme de l’essuie-glace, un peu accentué par ces 42 kms de zigzags dans les rues de Paris.

Entre temps, j’ai participé au Triathlon de Vendôme avec une petite bande du club et notre équipe a fini à la 1ère place du podium dans la catégorie « Equipes féminines ». La classe, non ?

Entre temps, j’ai un peu beaucoup changé de vie et depuis l’été dernier, j’ai beaucoup moins couru faute de temps mais j’ai pris plaisir à enchainer les tours de pistes avec les copines et copains du club tous les mercredi soirs. Je me suis aussi inscrite dans une nouvelle salle de sport dans laquelle j’ai mis les pieds … 1 fois en 3 mois.

Entre temps, je suis retournée à La Rochelle fin novembre, pour courir le marathon en duo avec une copine du club. C’était un super week-end avec une bande de chouettes personnes (toujours du club, c’est devenu ma 2è famille).

Bref, la course à pieds, le sport, le vélo sont toujours au coeur de mes préoccupations. Il faut juste que je m’organise mieux pour pratiquer plus. Les objectifs 2018 sont ambitieux donc il n’y aura que peu de place pour des choses approximatives ! #GetOrganized

Je reviens vite pour vous reparler du marathon de La Rochelle en duo, des nouveautés running, des objectifs 2018 etc.

Alors, et ce Marathon de Paris ? #LaFoule

Si vous vivez dans une grotte, vous avez sûrement loupé le Marathon de Paris dimanche dernier. Et encore votre grotte doit être au fin fond de je ne sais quel trou perdu. Sinon je ne vois pas comment vous auriez pû passer à côté. Mais commençons par le commencement …

Avril 2016, quelques jours après le Marathon, les dossards de la session 2017 sont mis en vente. J’ai eu le mien aux alentours de 9h, parmi les premiers. Et puis après j’ai l’ai oublié dans un coin de ma tête. Il faut dire que chaque année, j’entends parler de la magie du marathon de Paris, à quel point il est grandiose. Je revois même mon petit frère le courir en 3h13 il y a quelques années, un an après celui de New York et j’avoue que j’ai cru tous les gens qui ont parlé de cette magie. Après tout, c’est Paris !
Comme je ne voulais pas courir Paris en guise de tout premier marathon de peur de ne pas être à la hauteur, j’ai couru celui de La Rochelle en novembre dernier et je me suis éclatée (je vous ai d’ailleurs parlé ici, ou encore là). Je me suis donc soigneusement préparée pour Paris dès le mois de janvier comme je l’avais fait pour La Rochelle avec les fractionnés, les sorties longues, etc. Jusque là tout allait bien …

Début mars je commence à avoir une petit douleur dans un genou mais comme elle n’est pas toujours là, je n’y fais pas attention. Début mars encore, je prends le départ du semi-marathon de Paris que je boucle péniblement en 1h45 après que le genou ait rendu l’âme au 19è km. Un mois avant le fameux marathon, je me dis que c’est compromis mais je fais quand même le tour des médecins avec radio, eco, IRM pour être fixée. Inflammation d’un ligament ou blessure communément appelé « TFL » ou syndrome de l’essuie-glace. Bref, rien d’original, la blessure la plus commune chez les coureurs. En bonne maso que je suis, je continue quand même à courir tout en soignant cette blessure. Je ne suis pas sure de prendre le départ mais finalement un rendez-vous chez l’ostéopathe, mon podo et une séance de cryo font que ça va mieux. J’irais finalement voir de quoi il en retourne sur ce fameux marathon.

Après avoir récupéré mon dossard, être passée me faire poser du k-tape sur le genou par mon podo pour aider un peu, le dimanche matin arrive vite et je me retrouve dans le RER A avec Sophie qui court son 1er marathon.

