Courir avec la lampe Runlight tout en évitant de bronzer sous la lune … (Cadeaux inside)

Quand on court pendant les beaux jours, sous le soleil, on a tous le réflexe de se protéger des UV et des coups de soleil en se tartinant de crème solaire. Bizarrement on n’y pense pas du tout quand on court de nuit et pourtant on a tous vu ou entendu parler de la Super Lune il y a quelques semaines, Super Lune qui nous a sûrement dardé de ses rayons pendant que nous courions allègrement dans la nuit …

Quand on y pense, on fait quand même attention à plein de détails quand on court la nuit : on se couvre bien car il fait plus frais, on met des vêtements avec des bandes rétro-réfléchissantes pour être visibles sous les feux des voitures, on a tous une lampe de course pour éclairer les routes et chemins sur lesquels on court … D’ailleurs, en parlant de lampe, je suis une grande fan de la fameuse lampe RunLight Kalenji, parfaite pour courir la nuit. Vous ne connaissez pas cette lampe ? C’est une lampe qui se porte sur le torse, ultra légère et qui permet d’éclairer à 20 mètres devant nous.

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Le fait de la porter au niveau du torse fait qu’elle éclaire parfaitement au niveau de nos pieds, ce qui nous permet de voir où on les met. Elle dispose de 3 modes d’éclairage plus ou moins puissants, d’une batterie ultra légère qu’on peut recharger sur un port USB.

Bref, avec cette lampe, on court encore plus souvent la nuit et encore plus longtemps … mais il faut quand même se protéger pour éviter d’attraper des coups de lune quand on passe trop de temps dehors. Heureusement, en même temps que cette lampe, Kalenji a aussi innové avec un nouveau produit : la Moon Cream. C’est le même principe que pour la crème solaire mais on l’utilise quand on court de nuit, pour se protéger des coups de lune … Comment ça je raconte n’importe quoi et les coups de lune n’existent pas ??? Et avec cette vidéo comme preuve, vous me croyez ?

Là, vous vous demandez clairement ce que je raconte ? est-ce que mon marathon a attaqué mes neurones ? Les coups de lune m’ont tapé sur la tête ? Est-ce que, décembre oblige, je crois aussi au Père Nöel ?

Non rassurez vous, tout va bien, personne n’a peur des coups de lune et avec ma lampe Runlight je continue à courir la nuit sans aucun problème. Mais on ne peut qu’adorer cette campagne de communication pour le lancement de cette lampe Runlight : bravo à l’agence Rosapark !

En revanche, décembre oblige, je vais jouer à la Mère Nöel en vous proposant de gagner 3 coffrets « Runlight x Moon Cream ».

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Pour jouer et tenter de gagner l’un de ces coffrets, il suffit de me laisser un commentaire en me racontant une petite anecdote d’une course nocturne, avant le mercredi 14 décembre.

Vous ferez peut-être partie des 3 gagnants qui auront ce petit coffret au pied de leur sapin pour Noel. Alors, à vos claviers !

Mon 1er marathon ou la magie de La Rochelle (Episode 3 : mon équipement)

Après vous avoir parlé de l’avant course et fait un récit de ma course, il est temps de vous parler de mon équipement : les chaussures, la tenue mais aussi toute la partie diététique.

Je fais partie de ceux qui ont des produits fétiches ou chouchous, je pourrais acheter plusieurs fois le même corsaire une fois que j’ai trouvé le bon, de peur que la marque ne décide de l’arrêter subitement. Donc pour ce marathon, je ne me suis pas posée de questions et je suis partie avec mes basiques pour ce qui est de la tenue. S’il nous arrive en tant que bloggueur de recevoir plein de cadeaux et d’équipement, ce n’était pas le cas sur ce marathon. J’ai moi même  acheté l’ensemble des produits que j’ai emmené avec moi, c’est important de le préciser pour insister sur le fait que j’ai choisi CHACUN de ces produits.

