Alors, et ce marathon de New York ? (1)

Je pense que j’ai dû en saouler plus d’un sur les réseaux sociaux avec l’avant marathon, la prépa marathon, la semaine à New York, le marathon, la fin de la course, le chrono, etc. Du coup, j’ai mis un peu de temps avant de me poser ici pour vous raconter un peu tout ça. Mais autant que vous le sachiez : vous n’avez pas fini d’en entendre parler même si évidemment, ça va se tasser avec l’arrivée d’autres courses …

Alors, et ce marathon de New York, finalement ?

On m’avait dit « tu verras c’est super difficile, ça ne fait que grimper. Si j’avais pu, je serais venu faire ton lièvre sur le 2è semi pour te tirer un peu » – Mon petit frère qui a couru ce marathon en 3h23 en 2011.

On m’avait dit « pffff c’est bien organisé mais l’attente est super longue avant le début de la course, il faut froid, c’est horrible ; prends de quoi rester au chaud et de quoi manger et boire » – plein de monde

On m’avait dit « je ne te dis rien, mais tu vas le voir passer, le pont de Queensboro » – Jean-Luc qui a couru ce marathon en 1989 (je crois).

On m’avait dit « n’espère pas faire ton meilleur chrono la-bas, ce marathon est SUPER difficile » ou encore « je visais un 3h15 et j’ai fini en 3h50, c’est vous dire à quel point c’est difficile » ou bien « il ne faut pas viser le chrono mais juste en profiter car c’est magique » – Nadia, Coach Gwen et d’autres.

On m’avait dit « n’y va pas pour faire un temps, tu vas en prendre plein les yeux, profites-en et fait la touriste quitte à finir en 5h » – Thierry, Jean-Pierre et plein d’autres.

On m’avait dit « c’est mythique mais ce n’est pas là que tu fais un RP » – tout le monde.

J’avais donc bien compris que j’allais en c**** mais après le marathon de Paris avec un syndrome d’essuie-glace et du tape sur tout le genou et celui de Londres sous 30°, j’étais parée et en tant que membre fondateur de la #TeamMaso, je n’allais pas me dégonfler pour si peu.

Une chose est sure : ce marathon, je l’ai préparé du mieux que j’ai pu (pas comme Paris ou Londres). Au fur et à mesure des témoignages, nous avions briefé notre coach sur ces difficultés, sur le dénivelé et le programme a été fait en conséquence. Il faut dire que je ne partais pas seule puisque j’avais embarqué avec moi Samba et Afra et c’est donc à 3 que nous avons fait notre prépa.

Pour ce marathon, nous avons mangé du fractionné en long, en large et en travers mais surtout en côtes : 1 fois par semaine, nous avons souffert dans les côtés ou les escaliers de Conflans et pour la première fois de ma vie, j’ai eu envie de vomir à la fin de chaque série de fractionné. Une fois par semaine, nous avons fait du renforcement musculaire et c’était bien la première fois que je grimpais des escaliers en courant avec un gilet de 12 kg sur les épaules (#Maso). 
Pour ce marathon, j’ai découvert la joie du tapis de course dans ma salle de sport, j’ai fait du fractionné sur tapis, des sessions d’endurance fondamentale sur tapis, des sorties longues sur tapis et croyez moi ça forge un mental d’acier. D’ailleurs, je pense breveter bientôt le concept « Koh-Lanta sur tapis de course : le premier qui descend de son tapis paie l’apéro ».
Pour ce marathon, j’ai fait peu de sorties longues faute de temps (j’ai dû en faire 2 par mois au maximum) mais avec l’aide du coach, j’ai fait quelques entraînements croisés : sortie running d’une heure + RMP en mode fractionné. Croyez moi, quand ça se passe en one ton one avec le coach, l’un en face de l’autre, on est obligé d’être à fond, on ne peut pas squatter le vélo du fond et y aller à son rythme discretos.
Pour ce marathon, j’ai arrêté de manger n’importe quoi, n’importe quand même si au final, ça s’est beaucoup résumé à sauter des repas pour éviter de manger un paquet de gâteau en guise de déjeuner. Est-ce mieux ? Je ne sais pas mais en tout cas on se rend compte que le corps humain est fabuleux car il s’adapte finalement à tout.

Bref, pour ce marathon, j’ai fait mon max avec un seul objectif, étant donné tout ce qu’on nous a dit : arriver le mieux préparée possible et ne pas souffrir dans toutes ces montées. Le chrono était relégué au second plan et mon objectif d’aller chatouiller le 3h45 un peu mis de côté.

Comme toujours finalement la prépa est vite passée et un beau jour, je me suis retrouvée à Roissy, à attendre mon avion pour New York.
Là aussi on ‘avait dit « tu voyages avec XL Airways ?! tu vas souffrir et tu auras les jambes HS arrivée là-bas » mais finalement le vol s’est bien passé, l’avion était rempli de runners et l’ambiance était plutôt sympa.

Les quelques jours précédant la course se sont bien passés même si finalement on a beaucoup marché dans New-York (on m’avait pourtant dit « attention à ne pas trop marcher avant le marathon, c’est tentant quand on est dans cette ville »).