Là encore, le temps passe super vite et je me retrouve rapidement dans mon SAS (3h45) au milieu d’un FOULE impressionnante. Et c’est ce qui va marquer ce marathon : la FOULE. Le départ est rapidement donné et on s’élance au milieu de cette FOULE incroyable. Rapidement, ça se bouscule pour rattraper un meneur d’allure qui était devant, rapidement ça joue des coudes, je manque de tomber à force de me prendre des pieds et des jambes qui essaient de se faufiler au milieu de la FOULE. D’ailleurs, je ne vois rien du parcours au milieu de cette FOULE et je me contente de suivre la fameuse ligne verte quand je la vois, les mouvements de FOULE le reste du temps.
D’ailleurs le 1er ravito au 6è km arrive, il était temps car ça faisait bien 5 minutes que la FOULE répétait sans cesse « P***** il est où le ravito du 5è ? ». Comment décrire ce ravito ? … La FOULE s’est jeté sur les tables pour attraper des bouteilles d’eau, j’ai essayé d’éviter tout le monde le mieux possible pour en attraper une sur la dernière table et j’ai continué ç courir au même rythme.
Le premier semi sera à l’image de ces premiers 5 km : la FOULE partout, les coups de coude, les gens qui essaient de traverser au milieu de coureurs histoire de rajouter encore quelques personnes à cette FOULE (mention spéciale à cette fille qui a traversé en Vélib et qui a chuté juste sur mes tibias …). J’ai donc slalomé plus que je n’ai couru mais j’étais dans mes temps pour mon 3h45. Et puis peu de temps après le ravito du semi, un type essaie de jeter sa bouteille d’eau dans une poubelle sur le bord de la route, se prenant pour Mickael Jordan au sommet de sa gloire. Mais c’était une pâle copie car la bouteille a atterri sur … ma tête. Et c’est là que j’ai été saoulée. Saoulée par cette FOULE, saoulée par ces gens qui ont joué des coudes en permanence, saoulée par les gens qui te poussent pour passer devant toi quand toi tu as passé ton temps à faire des détours pour éviter tout le monde et ne gêner personne, saoulée par ceux qui jettent leur bouteille d’eau sous tes pieds quand ce n’est pas sur ta tête. Alors que j’étais parfaitement dans les temps pour mon 3h45, j’ai eu envie d’en rester là. Et puis je me suis ressaisis et j’ai changé d’objectif : finir tranquillement ce p***** de marathon qui n’avait absolument rien de magique pour ne pas avoir à revenir le terminer une autre fois.

J’ai donc levé le pied et j’ai continué à 9 km/h, j’ai pris le temps d’encourager les gens en difficulté dans la FOULE, j’ai pris le temps de regarder cette FOULE se comporter de manière hyper individualiste, j’ai écouté la FOULE des coachs ou des lièvres engueuler leurs poulains en difficulté (depuis quand on motive les gens en les traitant de « faible » ou « d’incapable » ? j’ai loupé un épisode), j’ai regardé la FOULE des spectateurs qui encourageaient sur le bord de la route, j’ai posé pour Sow Style qui attendait au 23è km tout en courant, j’ai posé pour tous les photographes que j’ai croisé en attendant le 30è km pour voir mon frère, ma belle-sœur et mon neveu.

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Je finis d’ailleurs par les croiser, ils m’encouragent, mon frère court un peu à mes côtés, il trouve que je suis super fraîche et en pleine forme (normal, cette FOULE m’a saoulé au point de me faire lever le pied), me demande si je veux de l’eau mais tout va bien. J’avais continué à éviter la FOULE du mieux possible à chaque ravito pour attraper une bouteille d’eau donc j’avais tout ce qu’il me fallait.

Les kilomètres continuent à défiler, la FOULE de gens qui marchent ou qui s’arrêtent en plein milieu de la route s’intensifie. C’est vrai ça, pourquoi la FOULE irait-elle marcher sur les bords alors qu’elle a les routes parisiennes rien que pour elle ?
A chaque passage sous les lances des pompiers, la FOULE joue encore des coudes pour passer juste en dessous tellement il fait chaud tandis que j’évite toute cette eau en contournant la lance à incendie et la FOULE. Cette eau trop froide ne me tente pas du tout, je préfère m’asperger un peu avec la bouteille que j’ai à la main et continuer ma route.