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  • Corsaire de trail Kalenji : celui-là, j’aimerais vraiment que Kalenji le propose en version collant car il est parfait (les amis de chez Kalenji, si vous me lisez …). Compression, poches multiples, lien de serrage à la taille, il a tout ce que je cherche dans ce genre de produit, je cours avec depuis l’été dernier puisqu’il est apparu dans la collection Eté chez Décathlon. Il m’a permis d’emmener mes gels dans les poches sur les côtés et à l’avant et mon téléphone dans la poche arrière (j’aurais pu m’en passer mais bon).
  • Mes manchons de compression Compressport qui ne me quittent jamais pour les sorties longues. Je vous en ai déjà parlé, j’ai expliqué pourquoi ils m’étaient indispensable et ils ont rempli leur rôle sur ce marathon.
  • Mes manchettes Kalenji pour les bras : je ne voulais pas garder mon coupe-vent pour courir car au bout d’un moment on a rapidement chaud et c’est plus encombrant qu’autre chose.
  • Un soutien-gorge de course Kalenji dans lequel je suis bien car j’ai subi quelques courses avec cette impression d’être comprimée au bout de quelques kilomètres et je n’en voulais pas cette fois ci.
  • Un tee-shirt technique basique de chez Kalenji à porter sous le débardeur du club. Si j’avais eu un maillot à manches courtes aux couleurs du club, c’était suffisant mais je ne me voyais pas courir 42km en débardeur avec le temps frais.
  • Des gants de running basiques Kalenji que j’ai d’ailleurs oublié à un des ravito, les ayant enlevé après le semi car j’avais finalement chaud.
  • Mes désormais fidèles Skechers dont je vous ai déjà parlé ici, celles qui m’accompagnent dans mes sorties longues et qui ont été parfaites sur ce marathon : les GoRun Forza. Je pense avoir tout dit dans mon précédent article, elles ont rempli leurs promesses à La Rochelle.
  • Des chaussettes de running testées et approuvées sur plusieurs sorties. Après avoir réalisé l’importance des chaussettes de qualité sur des longues distances, j’ai choisi de miser sur des Rywan, des chaussettes techniques qui ont fait leurs preuves. J’ai opté pour le modèle « No Limit », spécial longue endurance, je les ai testé, lavé, re-testé, relavé pendant les 2 mois précédents le marathon et c’est elles que j’ai emmené à La Rochelle.
  • Une ceinture porte dossard basique de chez Kalenji. Les trous sur le dossard ne collaient pas avec les 3 points d’accroche présents sur le porte dossard mais ce n’était pas gênant. Je ne sais pas si je préfère le porte-dossard ou les épingles … Le porte dossard avait tendance à tourner et à bouger un peu. A valider sur une prochaine course.
  • Ma montre Garmin Vivoactive au poignet.

Je n’ai rien pris de plus, pas de bonnet, de buff ou de bandeau. Le strict minimum pour être bien, sans avoir trop chaud ni trop froid. J’ai hésité à enlever les manchettes au niveau des bras sur la 2è partie du marathon mais finalement je les ai gardé.
Dans mon sac j’avais laissé le coupe-vent qui me suit depuis plus de 5 ans, un basique Kalenji qui ne doit plus se faire ou qui a dû changer de look depuis.

Côté produits diététiques, j’ai testé pas mal de choses mais seulement dans les 2 marques que je prends habituellement : Overstim.s et Aptonia. En temps normal sur mes semi ou mes trails, je prends des gels Aptonia. Ils ont une gamme assez large niveau saveurs avec différentes « puissances » selon l’intensité de l’effort et je suis une grande fan des Aptonia 500 saveur Melon, testés et approuvés à maintes reprises.
Le hic c’est que si j’arrive à doser sur un semi-marathon (je prends un gel 300 ou 500 vers le 10è km) je n’avais aucune idée de la façon de gérer un marathon. Donc je me suis rabattue sur le « Pack Marathon » Overstim.s et leur programme précis :

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  • 1 Gatosport déjà testé et approuvée, je l’ai préparé en portion individuel et emporté avec moi le vendredi dans un ziplock. Le gâteau était parfait le dimanche matin.
  • 1 boisson d’attente que je devais tester au préalable (j’en ai donc acheté 1 en plus de celle du pack pour la tester sur une de mes sorties longues), j’en ai bu 2 gorgées.
  • 8 gels (détail dans la photo ci dessous) avec un tatouage à se coller sur le bras éventuellement pour savoir quel gel prendre à quel moment,
  • une boisson de récupération testée aussi sur un semi, que j’ai bu après avoir récupéré mon sac au vestiaire peu après l’arrivée
  • 1 pot de Maltodextrine, pas utilisé cette fois ci
  • 1 ceinture porte-dossard pas utilisée car malheureusement trop grand même une fois serrée au maximum.

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(mon super tatouage ne ressemblait plus à rien après 42 km sous mes manchettes)

Pour la Malto, je me suis rabattue sur la version « portionnée » de chez Aptonia. Il est recommandé de boire 1 litre d’eau et de malto sur chacun des 3 jours précédents le marathon et je n’avais pas envie de me prendre (un minimum) le chou à préparer des portions à emporter avec moi. Le produit Aptonia est conditionné en sachet (6 sachets par pack) et chaque sachet se dilue dans 500 ml d’eau. J’ai donc emmené avec moi les 4 sachets pour le vendredi et le samedi, ce qui m’a aussi évité de me balader avec 1 litre d’eau sur moi mais seulement une bidon (Aptonia) de 600ml (parfait pour contenir 500 ml d’eau et la malto).