On m’avait dit « tu verras, New-York c’est magique » mais pour cette 2è visite, j’avoue ne pas avoir retrouvé la magie de la première fois. Avec du recul et un œil différent, New York est une ville sale et super bruyante. Les automobilistes klaxonnent autant que dans un pays d’Afrique du Nord et pourtant je n’y avais jamais fait attention avant : un coup de klaxon si on ne démarre pas au quart de tour quand le feu passe au vert, un klaxon pour dire « attention je tourne », un autre pour dire « avance un peu », etc. Et puis toutes ces voitures de police, ambulances et pompiers avec les sirènes à fond, 24h sur 24, on en parle ou pas ? Mais soyons honnêtes : on est quand même à New York et toutes ces petites choses sont vite oubliées dès qu’on lève les yeux sur tous ces grattes-ciel.

On m’avait dit « tu verras, l’expo marathon pour récupérer ton dossard est démente, prévois de l’argent » et c’est presque vrai. Les produits dérivés proposés par New Balance étaient dingues, je me suis ruinée mais le reste de l’expo marathon était semblable à celle de Londres : peu de stands, rien de nouveau, peu de grandes marques et on fait vite le tour.

Bref, après quelques jours à profiter malgré tout de la ville, à manger de bons gros petits déjeuners américains, le matin du grand jour est arrivé : il a fallu se lever tôt (quoique), se préparer, ne rien oublier dans le sac transparent pour le vestiaire et rejoindre le car qui devait nous emmener dans la zone de départ. Le grand show à l’américaine va commencer là, avec des figurants composés de runners tous habillés n’importe comment (« Faaaaame !). Il faut dire qu’on a tous mis de vieux vêtements pour rester au chaud, vêtements qu’on a ensuite abandonné sur place au moment du départ et qui ont été récupérés pour des associations.

Une fois descendus du car, l’organisation est quasi militaire. Il faut dire que les organisateurs du Marathon mettent les moyens : on sait au préalable ce qu’on peut emmener ou ne pas emmener, la liste des objets interdits est longue comme le bras (et elle commence par « guns » hahaha). On passe donc une série de « sas » de sécurité avec des détecteurs dans tous les sens, une armée de policiers pour tout inspecter et tout vérifier avant d’avoir le droit d’entrer dans Fort Wadsworth, à Staten Island.

Une fois dans la zone, on peut facilement se perdre tellement c’est gigantesque mais c’est super bien organisé : il y a 3 grandes zones de départ, indiquées par des couleurs, Bleu, Orange et Vert. Afra et moi partons de la zone Bleue mais Samba est dans la Verte. Nous décidons de rester ensemble en attendant nos départs respectifs et on s’amuse à poser pour la postérité pour les photographes présents sur place. Profitez en, vous ne me verrez plus avec cette polaire rose et ce jogging kaki, de toute beauté, car ils sont restés là bas !

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Concrètement comment se passe cette attente avant le départ ? On avait tout entendu à ce sujet et le point important qui peut faire la différence est tout simple : le temps, la météo. On a eu la chance d’avoir un grand ciel bleu et un grand soleil ce jour là et c’est ce qui doit tout changer. Je n’ai pas senti cette attente longue et pénible qu’on m’avait annoncé, j’étais équipé donc je n’ai pas eu trop froid même si à un moment donné j’ai déplié la couverture de survie que j’avais emmené (le fait de ne pas bouger n’aide pas).
Tout est prévu sur place pour les 52 000 (!) coureurs et on n’a jamais l’impression d’être aussi nombreux : l’attente pour les toilettes va vite, le dépôt des sacs aux vestiaires aussi, l’entrée dans les SAS est fluide et surtout très stricte, le départ aussi se fait aussi de manière très fluide. Dans chaque zone, on peut avoir de l’eau, du thé, du café. Certains profitent même des donuts offerts en pagaille. Et pour les plus stressés, on peut aller voir les Therapy Dogs : on peut caresser des chiens pour réduire son stress !

Le départ est majestueux : j’ai eu la chance de partir en haut du Verrazano Bridge (le SAS Vert part en bas). L’hymne national est entonné et un coup de canon est tiré pour chaque vague de départ et j’avoue que ça donne la chair de poule. La vue depuis le haut de ce pont est incroyable, des hélicoptères de l’armée volent à la hauteur des coureurs de chaque côté du pont et c’est tellement dingue qu’on en oublie le dénivelé.

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Le foule de spectateurs attend immédiatement après ce pont et elle sera présente (presque) tout le long du parcours. Contrairement à Londres, cette fois ci j’avais pris soin de mettre mon prénom en gros en l’avant de mon tee-shirt et ça fait son petit effet : on entend les prénoms des uns et des autres jaillir de la foule tout au long de la course. Pour ma part, j’ai quand même eu droit à quelques « Go, Regina ! » qui m’ont bien fait marrer.

C’est surement au bout du 3è km que j’ai décidé de zapper les petites voix que j’entendais encore me dire « profite du spectacle, tant pis pour le chrono » : finalement cette ambiance m’a rappelé celle de Londres, j’avais une énorme impression de déjà vu jusque dans les panneaux que je lisais dans la foule de spectateur et à Londres la foule et les coureurs étaient encore plus délirants. Du coup, j’ai décidé de courir et j’ai couru. J’étais bien.

On m’avait dit « les ponts sont difficiles, tu seras seule au monde à chaque fois » et cette fois-ci c’était vrai. A chaque pont, on n’entend plus que les pas des coureurs. Sur un des pont, sortis de nulle part, je croise quand même 2 gars dans leur ambulance à l’arrêt avec « Eye of the Tiger » à fond et d’après les discussions que j’ai eu avec d’autres coureurs ensuite c’était le seul titre qu’ils ont passé en boucle. Les ponts sont en effet difficiles car ils grimpent sur 90% de la longueur et descendent les derniers mètres mais avant la fin on est reboosté car on entend la foule à la sortie du pont.