J’ai de plus en plus l’impression d’être en dehors du truc : comme si j’observais toute cette FOULE de coureurs de loin, sans me sentir concernée. Je regarde rapidement autour de moi pour constater qu’on est dans le bois de Boulogne. La fin est bientôt proche. La FOULE est un peu moins dense même si elle est encore importante dans certains virages. Je regarde les marquages au sol pour ne pas voir ces gens mal en point, je m’écarte pour laisser passer les secours quand les sirènes se font entendre, le soleil continue à taper, la FOULE continue à souffrir.

Finalement je passe devant le marquage du 41è kilomètre, la fin est proche. Je me rapproche du bord de la route et je jette ma bouteille dans une poubelle avant d’accélérer sur le dernier km. Je remonte plein de gens, je pique le petit sprint qui me permet de finir quand même ce marathon en 3h58, je me sens hyper fraîche au milieu de cette FOULE, je fais mon habituel V de la victoire aux photographes et c’est fini. Me revoilà encore une fois dans la FOULE qui s’avance pour récupérer un tee-shirt de finisher et une médaille, je jette un coup d’oeil aux ravitos pour y prendre une bouteille d’eau mais là encore ça joue des coudes et je n’ai pas envie de lutter, c’est d’ailleurs un autre finisher qui constate ça et qui me tend la bouteille qu’il venait d’attraper (merci, monsieur !). j’aurais été saoulée par cette FOULE du début à la fin.

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Si vous me demandez par où est passé ce marathon, je vous répondrais : dans des endroits avec une FOULE de monde. J’ai bien reconnu la rue de Rivoli au milieu de la FOULE, puis Bastille perdue dans cette FOULE, ensuite Vincennes au milieu de la FOULE qui peinait à monter les fameux faux plats, etc.
Le marathon de Paris est censé être magique, mes copines qui disent que je suis une « blasée de la life » doivent avoir raison : je suis passée à côté de cette magie, j’ai juste trouvé cette course chiante à mourir et cette FOULE indisciplinée soûlante sous une chaleur écrasante.

J’ai terminé ce marathon sur une note mi figue-mi raisin à l’image du SMS que j’ai envoyé à mon frère « 3h58. Contente et déçue. Trop de monde. trop chaud ». Mais sa réponse était au top, lui qui m’a vu souffrir le martyr au semi et qui m’a aidé à finir.

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Je ne sais pas encore ce que j’ai loupé dans ce marathon mais je suis contente d’avoir cette médaille. Paris c’est fait. Je laisse volontiers ma place l’année prochaine à celles et ceux qui y trouvent leur dose de magie.

Bravo à tous les finishers, quel que soit le chrono. Ce n’était pas facile avec cette FOULE et cette chaleur. 

Maintenant place à la récup et aux séances de natation pour préparer le triathlon comme il se doit.

Celle qui n’a pas réfléchi avant de s’engager dans un triathlon …

Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que je cours (beaucoup), que je pédale (pas trop mal), que je fais beaucoup de sport en salle mais … je ne nage presque jamais. Et si vous me suivez depuis quelques mois, vous avez peut-être lu mon récit du Garmin Triathlon en mai dernier, triathlon réalisé en relais avec Jérôme à la natation et Fred au vélo parce que … je déteste nager. C’est d’ailleurs suite à cet article que Julia m’avait contacté pour me dire (je vous la fais brève) « Requia, chiche ou pas chiche de faire le triathlon en entier l’an prochain ? ». Comme je suis un peu maso et que je me lance toujours dans des trucs improbables, j’ai évité de réfléchir trop longtemps et j’ai répondu « Chiche ! ». J’avoue que 2 jours plus tard, j’ai failli envoyer un autre email disant « Heu Julia, visiblement ma boite mail et mon cerveau ont été piratés, je ne peux pas voir répondu oui, personnellement je ne me serais jamais engagée dans un défi pareil étant une grosse quiche en natation! ». Mais c’était trop tard. (#TooLate)

Et puis les mois ont passé, j’avais un peu oublié cette histoire ou j’avais espéré que finalement ce soit tombé aux oubliettes mais non … Nouvel email de Julia expliquant un peu le dispositif : 5 filles (#TeamMaso) qui n’ont jamais fait de triathlon vont participer au prochain Garmin Triathlon de Paris, participer à quelques sessions d’entrainement avec les coachs de la F.F.Tri avant de se jeter à l’eau le 2 juillet et tout cela en étant suivies par Triathlète Magazine. OK. Je sens que je vais me ridiculiser dans le monde du triathlon, vraiment. Je réponds à ce nouvel email en prévenant quand même de mes capacités limitées inexistantes en natation, de manière à être tout à fait honnête mais Julia a toutes les qualités pour être un super coach en motivation donc … me voilà embarquée dans un nouveau et énorme challenge ! Triathlon de Paris, me voilà … (#Peur).