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Dans la série des produits « je ne sais pas si ça marche mais on ne sait jamais », j’avais aussi pris un tube de Sportenine dans mes affaires. Censé prévenir les crampes et la fatigue musculaire, ces cachets peuvent se prendre avant, pendant ou après une course et c’est un un produit homéopathique. J’ai suivi les consignes qui disent de prendre un cachet par heure pendant une course longue, j’avais donc 4 petits cachets dans un mini sachet ziplock dans une de mes poches. Est-ce que c’est ce produit qui m’a effectivement empêché d’avoir des crampes, je n’en sais rien. C’est peut-être l’effet placebo mais ce serait dommage de s’en priver.

En dehors des gels et de la Sportenine, je n’ai pris que de l’eau pendant toute la durée de la course. Les ravitos étaient bien fournis avec des boissons énergétiques ou du glucide, du coca, etc mais je me suis contentée de ma bouteille d’eau, remplie 2 fois aux ravitos. Une gorgée après chaque gel et une gorgée à chaque kilomètre. Il fallait bien une eau toute simple pour faire passer le côté très sucré des gels et ne pas être écoeurée.

Voilà, vous savez tout pour mon équipement. Je me suis fait une ckeck-list au fur et à mesure que je testais et validais les différents produits, j’ai remis cette check-list au propre une semaine avant le marathon pour être sure d’avoir tout ce qu’il fallait disponible et propre (pour l’équipement) au moment de faire ma valise, il ne restait plus qu’à cocher tout en mettant dans la valise. Rien de tel pour éviter le stress de dernières minutes et les oublis qu’il peut engendrer. Si vous voulez que je partage cette liste ici avec vous, il suffit de laisser un petit commentaire.

Au prochain (et dernier épisode), je vous parle des soins et précautions très importants avant le marathon : préparer ses pieds à cette longue distance !

Mon 1er marathon ou la magie de La Rochelle (Episode 2 : la course)

Dimanche, je me réveille en sursaut, je regarde l’heure sur ma montre : 5h40. Je me demande ce qui a bien pu me réveiller quand j’entends à nouveau les pleurs du bébé de la chambre d’à côté. Je me dis que ses parents vont se lever pour le calmer mais il continue à pleurer, pleurer, pleurer non stop pendant 20 minutes. Je ne dois pas être la seule à subir ça car j’entends des coups frappés quelque part et 2 minutes plus tard le bébé commence à se calmer. J’essaie de me rendormir … sommeil haché jusqu’à 7h au moment où mon réveil sonne.
Je checke mes emails, les réseaux sociaux puis je me lève, file sous la douche avant de commencer à m’habiller. La pression commence à monter mais j’essaie de rester méthodique.

7h45, je suis prête, je mets le reste de mes affaires dans mon sac à dos rose à fleurs, celui que je prends sur toutes les courses (personne n’a le même donc je le repère toujours aux vestiaires), j’attrape un Gatosport et je file prendre un thé dans un restaurant sur le Vieux Port de la Rochelle. Le temps est superbe, le ciel est déjà bleu. Une fois le Gatosport difficilement avalé (je suis de celles/ceux qui ne peuvent pas manger le matin), je marche rapidement vers la zone de départ n°2 où se retrouvent toutes les féminines et quelques autres. Il y a en effet 2 zones de départ et contrairement aux autres courses, les SAS ne sont pas attribués en fonction de son temps estimé mais par catégories. Il y a déjà pas mal de monde, je prends le temps de faire un petit passage au toilettes dans l’espace Encan, ouvert pour l’occasion puis je me dirige vers le camion qui sert de vestiaires, vestiaires qu’on récupère ensuite à l’arrivée. J’enlève mon coupe-vent et le mets dans le sac, je prends mes gants et une bouteille d’eau, je mets mon dossard, je chope une boisson d’attente que j’avais prévu de boire mais après 2 gorgées, je la mets dans une poubelle car vraiment trop sucrée et je n’avais pas envie d’être écœurée dès le départ. Je donne mon sac aux bénévoles chargés du vestiaires et je file dans le SAS.

8h45, je suis dans le SAS, j’essaie de rester au soleil pour ne pas avoir froid. Le ciel est bleu, le soleil est là mais il fait très frais. Je fais mon habituelle photo pour les copines : le vernis à ongles assorti au maillot, cette fois-ci ce sera le maillot de mon club, le PLM Conflans. Je me sens un peu seule dans le SAS au milieu de tous ces gens venus entre amis, en famille ou en club pour courir ensemble mais l’ambiance est là et je papote avec mes voisins. On se croisera d’ailleurs ensuite plusieurs fois pendant la course mais seulement au début : certains font le marathon en relais et d’autres ont prévu de le boucler en 3h20 !