On m’avait dit « ça ne fait que grimper » et je confirme. Après chaque petit virage, quand on lève les yeux, on voit les coureurs devant nous tout en haut de la rue et on se demande comment on va faire pour grimper ces longues avenues américaines. Mais finalement on y arrive.

On m’avait dit « pffff à un moment j’en ai eu marre et j’ai eu envie d’arrêter, heureusement qu’Isabelle était là pour me pousser » – Sandrine. J’ai eu la même envie à la énième côte et au énième pont mais Isabelle n’était pas là donc j’ai appliqué ma méthode habituelle : je me suis traitée de tous les noms et j’ai remis un coup de booster pour en finir rapidement. Ensuite j’ai appliqué mon autre méthode : m’occuper l’esprit avec des problèmes de maths. Sachant qu’il reste x km et qu’ai pire du pire je peux descendre à 10km/h, en combien de temps vais-je finir ce marathon ? Ca marche plutôt bien et je n’étais pas loin de mon chrono final, dans mes derniers calculs. Ma tête quand je fais des calculs dans tous les sens, dans une énième montée :

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On m’avait rappelé de bien en profiter donc j’ai quand même pris le temps de faire quelques photos et vidéos pendant que je courais. Après tout, je ne vais pas courir ce marathon tous les ans donc il fallait quand même en profiter. Du coup, régulièrement j’ai fait des « high 5 » aux gamins qui tendaient la main, tapés dans les panneaux qui le demandaient, j’ai recroisé le gars vu le samedi avec une marionnette « Punch Trump » et j’ai punché Trump. Bref, j’en ai profité, je me suis arrêtée pour boire à presque tous les ravitos (il y en avait vraiment beaucoup), tout en courant, et à un moment donné je suis arrivée au 40è, j’ai levé les yeux pour me rendre compte qu’on longeait Central Park et que la délivrance n’était qu’à un peu plus de 10 minutes (les calculs encore et toujours). Comme j’avais encore du jus, j’ai jeté la bouteille que j’avais à la main et mis le turbo pour faire mentir ces satanés calculs qui disaient que j’allais finir en 3h48 …
(il sort d’où ce photographe ?? ->)

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On m’avait aussi dit « Tu verras, la dernière bosse dans Central Park est la plus dure » et là je ne peux que confirmer. Il faut être sacrément vicieux pour faire terminer un marathon par une dernière côté mais une fois en haut on aperçoit cette satanée ligne d’arrivée et on sait que le plus dur est derrière nous. Ma tête quand je vois la ligne d’arrivée :

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On m’avait dit « tu verras la ligne d’arrivée est magique » et je dois avouer que je n’ai pas été impressionnée. La ligne d’arrivée du marathon de Londres est majestueuse. Celle-ci est pas mal, on est super content de la passer mais elle manque un peu de panache pour un tel marathon. En tout cas, j’étais contente d’y être …

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… et tellement contente de passer enfin cette ligne et d’arrêter mon chrono ! Ma tête quand je passe enfin cette ligne …

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On m’avait dit « tu verras la médaille est somptueuse » et je confirme : elle est à la hauteur des difficultés qu’il a fallu affronter pour aller la chercher. Les bénévoles qui remettent les médailles sont au top, comme tous ceux qu’on a croisé depuis l’expo marathon à la fin.

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On m’avait dit « tu verras, tu vas marcher des kms encore une fois ta médaille autour du coup » mais je ne sais pas si c’est l’euphorie du moment ou pas mais cette marche jusqu’au camion-vestiaire ne m’a pas paru si longue. J’en ai profité pour m’habiller une fois mon sac récupéré et je me suis connectée à Whatsapp pour voir si j’avais des messages.

On m’avait dit « on va te suivre sur appli marathon » et ce fut le cas. Merci à tous pour vos messages que j’ai découvert à ce moment là. Merci aux copines qui s’échangeaient mes temps de passages en messages privées pour tenir celles qui n’étaient pas devant leurs écrans au courant. Merci à mon petit frère qui m’a envoyé son habituel message de fin de course et qui a été le premier à me donner mon chrono final (3h46’53 !!! You did it, Régina !). Il a été impressionné par ce que j’ai fait ce jour là (alors qu’il venait de faire un podium à l’Ekiden Paris avec son équipe) et ça c’est priceless. Finalement je suis allée chatouiller le 3h45 que je visais, je l’avais au bout des jambes mais je ne regrette pas les pauses photos et les arrêts aux ravitos. Et surtout : j’ai fini en étant super bien et en forme.

On m’avait aussi dit « donnez-vous un point de RDV pour vous retrouver sinon c’est galère » mais il m’a suffit de marcher quelques mètres de plus pour tomber sur Samba qui avait fini un peu avant moi. On a suivi Afra qui était encore dans la course et on l’a attendu. On était en forme donc on a aidé quelques runners à se changer : ils n’arrivaient plus à plier leur jambes, on a enfilé des chaussettes, lassé des chaussures, aidé à se relever et ça aussi c’était assez dingue.

On a pris le temps de se ravitailler, on a papoté, échangé nos impressions puis on s’est dirigé vers la sortie pour attendre Afra.