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C’est donc lundi soir que la fine équipe s’est retrouvée réunie et avec moi dans la fameuse #TeamMaso il y a Dorothée, Gladys, Marie et Marine, sous la houlette de la super Mareva qui va nous motiver pendant toute la préparation.

Après une soirée passée à revoir tout le déroulé de cette aventure avec Julia et les gens de la Fédération de Triathlon, poser pour quelques photos, vidéos et répondre à quelques questions pour Triathlète Magazine, nous sommes rentrées chez nous les bras chargés de cadeaux (merci Garmin, Le Pape et Stimium), convaincues que les femmes ont aussi leur place dans le triathlon et c’est ce que nous allons essayer de prouver. Après tout, rien ne peut expliquer qu’elles ne représentent que 15% des participants dans cette discipline.

garmin triathlon de paris 2017 the sporty family

Maintenant le plus difficile va commencer : se préparer correctement, s’équiper le mieux possible pour être à la hauteur le jour J (si vous avez des conseils, je prends).

J’ai la chance d’être bien entourée dans ma préparation : mon club PLM Conflans pour la course à pieds, Fred pour la natation (il connait le défi dans lequel je me suis lancée) , Seb et Aubin dans ma salle de sport Amazonia pour la prépa physique et le vélo et tous les copains/toutes les copines pour me booster au quotidien. #TeamTriathlonRequia

A moi de faire mon max pour apprivoiser la natation et le vélo de route et enchaîner les 3 disciplines le jour J … #PrayForRequia

Mon 1er marathon ou la magie de La Rochelle (Episode 3 : mon équipement)

Après vous avoir parlé de l’avant course et fait un récit de ma course, il est temps de vous parler de mon équipement : les chaussures, la tenue mais aussi toute la partie diététique.

Je fais partie de ceux qui ont des produits fétiches ou chouchous, je pourrais acheter plusieurs fois le même corsaire une fois que j’ai trouvé le bon, de peur que la marque ne décide de l’arrêter subitement. Donc pour ce marathon, je ne me suis pas posée de questions et je suis partie avec mes basiques pour ce qui est de la tenue. S’il nous arrive en tant que bloggueur de recevoir plein de cadeaux et d’équipement, ce n’était pas le cas sur ce marathon. J’ai moi même  acheté l’ensemble des produits que j’ai emmené avec moi, c’est important de le préciser pour insister sur le fait que j’ai choisi CHACUN de ces produits.