9h, le speaker lance le compte à rebours, il sera 9h02 quand on passera sous l’arche de départ, j’enclenche ma montre. C’est parti pour quelques heures sur cette distance mythique tant attendue et tant redoutée.

Le départ est un peu lent, il y a beaucoup de monde et le slalom commence pour sortir un peu de cette foule, le 1er km est rapidement bouclé, le 2è arrive tout aussi vite. Je regarde ma montre et je vois que sur ce 2è je vais plus vite que prévu. Ma stratégie est simple : rester constante tout le temps et essayer de maintenir une allure de 5’30 par km pour tenter de boucler le marathon en un petit peu moins de 4h.

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Arrivée au 5è, je prends un 1er gel. Là encore j’ai opté pour une stratégie toute simple : des gels déjà testés, certes mais surtout le programme marathon Overstim.s avec un gel bien précis tous les 5 km. Seul bémol : les 8 gels ont été difficilement casés dans les poches de mon corsaire de course. Hé oui, j’ai eu beau essayer de penser à tout, je n’avais jamais testé le fait de courir avec les 8 gels sur moi et j’en ai perdu un quelque part. Tant pis, je verrais à quelle étape je ferais l’impasse sur le gel en question. Bref, 1er gel avalé, une gorgé d’eau de la bouteille que j’ai à la main et je continue.

Les km défilent, pour le moment tout va bien. Je boucle 10 km en 53 minutes, un poil plus rapide que prévu. En passant devant un ravito, le chrono prévisionnel annoncé pour notre allure est de 3h56. Jusque là tout va bien, j’enchaîne les km, je croise la jeune femme qui était à côté de moi dans le SAS, on papote pendant près de 300 m, signe que tout va bien côté cardio. Je mets fin à la discussion car j’ai encore beaucoup de km devant moi et elle, elle fait le marathon en duo. On va continuer à se croiser et se suivre jusqu’au semi.

Je vois Thierry, un copain du club qui devait courir ce marathon mais qui s’est fait une entorse, lui et sa femme m’encouragent et ça fait du bien.

Le semi arrive d’ailleurs rapidement, je le boucle en 1h51, un peu plus rapide que prévu mais jusque là je m’en suis tenue à ma stratégie : allure constante, un gel tous les 5 km et une gorgée d’eau tous les km. Je zappe d’ailleurs les 1er ravito et je fais un arrêt rapide ensuite juste pour remplir ma bouteille que j’ai à la main. Je ne sais pas boire dans un gobelet quand je cours et je déteste ces bouteilles avec les bouchons classiques pour courir. Chers organisateurs de courses, par pitié, arrêtez les gobelets et proposez des bouteilles avec des bouchons sport !

Les kms continuent à défiler, mon genou commence à me titiller et à claquer une fois sur quatre en moyenne (j’ai le temps de compter), je me demande rapidement quelle mouche m’a piqué pour m’être embarquée sur un marathon. D’ailleurs je me dis que je vais revendre mon dossard pour Paris parce que courir 42 km ça relève d ‘une certaine forme de masochisme. Et pourtant je suis encore bien.
Je croise un trio sympathique composé de 2 runners et une runneuse. les 2 garçons mettent une super ambiance à chaque animation musicale sur le parcours, on blague un peu et je leur dit que je vais rester avec eux. Les 2 runners me disent en rigolant être les gardes du corps de la runneuse, je retiens 2 prénoms : Marjorie et Etienne. Etienne me dit que ne pas m’arrêter au ravito, il se charge de me prendre de l’eau si j’en ai besoin mais je lui dis que je vais continuer avec mon système de bouteille sport. Régulièrement, ils se retournent pour voir si je suis toujours, me font signe pour que je les rattrape. Ils encouragent ceux qui ont des crampes et commencent à se mettre sur le côté pour marcher, ils donnent des conseils à ceux qui ont l’air en difficulté. Ils sont géniaux !

Je fais un arrêt rapide à un autre ravito pour de l’eau et c’est là que je les perds. Eux sont organisés : Marjorie court et c’est son marathon, Etienne et son acolyte sont là pour lui fournir ce dont elle a besoin. Ils prennent de l’avance pour choper de l’eau aux ravitos et lui donner, ils piochent dans le camelback qu’ils ont pour lui donner ce qu’elle demande ou y ranger ce dont elle n’a plus besoin. Au top. Je veux la même chose pour mon prochain marathon, si jamais il y a des volontaires !