Ce marathon était incroyable, même si j’ai été moins impressionnée qu’à Londres (beaucoup de copains/copines runners ont d’ailleurs confirmé cette impression : Londres est vraiment un cran au dessus). Il reste malgré tout une super expérience, partagée avec Samba et Afra et surtout mon meilleur chrono. Merci infiniment à aubin pour son coaching et la prépa de maso qu’il nous a infligé. Elle a porté ses fruits … Je vous en reparle bientôt.

Voilà pour ce 1er billet fleuve sur ce marathon. Je vous en prépare un autre avec tous mes conseils si vous décidez de le courir, à votre tour.

La meilleure photo pour la fin : comment squatter et pourrir la photo d’un gentil couple qui voulait juste immortaliser la fin de ce marathon …

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La Parisienne et son cours de yoga en plein air

Cela fait quelques années que le yoga me tente mais les horaires des cours près de chez moi ne collent jamais avec mon emploi du temps (déjà trop chargé). Mais dimanche matin, j’ai pu participer à un cours de yoga en plein air, dans le joli Parc Du Prieuré, à conflans, à quelques minutes de chez moi. Bon, j’avoue, pour participer à ce cours, j’ai dû renoncer à la sortie longue du dimanche matin avec le club … Quand je vous dis que mon emploi du temps est serré, serré …

Du coup, cela m’a rappelé une info reçu il y a quelques temps … vous avez toutes et tous entendu parler de La Parisienne, cette course qui se tient tous les ans le 1er dimanche de Septembre. Cette année, la 22è édition aura lieu le dimanche 9 septembre et elle revêtira les couleurs de « New York City ». Un petit clin d’oeil pour moi au marathon de New york auquel je devrais participer moins de 2 mois plus tard 😉

Comme chaque année, le week-end de La Parisienne est un gros week-end de fête avec plein d’animations et cette année, il y a même … un cours de yoga géant (1000 personnes sont attendues !) à ciel ouvert ! Ce se passe le samedi 8 septembre, à 10h30 sur le Champ de Mars, c’est gratuit et ouvert à tous. Pour plus de fun, il y a un dress-code : tenue blanche et tapis coloré.

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Ce cours de yoga se fait en partenariat avec Yoga Festival et sera animé en français et en anglais par Anne Wandewalle et Marc Holzmann.

Evidemment pour être surs de pouvoir participer, il faudra vous inscire (c’est gratuit) en ligne à partir de début août sur le site de la course. Je ne manquerais pas de vous le rappeler le moment venu …

Alors qui est partant pour le cours de yoga en plein air et La Parisienne ? Moiiiiiiii !

La pochette de runneuse (objet futile donc utile)

Dans mon sac de runneuse/sportive, celui que je prends quand je participe à une course ou celui que j’emmène dans la salle de sport, il y a toujours plein (trop ?) de choses. Du coup, à défaut d’avoir le sac de mes rêves avec des poches et des compartiments, j’y ajoute des petites pochettes pour l’organiser un peu.

Il y a évidemment la pochette pour les baskets, surtout pour la salle de sport mais il arrive que j’y glisse aussi une paire de tongs à enfiler après un marathon par exemple. Pour ça, j’ai trouvé mon bonheur chez Le Vieux Campeur : quand on achete une paire de basket chez eux, ils enlèvent la boite et offrent une pochette zippée avec un petit tapis pour poser ses pieds quand on se change.

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Il y a également une pochette dans laquelle je mets une serviette de toilette (les Décathlon en microfibre qui ne prennent pas de place) et des vêtements de rechange. Une fois changée, j’y remets la serviette et les vêtements « sales » et ca permet de les isoler du reste.

Et puis pendant longtemps, je glissais dans mon sac une de mes pochettes à maquillage avec les petits trucs qui ont tendance à se perdre dans le sac : l’élastique à cheveux, les épingles pour le dossard, un gel ou deux, une pâte de fruit ou une barre de céréales, etc. Et un jour j’ai trouvé la pochette parfaite pour ça : la pochette de runneuse avec des motifs en rapport avec le running.

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J’ai shoppé cette pochette pendant le Marathon de Londres mais vous pouvez aussi la trouver en ligne sur le site de la créatrice, qui livre en France. Bon OK, elle aurait pû être un peu plus féminine mais c’était le seul modèle disponible. Un petit objet sympa à offrir ou s’offrir !

Et vous, comment organisez-vous votre sac ?

 

En route pour le London Marathon : J-2

Le temps est passé à la vitesse de l’éclair et nous sommes à 2 jours du Marathon de Londres. C’est d’ailleurs depuis l’Eurostar que j’écris ce post, un peu sur un coup de tête car j’ai enfin le temps de m’asseoir et de ne rien faire pendant un peu plus de 2 heures.

Ces derniers jours la question qui revient le plus souvent est « alors tu es prête ? ».

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Ca me rappelle mes années lycée … Quand on avait un contrôle en philo ou en sciences éco, après chaque interro on discutait entre nous pour savoir si on avait réussi. Il y avait toujours la personne qui allait répondre « oui, je pense que j’ai cartonné, je vais avoir une super note », et parfois c’était le cas, d’autre fois c’était une déception. Il y avait la personne qui répondait « pfff non j’ai complètement raté » et qui avait toujours une super note en feignant un air surpris. Et il y avait moi. Je répondais souvent « je ne sais pas », parce que dans certaines matières, j’étais souvent incapable de dire si ce que j’avais fait tenait la route en pas. En philo, j’étais nulle (parce que j’étais hermétique à cette matière, trop abstraite pour mon esprit cartésien) donc je ne savais jamais si j’avais fait ce qu’on attendait de moi ou pas. En sciences éco, je n’étais pas mauvaise du tout mais j’en étais arrivée à ce « je ne sais pas » car j’avais parfois l’impression d’avoir baclé la dissertation et pourtant je récoltais des 16 ou 17/20. Du coup, je ne savais pas.