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  • Corsaire de trail Kalenji : celui-là, j’aimerais vraiment que Kalenji le propose en version collant car il est parfait (les amis de chez Kalenji, si vous me lisez …). Compression, poches multiples, lien de serrage à la taille, il a tout ce que je cherche dans ce genre de produit, je cours avec depuis l’été dernier puisqu’il est apparu dans la collection Eté chez Décathlon. Il m’a permis d’emmener mes gels dans les poches sur les côtés et à l’avant et mon téléphone dans la poche arrière (j’aurais pu m’en passer mais bon).
  • Mes manchons de compression Compressport qui ne me quittent jamais pour les sorties longues. Je vous en ai déjà parlé, j’ai expliqué pourquoi ils m’étaient indispensable et ils ont rempli leur rôle sur ce marathon.
  • Mes manchettes Kalenji pour les bras : je ne voulais pas garder mon coupe-vent pour courir car au bout d’un moment on a rapidement chaud et c’est plus encombrant qu’autre chose.
  • Un soutien-gorge de course Kalenji dans lequel je suis bien car j’ai subi quelques courses avec cette impression d’être comprimée au bout de quelques kilomètres et je n’en voulais pas cette fois ci.
  • Un tee-shirt technique basique de chez Kalenji à porter sous le débardeur du club. Si j’avais eu un maillot à manches courtes aux couleurs du club, c’était suffisant mais je ne me voyais pas courir 42km en débardeur avec le temps frais.
  • Des gants de running basiques Kalenji que j’ai d’ailleurs oublié à un des ravito, les ayant enlevé après le semi car j’avais finalement chaud.
  • Mes désormais fidèles Skechers dont je vous ai déjà parlé ici, celles qui m’accompagnent dans mes sorties longues et qui ont été parfaites sur ce marathon : les GoRun Forza. Je pense avoir tout dit dans mon précédent article, elles ont rempli leurs promesses à La Rochelle.
  • Des chaussettes de running testées et approuvées sur plusieurs sorties. Après avoir réalisé l’importance des chaussettes de qualité sur des longues distances, j’ai choisi de miser sur des Rywan, des chaussettes techniques qui ont fait leurs preuves. J’ai opté pour le modèle « No Limit », spécial longue endurance, je les ai testé, lavé, re-testé, relavé pendant les 2 mois précédents le marathon et c’est elles que j’ai emmené à La Rochelle.
  • Une ceinture porte dossard basique de chez Kalenji. Les trous sur le dossard ne collaient pas avec les 3 points d’accroche présents sur le porte dossard mais ce n’était pas gênant. Je ne sais pas si je préfère le porte-dossard ou les épingles … Le porte dossard avait tendance à tourner et à bouger un peu. A valider sur une prochaine course.
  • Ma montre Garmin Vivoactive au poignet.

Je n’ai rien pris de plus, pas de bonnet, de buff ou de bandeau. Le strict minimum pour être bien, sans avoir trop chaud ni trop froid. J’ai hésité à enlever les manchettes au niveau des bras sur la 2è partie du marathon mais finalement je les ai gardé.
Dans mon sac j’avais laissé le coupe-vent qui me suit depuis plus de 5 ans, un basique Kalenji qui ne doit plus se faire ou qui a dû changer de look depuis.

Côté produits diététiques, j’ai testé pas mal de choses mais seulement dans les 2 marques que je prends habituellement : Overstim.s et Aptonia. En temps normal sur mes semi ou mes trails, je prends des gels Aptonia. Ils ont une gamme assez large niveau saveurs avec différentes « puissances » selon l’intensité de l’effort et je suis une grande fan des Aptonia 500 saveur Melon, testés et approuvés à maintes reprises.
Le hic c’est que si j’arrive à doser sur un semi-marathon (je prends un gel 300 ou 500 vers le 10è km) je n’avais aucune idée de la façon de gérer un marathon. Donc je me suis rabattue sur le « Pack Marathon » Overstim.s et leur programme précis :

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  • 1 Gatosport déjà testé et approuvée, je l’ai préparé en portion individuel et emporté avec moi le vendredi dans un ziplock. Le gâteau était parfait le dimanche matin.
  • 1 boisson d’attente que je devais tester au préalable (j’en ai donc acheté 1 en plus de celle du pack pour la tester sur une de mes sorties longues), j’en ai bu 2 gorgées.
  • 8 gels (détail dans la photo ci dessous) avec un tatouage à se coller sur le bras éventuellement pour savoir quel gel prendre à quel moment,
  • une boisson de récupération testée aussi sur un semi, que j’ai bu après avoir récupéré mon sac au vestiaire peu après l’arrivée
  • 1 pot de Maltodextrine, pas utilisé cette fois ci
  • 1 ceinture porte-dossard pas utilisée car malheureusement trop grand même une fois serrée au maximum.

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(mon super tatouage ne ressemblait plus à rien après 42 km sous mes manchettes)

Pour la Malto, je me suis rabattue sur la version « portionnée » de chez Aptonia. Il est recommandé de boire 1 litre d’eau et de malto sur chacun des 3 jours précédents le marathon et je n’avais pas envie de me prendre (un minimum) le chou à préparer des portions à emporter avec moi. Le produit Aptonia est conditionné en sachet (6 sachets par pack) et chaque sachet se dilue dans 500 ml d’eau. J’ai donc emmené avec moi les 4 sachets pour le vendredi et le samedi, ce qui m’a aussi évité de me balader avec 1 litre d’eau sur moi mais seulement une bidon (Aptonia) de 600ml (parfait pour contenir 500 ml d’eau et la malto).