Je continue donc toute seule, je suis un peu surprise par le nombre de coureurs qui s’arrêtent subitement à cause des crampes. Ca devient d’ailleurs un peu plus difficile de soulever vraiment les jambes et je cours avec une foulée un peu plus rase, ce qui n’est pas toujours évident sur certaines portions de la route, sur les pavés. Maintenant que le semi est passé, j’arrive à me repérer vu que ce marathon fait 2 boucles, j’essaie de me souvenir des faux plats pour les anticiper un peu, des pentes pour essayer d’aller un peu plus vite tout en récupérant, des longues lignes droites déprimantes pour mettre mon cerveau en pause.

Les km défilent toujours, j’ai recroisé Thierry et sa femme qui m’ont encore encouragé. D’autres spectateurs lisent nos prénoms sur les dossards et sur une portion j’entends plein de « Allez Requia, allez les filles », ça fait un bien fou. J’ai l’impression que mon allure est toujours constante mais en même temps je sens que je commence à courir légèrement moins vite. La prévision des 3h47 annoncée au dernier ravito me semble loin. J’ai encore du jus dans les jambes mais je ne sais pas ce qui m’attend pour la suite donc je joue la prudence. Sur les bords de la route, certains marchent toujours, d’autres ont leur dossard à la main signe qu’ils ont jeté l’éponge. Le mental prend le dessus après le 32è, je commence à m’auto-engueuler comme je le fais sur certaines courses pour me booster un peu et ça marche. Je double un peu plus de gens et ça booste aussi. Encore 10 km. A la fois pas grand chose et tellement.

J’applique ma dernière stratégie : ne plus calculer le nombre de km restants, juste courir. Mettre la petite voix qui dit que les jambes commencent à être lourde en sourdine. Ca marche. En mode robot : un pas devant l’autre, on avance, la ligne d’arrivée est forcément au bout. Un gel au 35è km, une gorgée d’eau à chaque km, à chaque fois que ma montre vibre. Ne penser à rien d’autre.

Le 40è km arrive enfin, je fais l’impasse sur le dernier gel car je sens que mon estomac ne va pas aimer même si pour le moment tout va bien. Il y a de plus en plus de spectateurs sur les bords de la route, les bénévoles essaient de les écarter car la portion qui nous reste se resserre vraiment par endroits. Je manque de tomber au un peu après le 41è quand un coureur passe devant moi pour aller sur le bord de la route, la jambe tendue par une crampe, je râle un peu mais ce sera bien la 1ère fois de toute la course.

Au loin, je vois les tourelles que j’avais repéré comme étant proches de la ligne d’arrivée. J’accélère un peu plus, je double quand je peux et j’aperçois le tapis bleu qui nous dit que l’arrivée est là. Enfin. Je vois des photographes, j’ai une pensée pour Samba qui va me demander où est la photo avec le V de la victoire, comme sur chaque course. Je souris, je lève les bras, le V de la victoire avant de passer la ligne d’arrivée et d’arrêter ma montre. Elle me donne un temps de 3:52:57. Le temps officiel sera de 3:52:52. Moins de 4h. Je l’ai fait. (mon esprit cartésien apprécie ces 52 l’un à côté de l’autre).

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Quarante deux km cent quatre vingt-quinze de course, sans crampes, sans marcher, sans trop de douleurs. Je m’attendais à être plus euphorique en passant la ligne d’arrivée, je suis juste contente d’avoir dompté cette distance mythique dans ces conditions. Je le sais, je suis toujours trop exigeante avec moi même et on ne me changera pas (je sais que dans 20 minutes je vais me dire que j’aurais pu passer sous la barre de 3h50 si j’avais moins joué la prudence mais tant pis).

J’envoie quelques SMS, MP sur Facebook, je demande à un autre marathonien de me prendre en photo avec ma médaille pour la poster sur Instagram. Là je le réalise vraiment : ça y est, je suis marathonienne. Le défi des 42 ans a été relevé et plutôt bien, même ! J’ai une pêche d’enfer alors que je viens de courir 42 km !

Je me dirige vers la sortie après avoir envoyé un SMS à ma copine Cass qui devait se trouver dans le coin mais sans réponse et avec toute cette foule je  décide me diriger doucement vers l’hôtel pour prendre une douche, ranger mes affaires et aller manger un morceau avant de me diriger vers le TGV.

La suite, avec l’équipement, les conseils, etc au prochain épisode …

Mon 1er marathon ou la magie de La Rochelle (Episode 1 : jusqu’à J-1)

Depuis le temps que je cours, je n’avais jamais eu envie de me lancer dans un marathon. La distance, les récits de souffrance que j’ai pu entendre, la vue des coureurs au bout de leur vie sur les courses que j’ai pu voir … Non ça ne donnait pas spécialement envie. Et puis en 2016, j’ai eu 42 ans et j’ai enfin vu une bonne raison de me lancer enfin sur ces fameux 42 kms : 42 ans, 42 km, c’était le moment ou jamais.