Pour ce marathon c’est un peu pareil. Il y aura surement ces gens confiants et qui vont faire une chrono de dingue ou se planter complètement, ces gens qui disent qu’ils ne se sont pas entrainés et qui vont revenir avec un RP. Et il y a moi. « Es-tu prête ? ». Je ne sais pas. J’ai fait ma prépa. Pas aussi bien que je l’aurais voulu mais je l’ai faite quand même. Je suis fatiguée par mon rythme pro et perso car j’ai eu très peu de temps pour moi et le peu de temps que j’avais je l’ai employé à courir.
Du coup, je ne sais vraiment pas. Je vais donc y aller et courir, tout simplement. Un pas devant l’autre. Profiter de la grosse ambiance de ce marathon, profiter du beau temps annoncé et faire de mon mieux, sans objectif précis.
Une chose est sûre : je vais en profiter !

Pour celles et ceux qui l’ont demandé, j’ai le dossard n°62744. Il y a une appli dédiée au marathon où vous pouvez suivre les coureurs. Envoyez moi un message si vous voyez que je n’avance pas 😉 et si je n’ai pas fini au bout de 6 ou 7h, appelez les Marshalls !

En route pour le London Marathon : J-7

Dimanche prochain, à cette heure ci-, je serais sur le point de prendre le départ du marathon de Londres (si j’ai bien réussi à me réveiller et que mon chauchemar du moment ne s’est pas réalisé).
Que fait on quand il reste une petite semaine avant le marathon ? On regarde la météo ! Même si elle est encore susceptible de changer jusqu’à la dernière minute, je suis en train de réfléchir à ma tenue du jour J : corsaire, cuissard ou short ? Maillot du club ou maillot de mon choix ?
D’ailleurs, c’est aussi ce qui préoccupe un peu les runners sur les différents groupes Facebook dédiés à ce marathon, groupes auxquels je suis abonnée depuis le début de l’année. Les services météo annonce une petite canicule à Londres la semaine prochaine (comprenez : des températures pouvant aller jusqu’à 20 degrés … #JeMeMoque) donc tout le monde commence à se questionner sur la tenue et beaucoup courent acheter des shorts pour les tester avant le grand jour. Après le marathon de Paris l’an dernier sous un petit 28°C, j’ai déjà un tenue qui supporte bien l’épreuve du soleil mais j’hésite encore … J’ai quelques jours pour me décider avant de boucler ma valise jeudi soir prochain.

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A J-7 de ce grand évènement, la pression commence aussi un peu à monter. Je commence à faire ma petite checklist mentale sur ce que je dois préparer et quand j’ai un moment à la maison, j’en profite pour sortir quelques affaires auxquelles je pense pour les mettre dans un panier dans ma chambre. Petit à petit, le nécessaire pour Londres commence à s’entasser, avec quand même un mot d’ordre : voyager léger. Après tout, je n’ai pas besoin de grand chose pour ces 4 jours : de quoi courir et de quoi me changer après la course le jour J (on privilégie le confort) et quelques vêtements de rechange pour le samedi et le lundi (après ma dernière folie, le budget shopping sur place est limité).

A J-7, je commence aussi à réfléchir au planning de la dernière semaine et surtout au planning « alimentaire ». J’ai pour habitude de planifier mes repas cette semaine là pour être sure de manger correctement (je fais partie de ces gens qui se posent pour déjeuner vers 15 ou 16h et qui mangent n’importe quoi faute de temps) ; en général j’essaie de suivre une sorte de régime scandinave modifié (pas de glucides pendant 3 jours puis recharge en glucides les 3 jours suivants) mais je ne sais pas si je vais faire ça cette fois ci ou me contenter de manger « normalement » jusqu’au jour J.

A J-7 de cette grande course, je ne sais toujours pas non plus quelle stratégie adopter : on tente d’améliorer le chrono sur marathon ou on court le marathon en mode touriste avec des pauses photos aux endroits stratégiques de Londres ?

Bref, à J-7, il y a encore beaucoup d’incertitudes. J’espère que tout va s’éclaircir dans les prochains jours.

 

 

En route pour le London Marathon : J-10

Si vous suivez un peu ce blog (j’ai honte mais cela fait un bail que je n’ai pas eu le temps d’écrire), vous devez savoir que, sur un coup de folie quelques jours avant Noël, j’ai réussi à avoir un des derniers dossards dispo pour le marathon de Londres. Ca m’a pris comme ça, j’ai envoyé des emails aux agences qui proposaient ce pack marathon et toutes m’avaient répondu avoir tout vendu. Et puis, chose inespérée, un beau matin je reçois un email de Clément de l’agence anglaise Sports Tour International qui me dit qu’ils ont eu quelques dossards supplémentaires mais je dois me décider dans la matinée. Inutile de vous dire que je me suis décidée à la lecture du mail. En moins de 2 jours, notre affaire était bouclée : hôtel, dossard, transferts sur la ligne de départ étaient réservés. Il ne me manquait plus que le trajet Eurostar.
En habituée des journées shopping et des séjours à Londres, je savais qu’Eurostar allait proposer ses habituelles promo peu après Noël, j’ai donc sagement attendue, « tapie dans un coin », de recevoir la fameuse newsletter. Je n’ai pas attendu bien longtemps pour réserver mon billet à 39€ le trajet. Et voilà, à moi Londres du 20 au 23 avril prochain !