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Dans la série des produits « je ne sais pas si ça marche mais on ne sait jamais », j’avais aussi pris un tube de Sportenine dans mes affaires. Censé prévenir les crampes et la fatigue musculaire, ces cachets peuvent se prendre avant, pendant ou après une course et c’est un un produit homéopathique. J’ai suivi les consignes qui disent de prendre un cachet par heure pendant une course longue, j’avais donc 4 petits cachets dans un mini sachet ziplock dans une de mes poches. Est-ce que c’est ce produit qui m’a effectivement empêché d’avoir des crampes, je n’en sais rien. C’est peut-être l’effet placebo mais ce serait dommage de s’en priver.

En dehors des gels et de la Sportenine, je n’ai pris que de l’eau pendant toute la durée de la course. Les ravitos étaient bien fournis avec des boissons énergétiques ou du glucide, du coca, etc mais je me suis contentée de ma bouteille d’eau, remplie 2 fois aux ravitos. Une gorgée après chaque gel et une gorgée à chaque kilomètre. Il fallait bien une eau toute simple pour faire passer le côté très sucré des gels et ne pas être écoeurée.

Voilà, vous savez tout pour mon équipement. Je me suis fait une ckeck-list au fur et à mesure que je testais et validais les différents produits, j’ai remis cette check-list au propre une semaine avant le marathon pour être sure d’avoir tout ce qu’il fallait disponible et propre (pour l’équipement) au moment de faire ma valise, il ne restait plus qu’à cocher tout en mettant dans la valise. Rien de tel pour éviter le stress de dernières minutes et les oublis qu’il peut engendrer. Si vous voulez que je partage cette liste ici avec vous, il suffit de laisser un petit commentaire.

Au prochain (et dernier épisode), je vous parle des soins et précautions très importants avant le marathon : préparer ses pieds à cette longue distance !

Mon 1er marathon ou la magie de La Rochelle (Episode 1 : jusqu’à J-1)

Depuis le temps que je cours, je n’avais jamais eu envie de me lancer dans un marathon. La distance, les récits de souffrance que j’ai pu entendre, la vue des coureurs au bout de leur vie sur les courses que j’ai pu voir … Non ça ne donnait pas spécialement envie. Et puis en 2016, j’ai eu 42 ans et j’ai enfin vu une bonne raison de me lancer enfin sur ces fameux 42 kms : 42 ans, 42 km, c’était le moment ou jamais.

Au moment de mon anniversaire en février, je me remettais péniblement d’une périostite qui m’aimait trop pour accepter de me quitter définitivement (elle m’avait quitté en octobre pour revenir en pleurant en janvier, j’ai eu beau lui dire non, elle s’est ré-installée). J’ai quand même couru les 10 km de la Crystal Run en février, j’ai couru tranquillement le semi-marathon de Paris puis les 19 km de l’EcoTrail Paris en mars et cette périostite avait l’air d’avoir enfin disparu. Je me suis donc enflammée toute seule en me disant que j’allais préparer le marathon du Mont St Michel en 2 mois et demi. J’ai envoyé un mail au coach du club et sa réponse a été claire (copié/collé de son email) :

« je pense que ce n’est pas très raisonnable après la blessure et la rechute que tu as eu. Sur une telle distance la rechute n’est pas loin. Concentres toi sur des semi-marathon pour améliorer ton temps et fais un marathon en octobre/novembre. Mais c’est toi qui décide ». 

Bien que très têtue d’habitude, j’ai décidé d’écouter ce sage ; après tout il a une expérience de dingue dans ce domaine et si j’ai rejoint un club de running c’est aussi pour profiter des conseils des coachs.

Je me suis donc concentrée sur mes entraînements, j’ai amélioré mes temps sur des 10 km, fais de belles sorties longues avec l’objectif de préparer un marathon en novembre. J’ai beaucoup hésité sur le choix de mon 1er marathon : Nice-Cannes au début, puis Valencia (ceux qui me connaissent savent que j’adore cette ville) avant de me rabattre sur la Rochelle (un des plus tardifs de la saison).