Au moment de mon anniversaire en février, je me remettais péniblement d’une périostite qui m’aimait trop pour accepter de me quitter définitivement (elle m’avait quitté en octobre pour revenir en pleurant en janvier, j’ai eu beau lui dire non, elle s’est ré-installée). J’ai quand même couru les 10 km de la Crystal Run en février, j’ai couru tranquillement le semi-marathon de Paris puis les 19 km de l’EcoTrail Paris en mars et cette périostite avait l’air d’avoir enfin disparu. Je me suis donc enflammée toute seule en me disant que j’allais préparer le marathon du Mont St Michel en 2 mois et demi. J’ai envoyé un mail au coach du club et sa réponse a été claire (copié/collé de son email) :

« je pense que ce n’est pas très raisonnable après la blessure et la rechute que tu as eu. Sur une telle distance la rechute n’est pas loin. Concentres toi sur des semi-marathon pour améliorer ton temps et fais un marathon en octobre/novembre. Mais c’est toi qui décide ». 

Bien que très têtue d’habitude, j’ai décidé d’écouter ce sage ; après tout il a une expérience de dingue dans ce domaine et si j’ai rejoint un club de running c’est aussi pour profiter des conseils des coachs.

Je me suis donc concentrée sur mes entraînements, j’ai amélioré mes temps sur des 10 km, fais de belles sorties longues avec l’objectif de préparer un marathon en novembre. J’ai beaucoup hésité sur le choix de mon 1er marathon : Nice-Cannes au début, puis Valencia (ceux qui me connaissent savent que j’adore cette ville) avant de me rabattre sur la Rochelle (un des plus tardifs de la saison).

J’ai préparé ce marathon en essayant d’être la plus sérieuse et rigoureuse possible, je n’ai pas loupé trop d’entrainement avec le club, je me suis fait des sorties longues seules ou avec les copains de running, j’ai testé tous mes produits sur plusieurs sorties pour être sure que tout était validé, j’ai changé certains de mes équipements quand j’ai vu que ça n’allait pas, j’ai essayé de trouver des traitements ou des solutions pour les petits bobos liés au running. Bref, j’ai essayé de ne rien laisser au hasard. Après tout, je ne savais pas trop à quoi m’attendre sur une telle distance donc autant maîtriser parfaitement les autres paramètres.

Bizarrement les semaines sont passées à une vitesse hallucinante, un peu comme les kilomètres de chacune de mes sorties longues. Le mois de Novembre est arrivé rapidement et avec lui le petit carton de retrait de dossard est arrivé par La Poste (1ère fois que ça arrive, d’habitude c’est un simple email). La dernière semaine avant le marathon ne s’est pas non plus annoncée et d’un coup elle était là. Cette semaine décisive où j’avais décidé de faire attention à mon alimentation pour être au top. J’ai aussi commencé à préparer mon équipement, je me suis fait une petite check-list pour ne rien oublier (en ce moment mon cerveau est un vrai gruyère) et le jeudi soir j’ai préparé ma valise : équipement, produits diététiques pour avant, pendant et après le marathon, la fameuse maltodextrine à boire les derniers jours, bref, j’avais tout. C’était nickel.

Le vendredi, je prenais mon TGV pour La Rochelle dans l’après-midi. Le temps annoncé pour le week-end était plutôt bon, je croisais les doigts (des mains et des pieds) pour que ça ne change pas.
Une fois sur place, j’ai pris le temps d’aller déposer mes affaires à l’hôtel avant de me faire une petite ballade jusqu’au lieu de retrait des dossards. J’avais enfin ce fameux dossard entre les mains : n°3525. J’en ai profité pour repérer le lieu de départ et d’arrivée, me renseigner sur les vestiaires avant d’aller faire un petit tour en ville. Pour cette 1ère soirée, j’ai pris l’option « shopping food au supermarché et dîner dans ma chambre devant la dernière saison de Gilmore Girls ». Rien de tel qu’un petit marathon de séries avant un vrai marathon, non ?

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Après une nuit agité (la chambre voisine abrite un bébé qui pleure comme un malade pendant la nuit), nous sommes à J-1. Je me  lève, je fais l’impasse sur la petite session de running des organisateurs du marathon (la « chauffe-gambettes ») que j’avais décidé de faire la veille pour aller me poser devant un petit déjeuner dans un café en attendant ma copine Cass et ses enfants. Il fait un temps de rêve et le même temps est annoncé pour le lendemain. La fin de matinée et le début d’après-midi se passent en leur compagnie avec une petite visite de la ville, ils me raccompagnent à mon hôtel avant de rentrer chez eux et je décide de me poser un peu après cette marche. Mais le « bébé d’à côté » fait encore des siennes 1h plus tard donc je ressort me balader et découvrir les produits locaux (biscuits au sel de Guérande, conserves La Belle-Illoise, etc) et boire un café dans le restaurant « raw food » que je voyais depuis la fenêtre de l’hôtel.