Nous sommes à J-10 du grand jour, tout le monde me demande si je suis prête pour cette course.

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Je ne sais pas … Avec mon nouveau rythme de boulot, une chose est sure : je suis fatiguée. Beaucoup plus fatiguée que pour les marathons précédents et malheureusement ce n’est pas cette fatigue « saine » des grosses prépa. C’est une vraie fatigue dont je n’arrive pas à me débarrasser. Ca n’a pas perturbé la prépa, j’ai fait mes 4 sorties par semaines avec fractionné, sortie longue, footing, endurance, etc. Mais je suis dans une phase où la petite dormeuse que je suis pourrais s’endormir n’importe où et n’importe quand dans la journée et pourtant je cumule les insomnies la nuit. Mon cerveau cogite beaucoup trop sur la partie boulot.
J’en suis arrivée à faire un cauchemar récurrent : je suis dans ma chambre d’hôtel à Londres le samedi soir, je vais me coucher en réglant mon réveil pour le jour J et … quand j’ouvre les yeux il est plus de midi et j’ai loupé le marathon ! C’est grave, docteur ?

Quoi de neuf dans mes placards ?

Quoi de neuf dans mon placard côté running ? En bonne victime de la mode, à chaque saison, je craque forcément sur quelques nouveautés même si mes placards regorge de collants et corsaires de courses, de coupe-vents, de tee-shirts etc.

Même si je cours beaucoup moins, j’ai quand même craqué sur quelques nouveautés : quelques basiques pour remplacer les anciens, même s’ils sont encore en parfait état et quelques articles pas indispensables mais je reste une fashion victim …

Côté basiques, j’ai opté pour une nouveau collant de course : le collant Kiprun Compress. Il est souvent catalogué « trail » chez Kalenji mais j’avoue que je craque pour un de ces modèles chaque année pour plusieurs raisons : super rapport qualité/prix, compression, 5 poches pour tout avoir à porté de main pendant une course. (24,99€ chez Décathlon)

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J’ai également pris 2 maillots manches longues : pratiques pour courir quand il fait froid, il suffit de les porter avec un coupe-vent ou une veste sans manches pour ne pas craindre de sortir quand les températures sont un peu basses. (9,90 à 12,90€ chez Décathlon, disponibles dans plusieurs coloris).

J’ai changé mon vieux coupe-vent pour un nouveau et j’ai profité de la liquidation du stock d’un Go Sport pour l’avoir à un tout petit prix (70% de réduc, ça ne se refuse pas). J’ai également profité de l’occasion pour acheter une veste de running sans manches dans le même magasin Go Sport mais le modèle proposé cette saison par Kalenji est aussi vraiment bien. Shoppez-le si vous le croisez, cet article est souvent en rupture de stock, victime de son succès.

Et pour mettre un peu de couleur dans tout ça, j’ai opté pour plein de petits accessoires : buff de toutes les couleurs, dont quelques uns achetés au rayon cyclisme des magasins de sport, bonnets, gants (j’ai une fâcheuse tendance à jeter les miens dès que je n’en ai plus besoin pendant une course officielle, donc je passe mon temps à en racheter), etc.

Maintenant, il me reste la question épineuse des chaussures de running à régler : mes vieilles New Balance arrive en bout de course, je n’étais pas spécialement bien dedans. L’ancien modèle NB que j’adorais n’existe plus … Bref, il va falloir que je trouve la perle rare rapidement !

Et de votre côté, quoi de neuf dans vos placards ?

Encore 117 jours et quelques heures …

… avant le marathon de Londres.

C’était la bonne nouvelle de ce Noël 2017 : après avoir échoué à obtenir un dossard auprès de toutes les agences de voyages accréditées pour ce marathon, l’une d’elles m’a finalement recontacté car ils avaient obtenu quelques dossards de plus. Je suis donc inscrite pour ce marathon dans une de mes villes de coeur.

Maintenant le plus dur reste à venir : m’organiser et trouver le temps de m’entraîner, trouver le temps de caser des sorties longues, le tout sans se blesser.

E vous, quels sont les prochains grands rendez-vous ?

Cela fait un bail …

Oui, cela fait un bail que je ne suis pas repassée par ici pour parler de sport et de running. Il s’est pourtant passé plein de choses depuis avril dernier et le marathon de Paris, dernier sujet dont je vous ai parlé.

Entre temps, j’avais continué mon entrainement pour le Triathlon de Paris, enchainant les cours de natation … sans aucun progrès à mon grand désespoir. Et à mon grand regret, je n’ai finalement pas pu participer à ce triathlon pour des raisons personnelles et professionnelles.

Entre temps, j’ai repris les entrainements avec mon club, le PLM Conflans, quelques semaines après le marathon, le temps de me remettre de mon syndrôme de l’essuie-glace, un peu accentué par ces 42 kms de zigzags dans les rues de Paris.