J’ai préparé ce marathon en essayant d’être la plus sérieuse et rigoureuse possible, je n’ai pas loupé trop d’entrainement avec le club, je me suis fait des sorties longues seules ou avec les copains de running, j’ai testé tous mes produits sur plusieurs sorties pour être sure que tout était validé, j’ai changé certains de mes équipements quand j’ai vu que ça n’allait pas, j’ai essayé de trouver des traitements ou des solutions pour les petits bobos liés au running. Bref, j’ai essayé de ne rien laisser au hasard. Après tout, je ne savais pas trop à quoi m’attendre sur une telle distance donc autant maîtriser parfaitement les autres paramètres.

Bizarrement les semaines sont passées à une vitesse hallucinante, un peu comme les kilomètres de chacune de mes sorties longues. Le mois de Novembre est arrivé rapidement et avec lui le petit carton de retrait de dossard est arrivé par La Poste (1ère fois que ça arrive, d’habitude c’est un simple email). La dernière semaine avant le marathon ne s’est pas non plus annoncée et d’un coup elle était là. Cette semaine décisive où j’avais décidé de faire attention à mon alimentation pour être au top. J’ai aussi commencé à préparer mon équipement, je me suis fait une petite check-list pour ne rien oublier (en ce moment mon cerveau est un vrai gruyère) et le jeudi soir j’ai préparé ma valise : équipement, produits diététiques pour avant, pendant et après le marathon, la fameuse maltodextrine à boire les derniers jours, bref, j’avais tout. C’était nickel.

Le vendredi, je prenais mon TGV pour La Rochelle dans l’après-midi. Le temps annoncé pour le week-end était plutôt bon, je croisais les doigts (des mains et des pieds) pour que ça ne change pas.
Une fois sur place, j’ai pris le temps d’aller déposer mes affaires à l’hôtel avant de me faire une petite ballade jusqu’au lieu de retrait des dossards. J’avais enfin ce fameux dossard entre les mains : n°3525. J’en ai profité pour repérer le lieu de départ et d’arrivée, me renseigner sur les vestiaires avant d’aller faire un petit tour en ville. Pour cette 1ère soirée, j’ai pris l’option « shopping food au supermarché et dîner dans ma chambre devant la dernière saison de Gilmore Girls ». Rien de tel qu’un petit marathon de séries avant un vrai marathon, non ?

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Après une nuit agité (la chambre voisine abrite un bébé qui pleure comme un malade pendant la nuit), nous sommes à J-1. Je me  lève, je fais l’impasse sur la petite session de running des organisateurs du marathon (la « chauffe-gambettes ») que j’avais décidé de faire la veille pour aller me poser devant un petit déjeuner dans un café en attendant ma copine Cass et ses enfants. Il fait un temps de rêve et le même temps est annoncé pour le lendemain. La fin de matinée et le début d’après-midi se passent en leur compagnie avec une petite visite de la ville, ils me raccompagnent à mon hôtel avant de rentrer chez eux et je décide de me poser un peu après cette marche. Mais le « bébé d’à côté » fait encore des siennes 1h plus tard donc je ressort me balader et découvrir les produits locaux (biscuits au sel de Guérande, conserves La Belle-Illoise, etc) et boire un café dans le restaurant « raw food » que je voyais depuis la fenêtre de l’hôtel.

Vers 19h30, je retourne dans le même restaurant que le matin pour leur repas spécial marathon : les sacro-saintes pâtes. Je suis toute seule à la même petite table que le matin, le restaurant est plein de coureurs qui se préparent aussi pour le lendemain et en peu de temps, je me retrouve finalement à leur table, à discuter avec eux, écouter leurs récits de courses et leurs conseils, leur 1ère rencontre des années auparavant sur une course. Deux d’entre eux faisaient là leur 13è marathon de l’année, après Nice-Cannes 15 jours plus tôt et après en avoir enchaîné 2 sur un week-end (42 km le samedi et 42 km le dimanche et Reims et dans la Somme). Les marathoniens purs et durs sont géniaux mais fous !

On se sépare en se souhaitant un bon marathon et je retourne tranquillement préparer mes affaires pour le lendemain avant une bonne nuit de sommeil …

A suivre …