Vers 19h30, je retourne dans le même restaurant que le matin pour leur repas spécial marathon : les sacro-saintes pâtes. Je suis toute seule à la même petite table que le matin, le restaurant est plein de coureurs qui se préparent aussi pour le lendemain et en peu de temps, je me retrouve finalement à leur table, à discuter avec eux, écouter leurs récits de courses et leurs conseils, leur 1ère rencontre des années auparavant sur une course. Deux d’entre eux faisaient là leur 13è marathon de l’année, après Nice-Cannes 15 jours plus tôt et après en avoir enchaîné 2 sur un week-end (42 km le samedi et 42 km le dimanche et Reims et dans la Somme). Les marathoniens purs et durs sont géniaux mais fous !

On se sépare en se souhaitant un bon marathon et je retourne tranquillement préparer mes affaires pour le lendemain avant une bonne nuit de sommeil …

A suivre …

Mes Skechers et moi …

Le « truc pourri » avec les réseaux sociaux quand on fait de la course à pieds, c’est qu’on passe notre temps à admirer les baskets des copains et copines à chaque post ou à chaque photo. Mais « le truc cool » c’est que du coup, ils sont de bons conseils quand on cherche à s’équiper et ils parlent très bien et très objectivement de leurs chaussures.
C’est un peu comme ça que je me suis décidée pour ma paire de Skechers, la chaussure made in Los Angeles : je voyais régulièrement cette marque revenir dans les photos et les posts d’Isabelle et Daniel et du coup on a papoté à ce sujet sur Twitter (ou Twitter devient parfois une nouvelle version des « chatrooms » de ma génération). Après quelques échanges de tweets, je me suis décidée pour les Skechers GoRun Forza pour le long et j’ai attendu impatiemment de les recevoir.

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Une fois la paire arrivée à la maison, j’ai sauté dedans à pieds joints et depuis je ne les quitte plus pour toute mes sorties longues.

J’ai tout de suite aimé la sensation de confort dans cette chaussure : je chausse du 37 en ville et du 38 en running et je suis parfaitement bien dans ce 38. Mon pied ne glisse pas comme dans d’autres baskets. Bref, le chaussant super confortable.

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Au 1er abord, pour les petits gabarits comme moi (1h60 et 49 kg), elle peut paraître un peu lourde mais elle se fait rapidement oublier. Elle offre une super stabilité et un très amorti qui ne sont pas pour déplaire à la sensible des genoux que je suis et les pro de la chaussures disent même que « la semelle intermédiaire avec renfort médian en Resalyte favorise la transition talon-pointe de pied », ce qui réduit les petites douleurs qu’on peut parfois ressentir à ce niveau quand la chaussure manque de souplesse.

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Bref, c’est une chaussure confortable, avec une bonne stabilité et un très bonne amorti en plus d’être très réactive et polyvalente. Hé oui, vous pensez bien que j’ai aussi testé des petits footings et du fractionné avec et j’ai même couru les 10km du Triathlon de Chantilly avec (elles en gardent d’ailleurs un souvenir poussiéreux).

Ces GoRun Forza ont donc été testées et approuvées pour le long et seront donc de la partie pour mon 1er marathon dans quelques semaines. Il ne me reste plus qu’à finir ma préparation, choisir le reste de ma tenue et je serais (presque) prête pour ce nouveau challenge !

PS : on me dit dans l’oreillette que ce modèle est actuellement soldé chez Univers-Running. Foncez, ils sont super fiables et les commandes sont expédiées plus vite que l’éclair !

S’équiper pour courir la nuit

Les journées sont de plus en plus courtes et bientôt va se poser la question de : comment s’habiller pour courir quand il fait nuit. Courir de nuit implique qu’il faut rester visible et éclairer sa course en même temps, surtout si on court dans des endroits peu éclairés.