Entre temps, j’ai participé au Triathlon de Vendôme avec une petite bande du club et notre équipe a fini à la 1ère place du podium dans la catégorie « Equipes féminines ». La classe, non ?

Entre temps, j’ai un peu beaucoup changé de vie et depuis l’été dernier, j’ai beaucoup moins couru faute de temps mais j’ai pris plaisir à enchainer les tours de pistes avec les copines et copains du club tous les mercredi soirs. Je me suis aussi inscrite dans une nouvelle salle de sport dans laquelle j’ai mis les pieds … 1 fois en 3 mois.

Entre temps, je suis retournée à La Rochelle fin novembre, pour courir le marathon en duo avec une copine du club. C’était un super week-end avec une bande de chouettes personnes (toujours du club, c’est devenu ma 2è famille).

Bref, la course à pieds, le sport, le vélo sont toujours au coeur de mes préoccupations. Il faut juste que je m’organise mieux pour pratiquer plus. Les objectifs 2018 sont ambitieux donc il n’y aura que peu de place pour des choses approximatives ! #GetOrganized

Je reviens vite pour vous reparler du marathon de La Rochelle en duo, des nouveautés running, des objectifs 2018 etc.

Alors, et ce Marathon de Paris ? #LaFoule

Si vous vivez dans une grotte, vous avez sûrement loupé le Marathon de Paris dimanche dernier. Et encore votre grotte doit être au fin fond de je ne sais quel trou perdu. Sinon je ne vois pas comment vous auriez pû passer à côté. Mais commençons par le commencement …

Avril 2016, quelques jours après le Marathon, les dossards de la session 2017 sont mis en vente. J’ai eu le mien aux alentours de 9h, parmi les premiers. Et puis après j’ai l’ai oublié dans un coin de ma tête. Il faut dire que chaque année, j’entends parler de la magie du marathon de Paris, à quel point il est grandiose. Je revois même mon petit frère le courir en 3h13 il y a quelques années, un an après celui de New York et j’avoue que j’ai cru tous les gens qui ont parlé de cette magie. Après tout, c’est Paris !
Comme je ne voulais pas courir Paris en guise de tout premier marathon de peur de ne pas être à la hauteur, j’ai couru celui de La Rochelle en novembre dernier et je me suis éclatée (je vous ai d’ailleurs parlé ici, ou encore là). Je me suis donc soigneusement préparée pour Paris dès le mois de janvier comme je l’avais fait pour La Rochelle avec les fractionnés, les sorties longues, etc. Jusque là tout allait bien …

Début mars je commence à avoir une petit douleur dans un genou mais comme elle n’est pas toujours là, je n’y fais pas attention. Début mars encore, je prends le départ du semi-marathon de Paris que je boucle péniblement en 1h45 après que le genou ait rendu l’âme au 19è km. Un mois avant le fameux marathon, je me dis que c’est compromis mais je fais quand même le tour des médecins avec radio, eco, IRM pour être fixée. Inflammation d’un ligament ou blessure communément appelé « TFL » ou syndrome de l’essuie-glace. Bref, rien d’original, la blessure la plus commune chez les coureurs. En bonne maso que je suis, je continue quand même à courir tout en soignant cette blessure. Je ne suis pas sure de prendre le départ mais finalement un rendez-vous chez l’ostéopathe, mon podo et une séance de cryo font que ça va mieux. J’irais finalement voir de quoi il en retourne sur ce fameux marathon.

Après avoir récupéré mon dossard, être passée me faire poser du k-tape sur le genou par mon podo pour aider un peu, le dimanche matin arrive vite et je me retrouve dans le RER A avec Sophie qui court son 1er marathon.

Là encore, le temps passe super vite et je me retrouve rapidement dans mon SAS (3h45) au milieu d’un FOULE impressionnante. Et c’est ce qui va marquer ce marathon : la FOULE. Le départ est rapidement donné et on s’élance au milieu de cette FOULE incroyable. Rapidement, ça se bouscule pour rattraper un meneur d’allure qui était devant, rapidement ça joue des coudes, je manque de tomber à force de me prendre des pieds et des jambes qui essaient de se faufiler au milieu de la FOULE. D’ailleurs, je ne vois rien du parcours au milieu de cette FOULE et je me contente de suivre la fameuse ligne verte quand je la vois, les mouvements de FOULE le reste du temps.
D’ailleurs le 1er ravito au 6è km arrive, il était temps car ça faisait bien 5 minutes que la FOULE répétait sans cesse « P***** il est où le ravito du 5è ? ». Comment décrire ce ravito ? … La FOULE s’est jeté sur les tables pour attraper des bouteilles d’eau, j’ai essayé d’éviter tout le monde le mieux possible pour en attraper une sur la dernière table et j’ai continué ç courir au même rythme.
Le premier semi sera à l’image de ces premiers 5 km : la FOULE partout, les coups de coude, les gens qui essaient de traverser au milieu de coureurs histoire de rajouter encore quelques personnes à cette FOULE (mention spéciale à cette fille qui a traversé en Vélib et qui a chuté juste sur mes tibias …). J’ai donc slalomé plus que je n’ai couru mais j’étais dans mes temps pour mon 3h45. Et puis peu de temps après le ravito du semi, un type essaie de jeter sa bouteille d’eau dans une poubelle sur le bord de la route, se prenant pour Mickael Jordan au sommet de sa gloire. Mais c’était une pâle copie car la bouteille a atterri sur … ma tête. Et c’est là que j’ai été saoulée. Saoulée par cette FOULE, saoulée par ces gens qui ont joué des coudes en permanence, saoulée par les gens qui te poussent pour passer devant toi quand toi tu as passé ton temps à faire des détours pour éviter tout le monde et ne gêner personne, saoulée par ceux qui jettent leur bouteille d’eau sous tes pieds quand ce n’est pas sur ta tête. Alors que j’étais parfaitement dans les temps pour mon 3h45, j’ai eu envie d’en rester là. Et puis je me suis ressaisis et j’ai changé d’objectif : finir tranquillement ce p***** de marathon qui n’avait absolument rien de magique pour ne pas avoir à revenir le terminer une autre fois.