En même temps, il ne faut pas que les accessoires pour éclairer et être visible soient trop encombrants sinon ça peut vite être désagréable.
Voici donc une petite sélection des accessoires qui m’ont paru sympa et malin cette saison :

  • Chez Kalenji : bonnet de running Retro-réfléchissant, pour se protéger du froid. Avec son système d’attache au dos, on peut venir clipser une lumière de Running Kalenji.
    Bonnet : 7,99€ (vendu sans lumière)
    Lumière : 4,99€

Bonnet visible la nuit + led kalenji

A fashion look from October 2016

  • Chez Wowow, on n’a que l’embarras du choix côté accessoires pour la nuit.
    Les gants (2) pour se protéger du froid, dotés de zones réfléchissantes sur le dessus et du tissu « touch-screen » pur naviguer sur son smart-photo sans avoir à les enlever : en vente à 19.99€ ici.
  • Le magnet à LED (4) à fixer sur ses vêtements, son sac, son bonnet ou sa casquette grâce à ses 2 aimants. Dotés de 4 LED puissantes, d’un extérieur imperméable, il a une autonomie de 50h. En vente à 8.99€ ici.
  • Le brassard à enrouleur rétro-réfléchissant : à mettre autour de son bras ou de sa cheville pour rester visible. En vente à 3.95€ ici.

lampe-frontales-running-the-sporty-family

  • Chez Décathlon, la lampe torsale « Run light » permet de varier un peu pour ceux qui ne sont pas fans des frontales. Avec sa position sur le torse, elle permet d’éclairer à 20m juste devant, sur 5m de large. (39.99€). Evidemment, cette lampe peut également s’utiliser en complément d’une frontale pour les courses de nuit en pleine nature, nécessitant encore plus d’élairage.
  • Chez Petzl, on a l’embarras du choix pour ce qui est des lampes frontales : il y a des modèles dans toutes les puissances et toutes les gammes de prix, jusqu’au modèle connecté qui peut être « piloté » depuis une application sur smartphone.

Evidemment, tout cela vient s’ajouter aux empiècements et bandes rétro-réfléchissantes habituellement présents sur le vêtements de running mais souvent insuffisant.
Pour ma part, je ne sors jamais sans une frontale quand il fait nuit car je cours régulièrement dans des zones peu éclairées. Quand je cours en ville, je me contente d’un brassard rétro-réfléchissant et du bonnet avec la petite lampe LED, largement suffisant.

Et de votre côté, quels sont vos indispensables la nuit ?

Courir en toute sécurité avec Strava

Quand on fait du sport à l’extérieur, qu’on soit un homme ou une femme, on se pose régulièrement la question de la sécurité : comment prévenir ses proches en cas de problème, comment être géolocalisé facilement en cas d’accident, etc. Cette question revient encore plus à chaque fois que la presse relaie l’histoire d’un trailer porté disparu, d’une joggueuse victime d’une agression, etc.
A la maison, c’est un sujet qui revient régulièrement, je pars souvent courir seule en lançant au mari et aux enfants un « si je ne suis pas de retour dans 1h, appelez la police » sur le ton de la blague. Mais il n’empêche que je n’ai pas encore trouvé de solution qui pourrait me rassurer complètement.

Et c’est là que la nouvelle fonctionnalité de Strava appelé « Beacon » arrive et permet de partager sa position en temps réel avec ses proches ou ses contacts.

Si vous ne connaissez pas cette application, sachez que Strava (dispo gratuitement sur IOS et Android) est un peu le réseau social des sportifs : on peut enregistrer nos données de courses, vélo, etc, on peut participer à des challenges, suivre des gens qui font les mêmes activités, partager nos perf, commenter celles des autres, ajouter des photos à chaque activité, etc. Bref, c’est une de mes applications chouchou car elle est plutôt bien pensée, permet d’avoir accès à un certains nombre d’information sur les activités et est ultra simple à utiliser. Si vous n’avez pas encore cette application, je ne peux que vous la recommander !

securite-beacon-strava-the-sporty-familyLe fonctionnement de Beacon, la nouvelle fonctionnalité de sécurité, est simple :  il suffit de configurer la fonctionnalité en appuyant sur l’icône Beacon se trouvant sur l’écran d’enregistrement d’une activité. Une fois Beacon activé, on peut sélectionner jusqu’à trois contacts de sécurité, qui recevront un SMS avec une URL unique au début de l’activité. Ils peuvent ainsi cliquer sur l’URL pour nous suivre sur une carte en temps réel, sans qu’ils aient besoin d’un compte Strava.

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Le petit détail qui fait la différence : ces contacts voient aussi le niveau de charge de notre batterie !
D’une fois sur l’autre,  Beacon enregistre les paramétrages précédents ce qui évite de le reconfigurer à chaque sortie.

Cette fonctionnalité Beacon est donc disponible dès maintenant pour les membres Strava Premium, avec une version Strava v4.22.00 ou ultérieure.

Petits rappels pour bien profiter de Beacon : il faut avoir un compte Premium pour y avoir accès et il faut donc utiliser Strava  comme tracker pour chaque sortie et ne pas se contenter de transférer les données de sa montrer (par exemple).