J’ai donc levé le pied et j’ai continué à 9 km/h, j’ai pris le temps d’encourager les gens en difficulté dans la FOULE, j’ai pris le temps de regarder cette FOULE se comporter de manière hyper individualiste, j’ai écouté la FOULE des coachs ou des lièvres engueuler leurs poulains en difficulté (depuis quand on motive les gens en les traitant de « faible » ou « d’incapable » ? j’ai loupé un épisode), j’ai regardé la FOULE des spectateurs qui encourageaient sur le bord de la route, j’ai posé pour Sow Style qui attendait au 23è km tout en courant, j’ai posé pour tous les photographes que j’ai croisé en attendant le 30è km pour voir mon frère, ma belle-sœur et mon neveu.

marathon de paris 2017 requia the sporty family

Je finis d’ailleurs par les croiser, ils m’encouragent, mon frère court un peu à mes côtés, il trouve que je suis super fraîche et en pleine forme (normal, cette FOULE m’a saoulé au point de me faire lever le pied), me demande si je veux de l’eau mais tout va bien. J’avais continué à éviter la FOULE du mieux possible à chaque ravito pour attraper une bouteille d’eau donc j’avais tout ce qu’il me fallait.

Les kilomètres continuent à défiler, la FOULE de gens qui marchent ou qui s’arrêtent en plein milieu de la route s’intensifie. C’est vrai ça, pourquoi la FOULE irait-elle marcher sur les bords alors qu’elle a les routes parisiennes rien que pour elle ?
A chaque passage sous les lances des pompiers, la FOULE joue encore des coudes pour passer juste en dessous tellement il fait chaud tandis que j’évite toute cette eau en contournant la lance à incendie et la FOULE. Cette eau trop froide ne me tente pas du tout, je préfère m’asperger un peu avec la bouteille que j’ai à la main et continuer ma route.

J’ai de plus en plus l’impression d’être en dehors du truc : comme si j’observais toute cette FOULE de coureurs de loin, sans me sentir concernée. Je regarde rapidement autour de moi pour constater qu’on est dans le bois de Boulogne. La fin est bientôt proche. La FOULE est un peu moins dense même si elle est encore importante dans certains virages. Je regarde les marquages au sol pour ne pas voir ces gens mal en point, je m’écarte pour laisser passer les secours quand les sirènes se font entendre, le soleil continue à taper, la FOULE continue à souffrir.

Finalement je passe devant le marquage du 41è kilomètre, la fin est proche. Je me rapproche du bord de la route et je jette ma bouteille dans une poubelle avant d’accélérer sur le dernier km. Je remonte plein de gens, je pique le petit sprint qui me permet de finir quand même ce marathon en 3h58, je me sens hyper fraîche au milieu de cette FOULE, je fais mon habituel V de la victoire aux photographes et c’est fini. Me revoilà encore une fois dans la FOULE qui s’avance pour récupérer un tee-shirt de finisher et une médaille, je jette un coup d’oeil aux ravitos pour y prendre une bouteille d’eau mais là encore ça joue des coudes et je n’ai pas envie de lutter, c’est d’ailleurs un autre finisher qui constate ça et qui me tend la bouteille qu’il venait d’attraper (merci, monsieur !). j’aurais été saoulée par cette FOULE du début à la fin.

marathon de paris finisher requia the sporty family

Si vous me demandez par où est passé ce marathon, je vous répondrais : dans des endroits avec une FOULE de monde. J’ai bien reconnu la rue de Rivoli au milieu de la FOULE, puis Bastille perdue dans cette FOULE, ensuite Vincennes au milieu de la FOULE qui peinait à monter les fameux faux plats, etc.
Le marathon de Paris est censé être magique, mes copines qui disent que je suis une « blasée de la life » doivent avoir raison : je suis passée à côté de cette magie, j’ai juste trouvé cette course chiante à mourir et cette FOULE indisciplinée soûlante sous une chaleur écrasante.

J’ai terminé ce marathon sur une note mi figue-mi raisin à l’image du SMS que j’ai envoyé à mon frère « 3h58. Contente et déçue. Trop de monde. trop chaud ». Mais sa réponse était au top, lui qui m’a vu souffrir le martyr au semi et qui m’a aidé à finir.

marathon de paris the sporty family

Je ne sais pas encore ce que j’ai loupé dans ce marathon mais je suis contente d’avoir cette médaille. Paris c’est fait. Je laisse volontiers ma place l’année prochaine à celles et ceux qui y trouvent leur dose de magie.

Bravo à tous les finishers, quel que soit le chrono. Ce n’était pas facile avec cette FOULE et cette chaleur. 

Maintenant place à la récup et aux séances de natation pour préparer le triathlon comme il se doit.